Mitch Johnson dans le viseur : des choix qui coûtent cher aux Spurs

Le 06 juin 2026 à 12:47 par Jules Bousquet

mitch johnson
Source image : YouTube

Le Game 2 des Finales NBA entre les Spurs et les Knicks s’est joué sur une fin de match très serrée, mais surtout sur une série de décisions et de « non-décisions » côté San Antonio qui sont largement discutables. Entre gestion des temps-morts, utilisation de Victor Wembanyama et choix très controversés, Mitch Johnson se retrouve au centre de l’analyse.

En toute fin de match, avec 40 secondes à jouer, les deux équipes sont à égalité (104-104) et les Spurs décident de tenter un 2-for-1 après un temps-mort. Dans l’idée, l’intention est classique en NBA : maximiser le nombre de possessions restantes… et puis 40 secondes au chrono, ça laisse quand même 15 bonnes secondes pour mettre un système en place et récupérer la dernière possession derrière.

Mais l’exécution, elle, pose problème. La possession débouche sur un tir à mi-distance de Victor Wembanyama pris sans création, sans réel avantage sur l’adversaire, et le tir ne rentre pas.

Não curti muito esse 2 for 1 do Spurs não… pic.twitter.com/vPgr5Mchw9

— NBA do Povo 🏀🇧🇷 (@NBAdoPovo) June 6, 2026

La séquence a surtout laissé une impression de précipitation. Le temps-mort, censé organiser le jeu, a finalement débouché sur une possession stérile… de quoi se demander ce que les mecs se sont dit pendant le temps-mort (en espérant que ce ne soit pas le système mis en place par Mitch Johnson, parce que sinon, eh bah c’était bien pourri !).

Une attaque en perte de contrôle

Sur l’ensemble du match, les Spurs ont connu plusieurs séquences offensives difficiles, notamment sur le deuxième et troisième quart-temps. Le jeu des Texans est devenu plus statique, les possessions plus individuelles et la circulation de balle moins fluide. Face à une défense des Knicks plus stable et plus disciplinée, San Antonio a perdu progressivement en efficacité et en continuité.

La première mi-temps de Victor Wembanyama, notamment, illustre une vraie limite côté Spurs. Le Français a terminé la première période avec seulement 4 tirs tentés… et même son coach, Mitch Johnson, a reconnu la dinguerie après la rencontre :

« Je dois m’assurer qu’il y ait des situations où le ballon lui parvienne. Mais il doit aussi veiller à ne pas compter uniquement là-dessus pour obtenir des tirs. Quatre tirs en une mi-temps à ce niveau, ce n’est pas acceptable »

Mitch Johnson on why it was so difficult for Wembanyama to get involved offensively in the first half:

« I have to make sure that there’s environments that the ball finds him. I think he’s got to make sure that he can’t rely on that to get shots as well..

But yeah 4 shots in the… pic.twitter.com/W19jgUY14L

— Wemby Alien Era (@WembyAlienEra) June 6, 2026

Le constat est double : d’un côté, Victor est peu servi dans des zones favorables. De l’autre, il ne parvient pas toujours à imposer suffisamment sa présence offensive dans le jeu… et ça, messieurs, dames c’est aussi le taf du coach !

Le moment clé : le turnover de Wemby en fin de match

Dans les dernières possessions, alors que le score est à égalité 104 partout, Wemby capte un rebond après un tir manqué de Jalen Brunson. Il reste environ 13 secondes à jouer et, au lieu de temporiser, il tente de relancer immédiatement. Il envoie une passe à un Stephon Castle occupé à tout sauf à regarder le ballon et, dans une action mal maîtrisée, Brunson récupère le ballon, obtient la faute et donne l’avantage aux Knicks. Cette séquence devient le tournant du match.

Je veux absolument pas excuser Wemby, sa perte de balle est HORRIBLE et c’est clairement SON erreur.

Mais si t’es Mitch Johnson, tu penses pas à prendre un temps-mort après le raté de Brunson ?!pic.twitter.com/xAoIV5XDrI

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 6, 2026

Mais, bien que Wemby soit clairement fautif sur le coup, c’est la décision de Mitch Johnson qui pose aussi question. Après le tir manqué de Brunson, il choisit de ne pas prendre de temps-mort et laisse jouer la possession. Pourquoi ?

L’idée est de profiter du désordre et d’éviter de remettre une défense des Knicks en place, ce qui peut se comprendre. Mais en réalité, San Antonio se retrouve dans une situation mal contrôlée, sans structure claire sur la relance. Et pour une équipe jeune, qui fait face à une situation inédite, dans un money-time enflammé en Finales NBA, c’est là qu’un temps-mort aurait fait du bien ! Ça aurait permis aux mecs de souffler, de sécuriser une remise en jeu et d’organiser une dernière possession. Et au pire, en cas de shoot raté, il y a prolongation.

Ce n’est pas la première fois que Mitch Johnson décide de laisser jouer au lieu de prendre temps-mort : souvenez-vous de la défaite face aux Wolves dans le Game 1 des demi-finales de conférence Ouest.

Les Spurs avaient encore un temps-mort sur la dernière possession. Mitch Johnson a préféré ne pas l’utiliser :

« J’avais l’impression qu’ils (Wolves) n’étaient pas bien organisés et qu’on avait assez de temps pour remonter le ballon et tenté un tir… Je n’ai rien à redire sur… https://t.co/CfHEX0PsjE

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) May 5, 2026

Mitch Johnson : le plafond atteint ?

Bref, à ce moment-là du match, le plan de Mitch Johnson reposait sur une logique simple : accepter une part d’incertitude pour espérer créer une opportunité rapide. Le problème est que le chaos a davantage profité aux Knicks qu’aux Spurs sur cette séquence. Et dans une fin de match serrée, l’absence de cadre clair sur la possession a pesé lourd.

Au final, entre une utilisation irrégulière de Victor (et là non plus, ce n’est pas la première fois), une attaque en difficulté sur plusieurs séquences importantes et une gestion des temps-morts qui commence à devenir problématique, Mitch Johnson porte une part importante des responsabilités dans cette défaite des Spurs.

Réaction obligatoire attendue au Game 3 (allô, Pop ?).


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