Wizards

Washington Wizards, le bilan 2021-22 : un début de saison magique, avant le terminus tragique et une fin bordélique

Bilan Washington Wizards 2021-22

Tout ça à cause d’un bus

Source image : montage trashtalk

Dans la vie généralement les choses évoluent, mais certaines restent figées dans le marbre comme les Wizards et la malchance. Pourtant on a cru au début de saison que la capitale revenait sur la carte NBA. Mais les mauvaises habitudes sont toujours difficiles à oublier. Ascenseur émotionnel, blessures, contrat max, trades hasardeux et histoire de bus, bienvenue dans la saison 2021-22 des Washington Wizards. 

CE QUE TRASHTALK AVAIT ANNONCÉ

En pré-saison, on ne savait pas exactement sur quel pied danser. Les Wizards signaient un nouveau coach, Wes Unseld Jr., et envoyaient Russell Westbrook aux Lakers en échange de Montrezl Harrell, Kyle Kuzma et Kentavious Caldwell-Pope. Nous étions donc dans le flou. Leur saison pouvait être à l’image de l’effectif sur le papier, plutôt modeste malgré une profondeur pas dégueu, comme surprenante à l’instar des Knicks 2021. Il faut dire que la répartition des postes n’aidait pas à se positionner avec de nombreux forwards/intérieurs et une pénurie de guards. Nous préférions modérer nos attentes et les placer onzièmes de la Conférence Est avec 32 victoires.

CE QU’IL S’EST VRAIMENT PASSÉ

La saison 2021-22 des Wizards commence sur les chapeaux de roues. Un peu comme une énigme au milieu de cette Conférence Est pourtant très compétitive sur le papier, Washington a su profiter du faible début de saison des Hawks, des Celtics, des Pacers, des Knicks ou des Raptors. Tout le monde est dithyrambique et est impressionné par le niveau collectif de cette équipe (surtout en… défense), le tout avec un Bradley Beal seulement en préchauffage. On se dit que Wes Unseld Jr. a trouvé la solution et que les Wizards sont partis pour être la darling de l’année en plus d’être un futur candidat sérieux pour les Playoffs. Mais ça, c’était lorsqu’ils étaient quatrièmes de l’Est et que la vie était en rose. Parce qu’on ne le savait pas encore, mais un bus allait s’écraser sur la capitale.

25 novembre 2021. TrashTalk lance la première de l’Addition sur Twitch. L’émission se passe bien jusqu’au moment où on évoque les Wizards dans la section « Panic Meter ». Le reste fait partie de l’histoire.

« C’est un peu ce personnage de fiction que l’on connaît tous, le mec qui n’a jamais de chance et d’un coup en une semaine il rencontre la femme de sa vie et gagne au loto. Tu sens que ça va mal finir. À la prochaine page, il se prend un bus ! »

Vous vous rappelez peut-être de Paul le Poulpe en tant que divinateur, nous, nous avons Simon. En effet, à partir de ce moment là, les Wizards commencent leur descente aux enfers. D’abord, tout doucement avec un bilan moyen de cinq victoires pour huit défaites sur le mois qui suit. Puis, un vilain win/loss record de 14 victoires pour 24 défaites jusqu’au All-Star Break. Cependant, des phénomènes autres que le destin expliquent cette chute. En premier lieu, un Bradley Beal pas au rendez-vous. Celui qui en 2021 était deuxième meilleur scoreur de la NBA, avec un jeu phénoménal et que l’on voyait la tête dans les chaussettes à cause de l’accumulation des défaites, a cette année déçu. Déçu parce que plus assez de production statistique. Déçu parce que blessé à la mi-saison indéfiniment. Déçu parce que peut-être plus préoccupé par son contrat max qui l’attend à la fin de la saison que par son équipe et le moment présent. À certains instants, on se demandait si Kyle Kuzma n’était pas le vrai franchise player de cette équipe (no joke). Mais pour le sauveur des Wizards, on en reparlera plus bas. Sachez juste que si vous cherchez un joueur qui tourne en double-double (ou pas loin) et clutch sur la fin de la saison, c’est à lui qu’il faut s’adresser. Autre grand moment de la saison, la Trade Deadline. Cette période des transferts a été l’occasion pour le front-office des Wizards de faire un peu le ménage. Au revoir Montrezl Harrell qui prend la direction les Hornets, au revoir Spencer Dinwiddie (jamais revenu à son meilleur niveau avec Washington depuis son retour de blessure) et David Bertans qui s’envolent vers Dallas, et au revoir Aaron Holiday qui est bien content de rejoindre les premiers de la Conférence Ouest. En retour, Washington enregistre le retour d’Ish Smith mais surtout Kristaps Porzingis en provenance de Dallas. Des mouvements qui ne permettront pas aux Wizards d’accrocher le Top 10, Bradley Beal étant à l’infirmerie. Les Sorciers (bilan de 35 victoires – 47 défaites) de terminent finalement douzièmes de la Conférence Est et ne participent donc pas au play-in. Une régression par rapport à la saison dernière où cette équipe (certes dans un autre contexte) était allée jusqu’au premier tour des Playoffs.

