Spurs ou Thunder, quel est le meilleur adversaire pour les Knicks en Finales NBA ?
Le 29 mai 2026 à 17:35 par Jules Bousquet

Les Knicks sont en Finales NBA pour la première fois depuis 27 ans, et connaîtront leur prochain adversaire au terme d’un Game 7 épique samedi soir entre Thunder et Spurs ! Mais la vraie question est maintenant la suivante : mieux vaut-il affronter les Spurs de Victor Wembanyama ou le Thunder de Shai Gilgeous-Alexander ? Les deux options font mal, mais l’une fait peut-être un peu moins mal que l’autre…
Soyons honnêtes : les Knicks n’ont pas fait dans la dentelle. 11 victoires consécutives en Playoffs, une marge de victoire moyenne de plus de 23 points par match, et des adversaires éliminés les uns après les autres comme si New York faisait un tri dans son placard.
Quand faut finir la série, les Knicks c’est violent.
140-89 face aux Hawks
144-114 face aux Sixers
130-93 face aux Cavs pic.twitter.com/FWV4JEYkNX
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) May 26, 2026
D’abord les Hawks, puis les 76ers expédiés en quatre matchs, et enfin les Cavaliers balayés 4-0, eux aussi, en Finales de Conférence Est. Le tout avec une attaque qui tourne à plein régime : les Knicks mènent toutes les équipes de ces Playoffs en pourcentage aux tirs, en pourcentage à trois points et en passes décisives par match. La circulation du ballon est fluide, le partage du jeu est au rendez-vous, et l’ensemble ressemble davantage à une équipe de basket bien huilée qu’au groupe parfois brouillon qu’on a connu parfois cette saison.
Cerise sur le gâteau : New York aura pu profiter d’un temps de repos monumental au cours de cette post-season et aura eu tout le loisir de regarder le Thunder et les Spurs se taper dessus à l’Ouest. Le vrai luxe n’est pas tant le repos en lui-même (le finaliste de l’Ouest aura quand même trois jours avant le Game 1, ce qui reste correct en NBA) mais plutôt d’arriver en Finales sans blessures supplémentaires, à l’image de Mitch Robinson qui aura eu le temps de se faire opérer de son doigt cassé et d’être tout de même prêt pour le Game 1 des Finales. Et ça, ça n’a pas de prix.
Pour rappel, les Knicks n’ont plus été en Finales depuis 27 ans, et n’ont plus de titre depuis 53 ans. Autant dire que la pression est là, mais le groupe aussi.
New York’s next stop: The NBA Finals 🗽
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Game 1 of the NBA Finals: Wed., June 3 at 8:30pm/et on ABC. pic.twitter.com/K2QgnIAlb4
— NBA (@NBA) May 28, 2026
Saison régulière : ce que les chiffres nous disent
Avant de rêver trop loin, rappelons quelques réalités de la saison régulière, sans en faire une bible non plus… les Playoffs, c’est une autre histoire.
Face au Thunder, c’est simple : les Knicks ont perdu leurs quatre confrontations cette saison, avec un écart moyen de 12 points… pas flatteur. Oklahoma City les a dominés à chaque fois, et cette version des Knicks n’a jamais vraiment trouvé la solution face à ce groupe.
Face aux Spurs, c’est plus nuancé. En incluant la NBA Cup, New York affiche un bilan de 2 victoires pour 1 défaite contre San Antonio cette saison. Rien de miraculeux non plus et les Spurs d’aujourd’hui valent largement mieux que ceux de l’époque. Mais au moins, l’état d’esprit est différent car les Knicks savent qu’ils peuvent battre cette équipe.
Ce qui peut donner du fil à retordre aux Knicks
Ne vous y trompez pas : les deux équipes qui se disputent l’Ouest sont des monstres offensifs et défensifs.
Oklahoma City a terminé la saison régulière avec un rating défensif de 106,5, personne dans la ligue ne force plus de turnovers ni plus de tirs contestés par match. Et ce n’est pas que des stats : le Thunder n’a aucun maillon faible défensivement. Alex Caruso peut défendre sur Brunson une possession, puis switcher sur Towns la suivante. Difficile de trouver un joueur à cibler, contrairement aux Harden, Embiid ou McCollum croisés en chemin.
Offensivement, tout tourne autour de Shai Gilgeous-Alexander, double MVP en titre. Et le problème avec SGA, c’est qu’il n’est ni aussi statique que Harden, ni aussi petit que Maxey et il est presque aussi grand que Mikal Bridges, avec une vivacité de balle déconcertante. Et derrière lui, une équipe qui tourne à 37 % à trois points dans ces Playoffs, avec six joueurs de rotation au-dessus de 36 % en saison régulière… le Thunder sait aussi ce que c’est que de gagner un titre, et cette sérénité se voit sur le terrain.
