Les notes de Blazers – Spurs : c’était la dictature Victor Wembanyama
Le 27 avr. 2026 à 02:10 par Clément Hénot

Victor Wembanyama a fait son retour lors de ce Game 3, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a fait plaisir aux 2500 personnes qui ont pris place au Grand Rex pour savourer tout ça. Encore incertain peu avant le coup d’envoi, l’Alien a finalement tenu son rang, et avec brio. C’est l’heure de découvrir sa note, et celle de tous les autres joueurs.
Le résumé du match :
# Portland Trail Blazers
Donovan Clingan (3,5) : Sur chaque action, les Spurs espéraient qu’elles se finissent par un shoot du colosse. Clingan, ça ressemble à une onomatopée de bouteilles qui claquent, et peut-être bien qu’il a vidé le contenu de ces bouteilles au pourcentage bien supérieur à son pourcentage aux tirs.
Je suis pas sûr mais je pense que les Spurs sont contents quand une possession de Portland se termine par un shoot à 3-points de Donovan Clingan…
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) April 26, 2026
Toumani Camara (5,5) : de l’activité à revendre, quelques paniers en début de match et une défense toujours aussi relou. Au marquage sur Wemby, il a tenté de se venger de 2018 mais l’Alien a cassé la démarche. Désolé Toumani, mais c’est la France frère.
Deni Avdija (6) : leader incontestable de son équipe en attaque, il a tout de même perdu ses nerfs contre Stephon Castle et doit manger sa défaite comme tous les autres. Le Deni, la première étape du deuil des demi-finales de conf qui s’envolent pour lui.
Scoot Henderson (2,5) : vu l’énorme étron qu’il a posé sur le parquet du Moda Center, nul doute que le roquet Scoot Henderson voulait marquer son territoire. Dire que certains l’ont pensé capable de voler la première place de sa Draft à Wemby.
Jrue Holiday (6) : il est toujours capable de mettre n’importe quel extérieur au pénitencier, il avait l’envie de gaagner, mais il n’est pas parvenu à allumer le feu comme il l’espérait. Une défaite noire, c’est noir. Johnny Holiday.
Jerami Grant (5,5) : cette faute d’orthographe dans son prénom qui heurte toujours après des années ne doit pas faire oublier le basketteur qu’il peut encore être quand il s’y met. Par contre, pour un tel salaire, vivement quand même que l’inflation s’arrête.
Shaedon Sharpe (4) : toujours important en attaque, mais en défense, c’est le Détroit d’Ormuz. Le Shae doit absolument corriger ce défaut s’il veut que son coach lui fasse confiance.
Robert Williams III (5) : il a joué à saute-mouton avec Luke Kornet, mais Wemby a ensuite joué au Uno avec lui, et a enchaîné les +2 points et les +4 contres dans sa figure. Si les deux joueurs étaient amis avant, ils ne le sont probablement plus
Kris Murray (5) : brièvement apparu, on ne l’a pas trop vu. C’est sûr et certain que la daronne l’appelait toujours par un mauvais prénom avant de s’en souvenir.
Sidy Cissoko (4) : trois shoots tentés et tous loupés, c’est toujours quatre de moins que Scoot Henderson et sa coupe de Playmobil. En avant les histoires !
Vit Krejci, Blake Wesley, Hansen Yang (-) : pas vu, pas pris
# San Antonio Spurs
Victor Wembanyama (8,5) : on n’avait plus vu une telle dictature depuis Claude Dartois en 2020 sur Koh Lanta : l’île des héros. Maladroit en début de match, il a vite rappelé pourquoi il est indispensable aux Spurs et à la NBA. Une montée en puissance offensive et une défense terrifiante pour le DPOY. Filez-lui le totem d’immunité maintenant.
Julian Champagnie (6) : il a fait péter pas mal de fois le bouchon ce soir aussi. Ce n’est pas encore du Ruinart, mais ça peut se boire tranquillement, par exemple c’est suffisant pour fêter une qualification 4-1 dans deux jours.
Devin Vassell (6,5) : un jour, ma belle-mère a assisté à un match de basket avec moi et m’a rappelé les règles de la façon suivante : « il faut aller mettre le ballon dans le panier adverse de l’autre côté ». On peut donc dire que quelque part, Devin Vassell a obéi à ma belle-mère, et ça c’est fort.
Stephon Castle (7) : un match d’ancien qui prend sauce mayonnaise au grec, qui porte du Sergio Tacchini et qui roule en BMW phares jaunes. Ce soir, Stephon Castle a contribué à sauver Peach des griffes du méchant Bowser. Merci à lui.
Blazers : pic.twitter.com/ogzKCIg4LI
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) April 26, 2026
De’Aaron Fox (8) : il avait plutôt tendance à lâcher des renards par terre avant ce match, mais ce soir, De’Aaron Fox a été le parfait complément de Wemby sur ce match. Très adroit longue distance, il tient son match référence du premier tour. Holiday ou pas, machin chouette, rien à foutre.
Luke Kornet (4,5) : on a connu des paralysies du sommeil moins terrifiantes que le match de Luke Kornet, il s’est fait escalader par Robert Williams III et son match offensif a été vachement insipide. On imagine que le Kornet était composé des infâmes parfums que sont rhum raisin et chocolat.
Dylan Harper (4) : à part une belle action sur Jrue Holiday, il n’a pas été plus convaincant que ça, ses choix offensifs ont pu agacer derrière l’écran. Dylan Thiry.
Keldon Johnson (5,5) : le 6MOY avait à coeur de montrer que ce trophée n’est pas usurpé. Petit match tranquille de la part de KJ, sans trop de fioritures.
Harrison Barnes (5) : a probablement dit à Carter Bryant « moi à ton âge, j’étais titulaire, et je jouais avec une orange ». Prenez soin de vos anciens.
Carter Bryant (5) : début de match discret, pour ensuite se faire plaisir quand le match est plié. Un gamin qui demande du rab de frites à la cantine.
Jordan McLaughin, Bismack Biyombo, Lindy Waters III et Mason Plumlee (-) : bonne année 2017.
