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Preview du Oklahoma City Thunder 2021-22 : une équipe internationale de U20 c’est sympa, mais pour la win on repassera ?

Luguentz Dort 6 avril 2020

Zen, restons zen ! On est parti pour tanker.

Source image : YouTube/NBA TV Canada

Comme lors de la rentrée des classes, il ne fait jamais bon d’être au premier rang. C’est donc avec le Thunder que cette fameuse série des 30 previews en 30 jours va se lancer et si vous retrouverez chaque jour de nombreux articles en lien avec une franchise jusqu’au début de la saison régulière, on démarre donc cette année avec les amis du Thunder. Un effectif cosmopolite, du talent certes, mais beaucoup de jeunesse, trop même pour espérer gagner la blinde de matchs en NBA ?

Pour prendre l’Apéro en causant de la saison du Thunder, c’est par ici !

Ce qu’il s’est passé la saison dernière

Alors qu’on attendait le Thunder dans le fond du tableau dès le début de saison, finalement les premières semaines auront été prometteuses avec des résultats étonnants. Portés par un Shai Gilgeous-Alexander qui multiplie alors les perfs de All-Star et un Al Horford, bien installé dans son rôle de papi, le Thunder garde un bilan quasi à l’équilibre jusqu’au All Star Break. Malgré ce beau visage, avec la confirmation de Luguentz Dort ou la révélation du rookie Théo Maledon, OKC gagne beaucoup… trop en vue de la draft. Alors à partir du mois de mars, les bons joueurs s’en vont sur la touche, place aux collégiens boutonneux avec comme symbole Aleksej Pokusevski. Directement, la tendance va alors s’inverser. Enchaînement innombrable de défaites et de branlées – dont certaines bien violentes – avec un effectif où l’on ne connaît pas trois joueurs sur quatre. Résultat final 22 victoires pour 50 défaites, et une quatorzième place à l’Ouest pour la première saison de Mark Daigneault comme coach principal. Mais surtout, cette saison marquait le vrai début de la reconstruction totale du Thunder.

Pour un bilan complet de la saison 2020-21 du Thunder c’est par ici

Quelques liens utiles

Le marché de l’été

  • Ils sont partis : Al Horford, Moses Brown, Tony Bradley et Svi Mykhailiuk
  • Ils ont re-signés : Shai Gilgeous-Alexander et Mike Muscala
  • Ils arrivent : Derrick Favors, Josh Giddey (Draft), Tre Mann (Draft), Jeremiah Robinson-Earl (Draft), Aaron Wiggins (Draft) et Vit Krejci

Le laboratoire du Thunder continue de tourner. Un peu de mouvement tout de même, avec de la place faite à l’intérieur avec les départs d’Horford, Brown et Bradley. Kemba Walker a été coupé quelques semaines après son arrivée et Svi remercié, et pour l’instant Jaylen Hoard n’a pas vraiment de garanties. Grosse prolongation gérée cet été, celle de SGA, qui garantit logiquement un futur au Thunder pour le combo-guard canadien. Si la Draft n’a pas forcément répondu aux fortes espérances de fin de saison, pas moins de quatre rookies débarquent néanmoins à OKC. Et les regards seront tournés vers Josh Giddey, choisi en 6, grande interrogation et attraction potentielle à venir. Mis à part ça, la prolongation Muscala et l’arrivée de Favors pour apporter un minimum d’expérience à un groupe qui en aura bien besoin.

Le roster 2021-22 du Thunder

  • Meneurs : Josh Giddey, Théo Maledon et Tre Mann
  • Arrières : Shai Gilgeous-Alexander, Luguentz Dort, Ty Jerome, Charlie Brown Jr et Aaron Wiggins (two-way)
  • Ailiers : Darius Bazley, Kenrich Williams et Isiah Roby
  • Ailiers-forts : Aleksej Pokusevski, Gabriel Deck, Josh Hall (two-way)
  • Pivots : Derrick Favors, Mike Muscala et Jeremiah Robinson-Earl

En gras les starters potentiels, selon les fameuses sources proches du dossier

Roster très jeune du côté d’OKC avec sept joueurs nés dans les années 2000, même certaines équipes universitaires sont plus âgées. Seuls Mike Muscala et Derrick Favors, à tout juste 30 piges, font office de vieux croûtons dans cet effectif. Autre particularité, ce roster est très cosmopolite. On le sait, Sam Presti, le General Manager, aime les prospects internationaux et cela se remarque. Avec un Australien, un Français, un Argentin, deux Canadiens et un Serbe, difficile de savoir quelle langue parler dans le vestiaire. Ensuite niveau répartition des postes, on remarque un embouteillage sur le back-court. Si Shai sera le leader d’attaque, plusieurs autres joueurs auront besoin d’avoir le ballon en main pour s’exprimer, mais pas sûr qu’ils soient tous servis. Pas grand monde sinon à l’aile même si Lu Dort et Poku pourront occuper le poste sur certaines séquences.