The 3-point brick vs the Knicks this postseason has been something else
Hawks: 31.2% (ranked 5th in regular season, 37.1%)
76ers: 31.3% (34.9% 3s, ranked 23rd)
Cavaliers: 28.9% (36% 3s, ranked 13th)
Spurs: 35.9% 3s (ranked 15th)
Thunder: 36.5% 3s (ranked 9th)
— Law Murray 🏴☠️ (@LawMurrayTheNU) May 26, 2026
San Antonio, c’est un autre style de cauchemar. Victor Wembanyama est un phénomène : il protège le cercle, dissuade les tirs de routine et transforme à lui seul les possessions offensives adverses en Rubik’s Cube à 12 lignes par face. Il a également à ses côtés l’un des tout meilleurs défenseurs extérieurs de la ligue, et ne négligeons pas évidemment l’impact offensif de Victor qui est tout simplement monstrueux et qui pourrait bien manger tout cru un Karl-Anthony Towns parfois trop passif. D’autant plus que les aides défensives new-yorkaises ne sont pas du niveau de celles du Thunder, ce qui pourrait se transformer en autoroute pour les Texans. Les Spurs ont également bien shooté à trois points dans ces Playoffs et ont clairement élevé leur niveau.
Là où les Knicks peuvent faire la différence
Bon, les Knicks ne se sont pas retrouvés en Finales par hasard. Voilà ce qu’ils ont dans la besace.
L’attaque, d’abord. On l’a dit, elle a été stratosphérique dans ces Playoffs : meilleur pourcentage aux tirs, meilleur pourcentage à trois points, meilleure circulation de balle parmi toutes les équipes encore en lice. Face aux défenses de l’Est, ça a été un carnage. Ça sera forcément plus compliqué contre Thunder ou Spurs, mais le niveau de base est très élevé.
L’expérience, ensuite. New York n’a peut-être pas gagné de titre depuis 53 ans, mais ce groupe a accumulé une quantité déraisonnable de matchs à enjeu. Jalen Brunson, Mikal Bridges, Karl-Anthony Towns… ces gars-là savent gérer la pression. Les Spurs, eux, découvrent tout ça pour la première fois. Cette inexpérience finit toujours par se payer à un moment ou un autre.
Alors, Spurs ou Thunder : qui New York préfère affronter ?
La réponse honnête, soyons clairs, c’est les Spurs. Wembanyama est un extraterrestre, la jeune garde est impressionnante (Dylan Harper l’a encore prouvé dans ce Game 6), et San Antonio a surpris tout le monde cette saison. Mais voilà, les Spurs vivent leurs premiers grands frissons de Playoffs, ils naviguent en eaux inconnues, et ça finit toujours par se voir quand la pression monte vraiment. Alors, on vous l’accorde, pour l’instant la pression elle est plutôt liquide et gazeuse à San Antonio… et rien ne nous assure vraiment que cela va changer (surtout avec un être supérieur aussi mature en tant que leader… sensei Victor), mais il faut garder en tête que l’expérience peut jouer.
Il n’y a donc AUCUN PIVOT dans l’histoire de la NBA qui a mis plus de points que Wemby pour son premier run de Playoffs donc écoutez tout va bien.
Jokic et Kareem en ont mis 352, LeBron 400 et Boris Diaw (!!) 374 mine de rien avec les Suns ! https://t.co/PCFBU70sdK
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) May 29, 2026
Le Thunder, lui, c’est une tout autre histoire. SGA est probablement le joueur le plus difficile à stopper en ce moment, la profondeur d’effectif est la meilleure de la ligue, la défense est quasi imperméable, et Oklahoma City sait exactement comment gagner un titre. Les quatre défaites des Knicks contre eux cette saison ne sont pas un hasard. Donc oui, si t’es les Knicks, tu espères secrètement que Wembanyama et ses copains fassent le boulot à l’Ouest.
Pas parce que San Antonio est une équipe facile (loin de là… et les Texans pourraient même sweeper les Knicks que ça ne choquerait pas tant que ça) mais parce qu’un jeune groupe qui joue ses premières Finales, même avec un monstre dans son cinq, ça reste plus prenable qu’une machine huilée, aguerrie et motivée comme Oklahoma City (avec un monstre dans son cinq aussi qui plus est).
Verdict, les Knicks n’ont certainement pas de préférence entre la peste et le choléra mais puisqu’une des deux équipes passera, les Spurs sont sûrement un « moins mauvais » parti que le Thunder. Mais, dans tous les cas, attachez vos ceintures parce que ça va swinger.
