Thunder

Les salaires du Oklahoma City Thunder pour la saison 2021-22 : incroyable mais vrai, aucun joueur actif d’OKC touchera 10 millions cette année

Salaires Oklahoma City Thunder

Derrick Favors, le roi du pétrole.

Source image : Montage TrashTalk

La reconstruction est déjà bien lancée à Oklahoma City, et il suffit de voir la grille des salaires pour la saison à venir afin de se le rappeler concrètement. Finies les années avec des stars payées des brouettes, maintenant on coupe tout, on rase sur les côtés, on nettoie dans les coins et on distribue avec des pincettes le moindre dollar à chaque joueur. Bienvenue chez le Thunder, où le cap space fait la taille du Groenland.

Petit guide pratique sur le Salary Cap et les Exceptions

___

Situation financière par rapport au cap

  • Le seuil de la Luxury Tax est fixé à 145,000,000$ cette année.
  • Le Salary Cap de la NBA est fixé à 119,000,000$ cette année.
  • Avec 78,863,087$ engagés contractuellement sur cette saison 2021-22, le Thunder a tellement de marge dans sa banque qu’on pourrait y construire un centre commercial.
  • Oui, vous l’avez bien lu. Et non, vous n’avez aucun problème de vue. Le Thunder, qui était dans une situation salariale critique il y a quelques années, est aujourd’hui de l’autre côté du spectre puisqu’il s’agit de la franchise la moins dépensière de toute la NBA pour la saison à venir. Jugez plutôt sur le tableau ci-dessus. Hormis Kemba Walker, qui a été coupé et qui recevra donc le restant de son contrat sous forme de tickets restaurants à New York sur les mois à venir, il n’y a pas un basketteur professionnel qui touche plus que Derrick Favors… et le vétéran culmine à 9,7 millions la saison. Certes, Shai Gilgeous-Alexander a signé une grosse prolongation cet été, mais elle ne prendra effet que dans un an, ce qui garde donc SGA sur son salaire de contrat rookie pour encore une dernière campagne pro. La question qui vient certainement à certains, c’est de savoir si le Thunder a le droit d’agir ainsi. La réponse est oui, mais il y a un mais. Dans la convention collective actuelle de la NBA, si une franchise ne dépense pas minimum 90% du cap autorisé dans les salaires de ses joueurs, elle doit reverser équitablement aux joueurs la différence entre le cap fixé et le total dépensé. Les joueurs du Thunder devraient donc recevoir un joli bonus cette saison si tout se passe bien, puisque Sam Presti et sa bande sont à 40 millions sous le cap. La bonne nouvelle dans tout ça, c’est qu’il y a toujours de chouettes contrats bien gérés, comme on va y venir plus bas.

Joueurs sous contrats garantis pour la saison suivante : 4

  • Shai Gilgeous-Alexander
  • Josh Giddey
  • Tre Mann
  • Jeremiah Robinson-Earl
  • Dans le royaume de Sam Presti, et sous le regard vigilant de Clay Bennett le proprio de la franchise, chaque dollar doit être dépensé prudemment. On en veut plus, des années Melo ou Schröder à dépenser aveuglément sans aller où que ce soit. Désormais, en pleine reconstruction, le Thunder sécurise d’abord l’avenir des jeunes et ensuite on voit ceux qui sortent du lot. C’est en cela que Luguentz Dort, payé moins de 2 millions cette saison, sera sous un contrat non-garanti en 2022-23… ce qui peut permettre à OKC de faire une grosse affaire sur un joueur important de son effectif. Team option pour Mike Muscala, pour Poku, Bazley, Jerome et les jeunes qui veulent se faire les dents dans la région. Seuls les rookies de la Draft 2021 et SGA sont sous contrat longue-durée (lol), en attendant de voir si ce bon Derrick Favors va nous activer sa player option à 10 millions ou s’il cherchera un deal plus sécurisant et sur plusieurs années dans une autre équipe.

Trois joueurs dans des situations intéressantes cette saison

  • Luguentz Dort : jugé comme étant un des meilleurs contrats de toute la NBA, le deal qui unit Luguentz à OKC est en effet une petite merveille. Des saisons non-garanties, l’obligation pour lui de continuer à faire ses preuves afin de garder sa place en NBA, c’est tout bénef pour le Thunder. Cependant, après une saison dernière durant laquelle Dort a en effet pris chaud (14 points de moyenne), la question va vite venir sur la table de Sam Presti. Pour combien conserver le verrou humain ? De la même manière qu’un Fred VanVleet, qui est entré par la toute petite porte de la Ligue et a montré de belles choses à Toronto, Luguentz cherchera le maxi deal où que ce soit. On ne se retrouve pas plusieurs fois dans sa vie devant une telle opportunité, et Dort va la saisir. Il faudra donc surveiller ses perfs, ses demandes, et la direction du Thunder car nul ne doute que le garçon va demander le Brinks truck.
  • Darius Bazley : troisième année professionnelle à venir, un jump intéressant l’an dernier avec quasiment 14 points et 7 rebonds de moyenne, quel est le plafond de Darius à OKC ? Dans ce genre de grand projet de reconstruction, il est parfois difficile de séparer les joueurs qui font de grosses stats dans des équipes de merde (Michael Carter-Williams) et les joueurs qui font du gros taf mais plus discrètement dans des équipes fortes (Pascal Siakam). La question est donc de savoir où se situe Bazley, et c’est cette saison qu’on devrait en savoir davantage. S’il augmente sa production et développe son jeu au point d’attirer les regards, le management de l’Oklahoma saura quoi faire l’été prochain et il y aura du contrat à distribuer. Pour Darius en tout cas, l’opportunité est en or. Car on ne sait pas encore qui est le bras-droit offensif de Shai, et le Thunder a besoin de réponses sur pick and roll.
  • Derrick Favors : comme nous en reparlerons dans d’autres previews (salut Thaddeus Young), Derrick Favors n’a plus trop le temps pour ces conneries. Une reconstruction ? Maintenant dans sa carrière ? Âgé de 30 ans seulement, l’intérieur se retrouve dans un drôle de spot et qui peut le mettre à son avantage. Le chemin est simple, et D-Fave a déjà posé les bases à Utah. Le rôle du vétéran qui tient le vestiaire, le rôle du mentor qui hausse le ton quand il faut. Le rôle du patron dont certains jeunes d’OKC raconteront les histoires dans dix ans, se souvenant des leçons apprises dans l’avion avec Tonton Favors. Adoré de tous, où qu’il soit passé, l’intérieur a une player option à 10 millions qu’il devra affronter l’an prochain. Est-ce qu’on devient un client sérieux de la free agency 2022 en claquant une pure campagne chez le Thunder ? Le ballon est dans ses mains, c’est lui que les gosses vont écouter dès le camp d’entraînement.
Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top