Los Angeles Clippers

Paul George était au bout : un dernier match un peu galère, mais Playoffs P peut sortir par la grande porte

Chapeau gars.

Source image : NBA League Pass

Moqué et ridiculisé après le fiasco de la bulle dont il était un peu devenu le symbole, Paul George nous devait une revanche cette année, en particulier au moment des Playoffs. Attendu au tournant, il a répondu présent. Plus que ça même, il s’est comporté en patron sans Kawhi Leonard. Clairement, il a honoré son surnom de Playoffs P, peu importe comment sa saison s’est terminée.

Paul George est loin d’avoir réalisé son meilleur match cette nuit. Alors qu’il restait sur l’une de ses plus belles perfs en carrière lors du Game 5 à Phoenix, une perf’ calibre all-time, PG-13 était à bout de souffle lors de la sixième manche. 41 minutes supplémentaires passées sur le parquet, 21 points à 6/15 au tir dont 1/6 du parking, c’était trop peu pour espérer bousculer une équipe de Phoenix venue au Staples Center avec une seule idée en tête : enfoncer le clou pour valider son ticket pour les Finales NBA. En manque de jus, en difficulté face à la défense de Torrey Craig et moins agressif qu’à l’accoutumée, Playoffs P n’a jamais vraiment réussi à trouver son rythme. Et avec un Kawhi Leonard toujours absent, quand George n’est pas dans un grand soir, ça peut vite devenir compliqué pour les Clippers, surtout quand vous avez un collectif aussi solide que celui de Phoenix en face ainsi qu’un Chris Paul en mission. Alors oui, on attendait peut-être mieux de Paulo dans ce do-or-die game pour les Clippers, mais il n’a clairement pas volé sa standing ovation au moment de rejoindre le banc dans les dernières minutes du match, quand le résultat ne faisait plus aucun doute. Une standing O pour un joueur qui a donné son max pour tenter de porter les Clips le plus haut possible malgré l’absence de Kawhi Leonard. La preuve en chiffres. Sur l’ensemble des Playoffs NBA 2021, aucun joueur n’a totalisé plus de points que Paul George (511 en 19 matchs, 26,9 points de moyenne). Aucun joueur n’a passé plus de temps sur le terrain (776 minutes, 40,8 par match), aucun joueur n’a pris autant de shoots (374 dont 152 à 3-points, là aussi premier), aucun joueur n’a tenté (154) et marqué (130) autant de lancers-francs, et aucun joueur n’a pris autant de rebonds défensifs (166). Dernière petite stat qui pèse, PG-13 n’est jamais passé sous la barre des 20 points dans ces Playoffs. Quand on vous dit qu’il a tout donné, il a vraiment tout donné.

Alors oui évidemment, on peut pinailler. Et c’est souvent ce qu’on fait avec les grands joueurs, c’est même à ça qu’on les reconnaît. Outre ce Game 6 pas ouf, on peut pointer du doigt ses deux lancers-francs ratés dans le money time du Game 2 à Phoenix, juste avant le fameux Valley-oop entre Jae Crowder et Deandre Ayton. Le tournant de la série est sans doute ici, et PG possède donc sa part de responsabilité dans cette défaite cruelle. Mais si on dézoome, franchement, on ne peut qu’applaudir la campagne de Paul George, une vraie campagne en mode Playoffs P. Avant le début de la saison, George avait annoncé vouloir fermer des bouches après le choke de la bubulle. Une déclaration parmi d’autres, lui qui a tendance à dire beaucoup de choses plus ou moins pertinentes. Mais force est de constater qu’il a assumé. Il avait commencé son « Revenge Tour » de la meilleure des manières avec un début de régulière XXL. Une régulière finalement très solide à 23,3 points (46,7% au tir, 41,1% du parking, 86,8% aux lancers-francs), 6,6 rebonds, 5,2 passes et 1,1 interception, mais une régulière qui ne pouvait pas faire taire les critiques. C’est uniquement sur la plus grande des scènes, à savoir les Playoffs, que George pouvait changer sa réputation. C’est là où il était attendu, surtout après avoir obtenu une prolongation de contrat maximale. Et c’est exactement ce qu’il a réussi à faire ces dernières semaines. D’abord dans un rôle de lieutenant de Kawhi Leonard, George a fait le boulot si l’on excepte deux-trois petits trous d’air, comme ce Game 1 à Utah en demi-finale de Conférence Ouest. Mais surtout, une fois que le Fun Guy est allé rejoindre l’infirmerie, PG est entré dans une nouvelle dimension. Dans le costume de numéro un, George a rapidement prouvé qu’il avait encore les épaules pour assumer le statut de franchise player en Playoffs. Son Game 5 à Utah, avec 37 points et 16 rebonds, fut une véritable masterclass et il était ensuite sur tous les fronts pour permettre aux Clippers de garder la tête au-dessus de l’eau. Au scoring évidemment, mais aussi dans le playmaking où il a bien progressé ainsi qu’au rebond, tout ça en participant à la solide défense collective des Angelinos. Bref, du lourd, du très lourd. Alors à partir d’aujourd’hui, les critiques peuvent laisser place au respect, un peu comme pour l’équipe des Clippers.

Paul George n’avait plus grand-chose dans les chaussettes cette nuit, et finalement il est tombé les armes à la main avec ses copains. Mais sans lui, la franchise californienne ne serait jamais arrivée à deux petites victoires des Finales NBA après avoir enchaîné les remontadas contre Dallas et Utah. Respect Paulo, tout simplement.

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