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Le play-in tournament, pour ou contre ? Cinq raisons qui font du play-in la meilleure idée du siècle

Stephen Curry

Le play-in, c’est la vie !

Source image : YouTube

C’est l’un des plus gros débats qui animent l’actualité NBA à l’approche des Playoffs. Le play-in tournament, vous êtes plutôt pour ou contre ? Entre, d’un côté, une fin de saison régulière palpitante grâce au play-in, et de l’autre, les critiques de LeBron James ou Luka Doncic, il y a des arguments pour chaque point de vue. Et ça mérite bien qu’on s’y penche sérieusement, en commençant par les cinq raisons qui font du play-in tournament la meilleure idée du siècle. 

  • Parce que la saison régulière est intéressante jusqu’au bout et à quasiment tous les étages 

On ne va pas se mentir. Souvent, dans le format classique sans play-in tournament, la fin de la saison régulière manquait un peu d’intérêt. Entre les équipes qui n’avaient plus rien à jouer car éliminées de la course aux Playoffs, celles qui faisaient souffler leurs titulaires quand les places de PO étaient déjà connues ou que la qualification était acquise, y’avait de quoi s’ennuyer un peu en dehors des dernières batailles. Aujourd’hui ? Impossible de s’ennuyer. À quasiment tous les étages, il y a de l’enjeu.

Au sommet, les équipes veulent évidemment terminer avec le meilleur spot possible. On a une course à trois sur le podium de l’Est (Sixers, Nets, Bucks), et un duel entre Utah et Phoenix pour la première place de l’Ouest tandis que les Clippers et Denver se disputent la troisième place. Ensuite, dans chaque conférence, on a plusieurs équipes qui veulent absolument éviter le septième spot, synonyme de play-in et potentiellement dangereux par rapport à une qualif’ en Playoffs. Les places 4-7 restent à définir à l’Est entre les Knicks, les Hawks, les Celtics et le Heat (seulement deux matchs séparent ces quatre équipes), idem à l’Ouest pour les spots 5-6-7 entre les Mavericks, les Lakers et les Blazers. Ces équipes-là doivent assurer en cette fin de saison et certains matchs nous donnent déjà l’impression d’être en Playoffs. C’est pas beau ça ? Au sein même des spots 8-10, on a également une course pour choper la huitième place, qui offre deux chances pour se qualifier en Playoffs au lieu d’une, tandis que le dixième vise évidemment la neuvième place pour avoir l’avantage du terrain dans son match de play-in. Enfin, étant donné que la dixième position peut potentiellement représenter une porte d’entrée pour jouer les Playoffs, on a aujourd’hui des équipes comme Chicago et Toronto à l’Est, ou New Orleans et Sacramento à l’Ouest, qui continuent de jouer alors qu’elles sont onzièmes ou douzièmes du classement. Quelque part, cela permet donc aussi de lutter contre ce fléau qu’est le tanking, même si ça n’empêche pas le Thunder de suivre la méthode Sam Hinkie.

  • Parce que les matchs de play-in nous promettent des moments épiques

Les matchs à élimination directe, franchement y’a rien de mieux. On adore tous la tension d’un Game 7, où défaite est synonyme de fin de saison et victoire de qualification, même si techniquement les équipes classées aux places 7 et 8 possèdent deux chances pour se qualifier en Playoffs. En tout cas, on aura de gros matchs à enjeu entre le 18 et le 21 mai prochain. Des matchs à l’ambiance March Madness, avec potentiellement des surprises, des belles histoires et surtout des duels de feu. On se rappelle de l’opposition de l’an dernier dans la bulle entre les Blazers et les Grizzlies, un match exceptionnel où C.J. McCollum avait crucifié les Oursons d’un très grand Ja Morant dans le money time. On ne dit pas non à une revanche. Préparez-vous car y’a moyen de revivre ce genre de moments, surtout si on a des mecs comme Damian Lillard et Stephen Curry qui se croisent. Et imaginez un seul instant un… Lakers – Warriors pour une place en Playoffs, Mamma Mia !

  • Parce que ça implique encore plus les fans

L’inventeur du play-in tournament l’a dit, « l’objectif est de donner à plus d’équipes, plus de marchés, plus de fans l’impression qu’ils ont encore quelque chose à jouer ». Cela rejoint notre premier point mais si l’on se met spécifiquement dans le costume de fan, on aura plus tendance à suivre la fin de saison de notre équipe fétiche si les matchs de cette dernière possèdent un enjeu, peu importe si c’est pour éviter le play-in ou au contraire pour rentrer dedans. Et si l’intérêt des fans est présent, c’est forcément une bonne chose pour la santé financière de la NBA car les audiences TV sont évidemment plus importantes. Selon le responsable du play-in Eric Wasch, ces dernières ont augmenté de 25% en avril par rapport au mois de mars. Si le play-in tournament n’est sûrement pas la seule raison à ça, la Ligue peut tout de même dire merci à son nouveau concept.

  • Parce que ça donne encore plus de sens à la trade deadline

La trade deadline représente chaque année un véritable événement car c’est la dernière opportunité pour réaliser des transferts pouvant faire la différence en vue de la deuxième partie de saison. Habituellement, on peut dégager deux familles de franchises : celles qui vendent (qui veulent reconstruire ou changer de direction) et celles qui achètent (qui veulent se renforcer). Désormais, avec le play-in tournament et donc une plus grande possibilité de participer aux Playoffs, de plus en plus d’équipes peuvent se retrouver dans le camp des acheteurs afin d’augmenter leurs chances, d’autant plus que la NBA a apporté des modifications à son système de Draft Lottery pour dissuader les équipes de tanker. Ce déséquilibre peut potentiellement limiter les transferts, mais certaines franchises peuvent aussi décider de faire des gros coups même si elles sont mal embarquées au classement.

  • Parce que ça peut sauver une équipe plombée par des circonstances défavorables

Chaque année ou presque, on voit des équipes plombées par des blessures, des absences ou toute autre circonstance défavorable. Cela fait partie du jeu mais grâce au play-in tournament, ces équipes-là ne sont pas complètement condamnées et peuvent toujours viser les Playoffs. Un exemple ? Il suffit de regarder les Wizards cette année. Entre les bobos de Russell Westbrook en début de saison (entre autres) et le COVID qui a décimé l’équipe de la capitale au mois de janvier (six matchs de suite reportés, la moitié de l’équipe dans le protocole sanitaire, impossibilité de s’entraîner…), les Sorciers ont démarré de manière cata (bilan de 3-12 fin janvier), avant de redresser la barre de façon spectaculaire grâce au retour en forme de Russ et un COVID enfin parti. Avec le play-in, Washington est aujourd’hui plus que jamais en course pour décrocher une place en Playoffs, les hommes de Scott Brooks étant dixièmes de l’Est avec 31 victoires pour 36 défaites. On a ainsi l’impression que le play-in permet de rééquilibrer un peu les choses en donnant une opportunité à une équipe comme les Wizards, qui montre aujourd’hui qu’elle mérite bien mieux que sa place actuelle (bilan de 14-4 sur les 18 derniers matchs). Et cela a encore plus de sens dans une saison comme celle qu’on est en train de vivre, où le COVID a foutu un beau bordel, avec des équipes plus touchées que d’autres.

Alors, convaincu ? Oui ? Non ? Si vous êtes toujours dans le camp des sceptiques, pas de problème on a aussi pensé à vous. Par ici pour les cinq raisons qui font du play-in la… pire idée du siècle, parce qu’il y a aussi des arguments dans l’autre sens. 

Le play-in tournament :

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