LA SAISON DES WIZARDS EN QUELQUES ARTICLES

L’IMAGE DE LA SAISON

Kylz Kuzma trashtalking

Si le pull rose de Kyle Kuzma possédait de sérieux arguments, ne serait-ce pas celle-là la photo de l’année côté Wizards ? Un Kyle en forme durant une conférence de presse à Cleveland, terre de LeBron James, partenaire de longue date du principal intéressé. La chaîne locale News 5, s’est permis un petit overlay humoristique. « A gagné un titre NBA grâce à LeBron James ». Ce à quoi le Kuz a répondu sur le terrain : « Sans LeBron, Cleveland ne serait rien » en plus d’avoir remporté le match avec 22 points et 5 rebonds. Il n’y a pas à dire, on a su rire du côté de la capitale cette saison.

IL A CARTONNÉ : KYLE KUZMA 

Comme prévu Kyle Kuzma a assuré les arrières des Wizards. Euh… pas sûr du début de cette phrase, mais la fin est vraie. Lorsque le bateau coulait petit à petit à partir de 2022, un homme était encore là pour tirer l’équipe vers le haut : Kyle. Le role player parfois aussi adroit qu’un joueur de D3 des Lakers s’est métamorphosé dans cette franchise avec des ambitions plus modérées et un rôle de titulaire bien mérité. Sur la fin de saison, le blondinet tournait en double-double de moyenne et a souvent été clutch. On observe une nette amélioration statistique par rapport à ses deux dernières saisons à Los Angeles. Allez on sort les fiches de comptes et on relève : +4 points, +2,5 rebonds, +1,5 passe, le tout encore à 45% au shoot. De quoi presque être dans la course au MIP. Kuzma a également battu des records individuels comme son nombre de passes (11) contre les Hawks ou de rebonds (22) face au Magic dans un match XXL à 27 points. Le Kuz nous a régalé cette saison et on l’attend encore plus l’année prochaine pour épauler Bradley Beal (si compté qu’il reste).

ON L’ATTENDAIT ET ON L’ATTEND TOUJOURS : UN LIEUTENANT POUR BRADLEY BEAL

Même s’il n’a pas été au niveau puis blessé cette année, Bradley Beal a déjà prouvé qu’on pouvait le considérer comme un franchise player. Cependant, a-t-il un véritable lieutenant depuis que Russell Westbrook est parti ? D’abord associé à Spencer Dinwiddie, la combinaison n’a pas fonctionné à tel point que l’ancien joueur des Nets fait le bonheur des Mavs en ce moment. Peut-on considérer Kuzma comme le numéro 2 de la franchise ? Dans tous les cas, nous n’avons pas encore vu cette paire lorsque les deux sont à leur meilleur niveau. Arrivé en février, Kristaps Porzingis a-t-il les capacités de faire passer un cap à cette équipe ? Il a plutôt cartonné depuis son arrivée dans la capitale (22 points, 9 rebonds de moyenne) mais son passage à Dallas ne rassure pas forcément les fans des Wizards. À voir donc mais la mission du front-office des Wizards reste la même que les années précédentes : entourer du mieux possible Bradley Beal. Mais ça, à condition qu’il reste parce que…

LA SUITE 

La suite se déroule déjà cet été, qui s’annonce chargé. En premier lieu, il faut mettre au clair cette histoire de contrat avec Beal. Mérite-t-il son supermax à 246 millions sur cinq ans ? Peut-on lui faire confiance ? Est-ce que Washington a vraiment le choix ? Les Wizards vont-ils laisser partir leur meilleur joueur contre… rien ou via un sign & trade ? Toutes ces questions doivent être résolues au plus vite pour avancer. Une fois cela fait, mieux entourer son franchise player s’il reste, notamment dans le backcourt où il manque des joueurs de qualité. Par contre s’il part, on rentrera dans une grosse période de reconstruction.

On n’attendait pas énormément de choses des Wizards cette année mais le scénario de la saison est décevant après leur magnifique début de campagne. Aujourd’hui, nous sommes encore en plein flou jusqu’à cet été au vu de l’incertitude entourant Bradley Beal, mais peut-être que la saison 2022-23 sera enfin celle de la rédemption pour les Sorciers.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top