Hawks

Le cas De’Andre Hunter : l’aiglon s’est pris du plomb dans l’aile en plein envol, parviendra-t-il à repartir pleine balle?

De'Andre Hunter Hawks

Un Julius Randle dans la popoche plus tard, De’Andre Hunter est-il capable de faire mieux que sa campagne sophomore malgré ses pépins au genou ?

Source : YouTube

À l’orée de sa troisième saison chez les grands, De’Andre Hunter fait partie des joueurs les plus intrigants de la Ligue. Après un exercice rookie blindé de belles séquences mais au final assez décevant pour un pick 4, le Faucon a sorti une campagne sophomore étincelante sur… 23 matchs, sa progression énorme étant alors stoppée par un bobo au genou. Alors que devons-nous penser de De’Andre Hunter ? Se destine-t-il à devenir l’un des meilleurs chasseurs à scoreur de la NBA ou une simple proie malheureuse aux blessures ? Place à l’analyse, et on tentera de viser juste.

L’aiglon a eu du mal à décoller

Bien que les Hawks sortent d’une saison satisfaisante au possible avec une Finale de conférence à la clé, grâce notamment à une campagne de Playoffs monstre de Trae Young et la prise de pouvoir de Nate McMillan au coaching, on était loin d’être aussi élogieux envers la franchise géorgienne en 2019. Car oui, c’est bien dans un effectif et une institution en pleine reconstruction que De’Andre Hunter a débarqué il y a deux ans. Atlanta sélectionnait en quatrième position un ailier de 2 mètres 03 et 102 kg avec une envergure digne d’un faucon pèlerin – aux alentours de 2 mètres 20 – qui sait parfaitement se servir de ses longs segments et labellisé comme le meilleur défenseur de sa cuvée. En sortie de titre NCAA, le sophomore de Virginia Tech est déjà capable de faire bien mieux que tenir une simple chaise face aux postes deux, trois et quatre tout en étant de l’autre côté du terrain un bon scoreur à tous les niveaux. Spécialiste du mid-range et du premier pas, ses qualités de slasheurs et de bon finisseur, particulièrement en transition, sont connus par tous les scouts NBA qui voient en lui l’un des plus gros potentiels parmi les prospects 2019. Et ces espoirs placés en lui, Dédé les légitimera vite avec une saison rookie solide, en planant à 12,3 points, 4,5 rebonds à 41% au shoot dont 36% depuis le nid. Des stats bien propres mais la production de l’oisillon se trouve surtout dans sa propre moitié de terrain où il s’impose bel et bien comme le meilleur et plus polyvalent défenseur de son équipe. Une campagne rookie malgré tout marqué par une irrégularité et des séquences tout aussi intéressantes qu’incompréhensibles par moment, le mettant par exemple sur la touche des All-rookie Teams.

Une deuxième campagne aussi prometteuse que frustrante

Mais dès le début de sa saison sophomore, le chasseur va montrer de quel bois il est fait et sur quel versant de la montagne de ses perfs il se dirige réellement. 15 points et 5 boards par match à 48% au shoot (dont une séquence de cinq matchs en 20 points et 6,6 prises en 57/44/91) pour démarrer la saison. La progression numérique est réelle mais c’est surtout l’impression visuelle qui frappe tant notre chasseur commence à concrétiser son surnom de mini-Kawhi. Le poignet régresse – 32,6% à 3-points – certes, mais les progrès en création individuelle et pour le collectif sont évidents, les pénétrations sont plus tranchantes et la défense encore plus suffocante. On se dit alors qu’on tient là le futur lieutenant du petit meneur aux cheveux crépus pour l’avenir sauf que… sauf que c’était trop simple et la belle histoire ne dure qu’un gros mois et 18 matchs, et est stoppée par un ménisque fragile. Opéré du genou droit en janvier, le natif de Philly ne jouera que cinq petites rencontres sur le reste de la saison et observera la promotion de Nate McMillan pour le poste de head coach depuis la salle de rééducation. Rééducation qui s’est d’ailleurs apparemment mal passée puisque le joueur est même retourné sur le billard début avril, avant de revenir disputer la série contre les Knicks au premier tour des Playoffs.