Le petit point du banquier

Grille des salaires assez folle avec aucun joueur au-dessus des 10 millions de dollars annuels. Est-on vraiment en NBA ? Cette année à OKC c’est Derrick Favors qui touchera le plus avec 9,7 millions, suivi… du rookie Josh Giddey, directement deuxième salaire de l’équipe, car si SGA a signé une prolongation au contrat max, il est pour l’instant toujours sous son contrat rookie tandis que l’un des meilleurs contrats de toute la NBA se glisse sans doute de ce tableau avec Luguentz Dort à 1,7 million l’année et une team option à 1,9 l’an prochain (spoiler : elle va être levée). Au total, avec de nombreux contrats rookie très faible, OKC se retrouve même sous le plancher salarial.

Pour l’analyse complète des finances du Thunder, c’est par ici

Les tips TTFL

Oula, comment dire… Pas une équipe référence a priori en TTFL. Mis à part Shai qui devrait assurer entre 30 et 40 points à chaque sortie, difficile de trouver quelqu’un de régulier dans les stats. A la limite, le Thunder pourra être utilisé comme… adversaire parfait de son pick, notamment les intérieurs qui risquent de se régaler dans une telle raquette. Pour les extérieurs attention puisqu’ils se retrouveront face à Lu Dort, pas un cadeau pour les pourcentages. Enfin, risque de blow-out assez régulier donc attention aux gros joueurs sortis dès le troisième quart face à OKC.

Les bons plans TTFL chez le Thunder, c’est par ici

Le paragraphe du Doc

Quand on s’intéresse à l’infirmerie d’Oklahoma City la saison dernière, trois noms ressortent. Shai Gilgeous-Alexander, élément majeur de la reconstruction au Thunder, n’a joué que trente-cinq matchs. Il en manque quatre à cause d’une entorse au genou gauche en février et termine sa saison le 24 mars, suite à une déchirure importante du fascia plantaire droit, due à une accumulation de micro-traumatismes. Cette blessure, qui l’a privé de la fin de saison et de JO, ne devrait pas l’empêcher d’être en tenue à la reprise. Darius Bazley, quant à lui, a raté seize matchs pour une « contusion osseuse à l’épaule gauche ». On a appris à son retour qu’il s’agissait en fait d’une fracture de l’omoplate, probablement une fracture de fatigue. Enfin, Luguentz Dort a connu plusieurs petites blessures (commotion cérébrale, tendinite du genou droit, entorse de la hanche droite), qui le privent de vingt matchs sur la saison. Rien d’inquiétant mais on espère une saison plus complète pour Dort.

Développement des jeunes et avoir de la chance à la loterie cette fois-ci

Si le Thunder possède dans son effectif un joueur border All-Star avec Shai Gilgeous-Alexander, difficile néanmoins de nourrir de grandes ambitions. Avec un effectif composé essentiellement de gamins, le manque d’expérience et de talent à l’instant T risque de faire plonger OKC vers les bas-fonds du classement. La NBA est une jungle qui ne pardonnera aucune erreur de jeunesse. Un noyau dur est néanmoins en train d’émerger pour les années à venir autour de SGA bien évidemment. Mais il faut penser aussi à Luguentz Dort, Aleksej Pokusevski, Théo Maledon ou le dernier arrivé Josh Giddey. Il y a un minimum de talent donc OKC devrait bien gagner quelques matchs, mais l’axe principal sera évidemment le dé-ve-lop-pe-ment et on analysera cette saison quels joueurs pourront participer à la reconstruction du Thunder dans les années à venir. Mark Daigneault devra organiser tout ça, pour que chacun puisse jouer et progresser au mieux. Mais, surtout, une date est attendue par toute la fanbase, celle de la NBA Lottery, car le Thunder risque de sortir très vite le tank. En effet, après avoir rêvé à vois haute de Cade Cunningham toute la saison passée, la déception au moment de l’annonce d’un pick 6 était forte pour le Thunder. Sam Presti le sait, Oklahoma est un petit marché sans grande attractivité n’ayant que la Draft ou presque pour attirer du talent. Alors en plus de la progression de ses kids durant la saison, l’espoir prendra peut-être encore un peu plus de poids en juin avec un joli pick qui permettra à Oklahoma City de redevenir compétitif.

Le pronostic du rédacteur

22 victoires et 60 défaites, derniers à l’Ouest. Si le nombre de victoires est assez élevé – pour un dernier de conférence – la densité de l’Ouest devrait laisser le Thunder quinzième tout en grattant quelques matchs. On mise encore une fois sur un début de saison plaisant avec quelques wins par-ci par-là autour de SGA mais, toutefois, le Thunder devrait rapidement descendre au classement avec le manque de talent et d’expérience de l’effectif. L’essentiel est ailleurs avec le développement des jeunes joueurs pour espérer, un jour peut-être, des années meilleures.

Développement et reconstruction. On le sait, le Thunder a démarré une nouvelle phase. Avant de voir une éclaircie, il faut laisser passer l’orage des résultats sportifs qui s’annoncent une nouvelle fois compliqués. Des gamins de tous les coins du planisphère, aucune pression du résultat, allez, faites-vous et faites-nous kiffer ! 

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