Lakers

Les Lakers ont fini par assumer : énorme victoire face à de grands Warriors, c’était pas le play-in, c’était les Playoffs !

Tout simplement épique !

Source image : NBA League Pass

On a longtemps cru que les Lakers allaient devenir la risée de tout un pays. Mais non, les champions en titre ont fait respecter leur statut en deuxième mi-temps pour parachever un succès permettant à Los Angeles de 1. aller en Playoffs et 2. y retrouver les Suns. Vu l’intensité du match que LeBron James voulait à tout prix éviter, on en redemande et la série Suns – Lakers s’annonce d’ores et déjà grandiose.

La petite boxscore, c’est par ici

Alors on fait des plans sur la comète, des pronos en expliquant que le roster des Lakers est plus complet et équilibré que celui des Warriors. Sauf que ce sont bien nos amis de San Francisco qui commencent fort le match le plus hype de la courte histoire du play-in tournament, avec un +11 (4-15) d’entrée. C’est Andrew Wiggins qui prend ses responsabilités et non Stephen Curry, enfin pour l’instant. Eh, pas d’accusation de partialité et de #TeamLeBron parce que King James n’est pas (encore) non plus dans son assiette. Au scoring en tout cas parce que malgré ses 6 petits points, le numéro 23 essaye de se décupler au rebond et à la passe. Le chauve Laker du premier acte est plutôt Alex Caruso avec 12 points à 5/5 en 14 minutes seulement sur le parquet. Solide, le type. Mais tu sais que quand Draymond Green – pire ennemi d’Anthony Davis en début de match – négocie toutes les décisions avec l’arbitre, c’est que le bonhomme est motivé et va te faire mal. Oh le circus shot +1 de Chef Curry sur Kyle Kuzma et ça fait 19-25. On a bien l’impression que le gars est en train de se chauffer lentement mais sûrement. Il y aussi Juan Toscano-Anderson, une des belles histoires de cette saison, qui est en jambes et plante un joli tir primé en faisant chut du doigt à la caméra. Côté Angelinos, le gros problème est que Dennis Schroder et Kentavious Caldwell-Pope ne savent pas faire une passe à l’intérieur à Anthony Davis, ce qui complique évidemment la tâche de remontada. On pardonne Schroder parce qu’il est de retour de son confinement, donc paumé niveau repères. Mais compter sur Caruso dans le corner pour envoyer la co-meilleure franchise all-time en Playoffs, ça n’apparaît pas forcément comme une bonne idée sur le long terme. Surtout quand Curry plante en prise à deux un back-to-back de 3-points et qu’on se retrouve à 35-46 pour les Dubs. Son buzzer à la mi-temps envoyé depuis la tribune va encore faire le tour du monde, soit une soirée classique pour le meilleur shooteur de tous les temps. Une chose est sûre, les Warriors établissent un pressing grandeur nature durant toute la première période, ce que ne font pas les Lakers, et cet étouffement nord-californien est à l’image du bandeau de Caruso, foutu à l’autre bout de son crâne lorsque ce dernier tente de passer la frontière. 1/7 pour LBJ, 2/12 pour Davis et 1/9 pour Schroder, la pause s’impose car ces stats donnent presque la nausée.

On attendait au moins ça du retour des vestiaires : un LeBron qui passe en mode donnez-moi la gonfle, je pose le jeu et on arrête les bêtises. Schroder y va aussi de son tir du parking, ce qui signifie enfin qu’il est en capacité de régler la mire, et dans le même temps de ramener les Lakers à -1 (56-57). En face, ça enchaîne les turnovers et les mauvaises décisions sous la pression de la défense des champions en titre. Mais Warriors en difficulté ? Curry qui rate un lay-up ? Pas de problème, il y a Kevon Looney qui se bat pour être à la claquette (60-69). On n’aurait jamais pensé écrire ça mais Wesley Matthews répond à Curry de loin, avant une séquence patron du Unibrow : contre sur Green et 2+1 en prise à deux. La dernière minute du troisième quart est épique avec LeBron qui plante dans le corner sur Wiggins, Steph qui lui explique dans la foulée que c’est son domaine et AD qui claque un gros tomar permettant aux LAL de revenir à 77-79. Nothing but respect entre James et Curry quand le premier cité fait lever le Staples Center en prenant l’avantage au score et quand le deuxième applaudit depuis le banc, l’occasion peut-être de le remercier pour son militantisme par rapport au trophée de MVP. Et Lakers malins = Lakers qui commencent à jouer intelligemment les fautes offensives, les Warriors tombent dans le panneau avant que Davis ne plante à mi-distance. Mais le numéro 30 d’Oakland continue ses bêtises et enchaîne primé contesté et lay-up improbable. Schroder en a marre et se dit qu’il en a encore pour huit minutes. Los Angeles continue malgré tout de n’être jamais loin au tableau d’affichage, agaçant au fur et à mesure les hommes de Steve Kerr. Une des images de la soirée : Green râle de voir Davis marquer à 3-points et ce dernier lui passe devant tout sourire. Qui a dit que le trashtalking nécessitait d’ouvrir la bouche ? On en arrive à un 93-93 qui dure aussi longtemps que le premier confinement. Mais Draymond Green, toujours encore lui, intercepte, contre et ouvre des opportunités pour ses coéquipiers, le commentateur d’ESPN ne peut donc que le qualifier de great great decision maker. Ça c’est le bon côté de Draymond Vert, qui a ensuite lâché une grosse faute sur LeBron James pour éviter un panier facile. LBJ voit donc flou et ne peut… oh wait. À 100 partout, on se retrouve à la toute fin de la possession violette et or et au buzzer des 24, le kid from Akron décide alors de prendre un tir depuis le jardin de la Maison-Blanche : switch sur la tête de Curry et game winner.

Quand tu commences un match en mode Joe Biden qui tombe dans les escaliers de son jet et que tu le termines en mode Bernie Sanders posé sur sa chaise avec ses moufles. Ce fut en effet laborieux mais on a assisté à une vraie deuxième mi-temps digne des Playoffs. Les Lakers se sont réveillés pour assurer l’essentiel, au terme d’un match épique qui nous chauffe plus que jamais pour la postseason.

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