Pour sa première en postseason et bien qu’il soit diminué physiquement, en manque de rythme dans un effectif remanié à la philosophie nouvelle, D-Hunt a encore augmenté son intensité défensive et a fait vivre un enfer aux New-Yorkais sur cinq matchs. En effet, si Julius Randle est passé d’une saison de MIP et de All-Star en 24 points et 6 passes à 46% au shoot dont 41% des tribunes du MSG à une série contre les Hawks en 18 points et 4 passes à 30% au shoot et 33% de loin, croyez-bien que ce n’est pas grâce aux carcasses de Gallinari ou Nathan Knight. On ne dit pas non plus que les Hawks auraient battu les Bucks et se seraient même envolés vers la bague avec un D-Hunt en mission sur Khris Middleton/ Giannis et Devin Booker, mais on est en droit de se faire quelques scénarios dans nos petites caboches.

Et maintenant, envol d’aigle royal ou crash d’oisillon ?

Le retour du faucon est donc fortement attendu, mais il ne devrait pas être pour tout de suite. En effet, lors du Media Day, notre verrou humain a annoncé se sentir « presque à 100% » et a besoin d’encore quelques semaines pour revenir sur le parquet. Sa participation à la pré-saison est donc à placer sous guillemets puisqu’il y est préservé pour éviter toute rechute. Pendant la fin de sa rééducation, notre homme du jour aura au pire de quoi s’amuser à l’infirmerie puisque son alter ego Cam Reddish et ses copains Kevin Huerter, Clint Capela y séjourneront aussi avant le début de saison. Il faudra néanmoins ne pas trop profiter de la colonie de vacances à l’hôpital et vite reprendre les choses sérieuses car le garçon va bientôt souffler, déjà, sa 24ème bougie, et l’XP et le temps de jeu seront alors capitaux pour franchir le cap tant attendu le plus tôt possible.

Bien que ses deux opérations au genou pourraient avoir un vrai impact sur sa vitesse latérale en défense et sur son premier pas en attaque, la place de De’Andre dans le cinq majeur semble néanmoins toujours assurée. Avec un effectif en pleine confiance, qui prend en maturité et boosté par de nouveaux visages, le comeback du chasseur se fera ainsi tranquillou bilou, sans pression. Au milieu des Trae Young, Bogdan Bogdanovic et autres Delon Wright ou Lou Williams (voire Kevin Huerter et Sharife Cooper), notre faucon pourra laisser de côté le playmaking et la création individuelle afin d’uniquement se concentrer sur son jeu naturel de 3&D slasheur . Le double Bog pourrait d’ailleurs être relégué sur le banc avec la réintégration d’Hunter, améliorant alors fortement le bench d’Atlanta. Avec un nouveau coach aux commandes, DAH devrait également obtenir un nouveau rôle et recevoir des consignes bien plus claires. Car oui, Lloyd Pierce pour développer du crack c’est bien sympa et McMillan est certes loin d’être le meilleur coach de l’histoire, mais on aurait eu (très) beaucoup de mal à imaginer le nouvel assistant des Pacers capable de taper les Sixers comme l’a fait notre ami Nate.

Dédé aura surtout à cœur de bien performer car il sera éligible à une extension l’été prochain et cherchera donc à parapher un joli chèque pour la daronne. Attendez-vous donc à des belles perfs de Hunter pour qui tous les éléments semblent réunis. La machine devrait prendre du temps pour se remettre au niveau et faire mieux que ce qu’on a connu jusqu’ici, mais une fin de troisième saison encore plus belle que son début de campagne sophomore semble parfaitement envisageable. Une progression constante et maîtrisée est donc à attendre, avec du temps de jeu de plus en plus important et une polyvalence accrue tout au long de l’année. Le Kawhi 2.0, ça ne sera pas pour cette année, mais attendez-vous à ce que le chasseur traque de loin son modèle et nous montre plus que des bribes de talent cette saison.

Annoncé à son arrivée dans la Ligue comme le futur lieutenant de Trae Young, De’Andre Hunter a démontré qu’il était capable de tenir un tel statut. Sa blessure nous a refroidi, certes, mais le chasseur a clairement les bonnes cartes en main pour revenir au top, et faire de nouveau cauchemarder tous les scoreurs de la NBA. 

Source texte : fansided.com

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