Los Angeles Clippers

Paul George poursuit sa réconciliation avec les Playoffs : 41 points et 13 rebonds à 75% au tir, pas vraiment la panoplie du bon vacancier

Paul George

Cé bo.

source : NBA League Pass

Si c’est au bord du gouffre que se révèlent les grands esprits, alors Paul Clifton Anthony George en est un. Sa prestation nocturne lors de ce Game 5 reste probablement comme la plus aboutie de sa carrière en Playoffs. En bon point d’une phrase agréablement poétique, Reggie Jackson est venu ajouter sa patte à l’œuvre du Calife. Débrief.

Laisser traîner son gros derrière qui rappe le sol pour finalement sortir de sa boite contre le Jazz et taper son Playoffs career high – quelques jours plus tard – devant Phoenix. La nonchalance de Paul George est légendaire, sa nomenclature de postseason le devient. Comment doit-on l’appeler déjà ? Sûrement Playoffs P, quelques mois après avoir honteusement crié au PayPal P pour la rondeur de son extension contractuelle. Des dollars aujourd’hui justifiés par une performance de grand bandit : 41 plaques, 13 rebonds, 6 caviars, 6 gonfles égarées et 3 interceptions à 75% au tir dont 3/6 de la buvette. Cette ligne statistique vient replacer les Clippers sur de meilleurs rails puisqu’ils ont désormais l’occasion d’égaliser à 3-3 au Staples Center. On ne peut annoncer de quoi demain sera fait mais ce genre de prestation, comme ça, sur un Game 5 d’une Finale de Conférence, dos au mur et nez qui coule dans le ravin, c’est du grand art. Toute petite ligne dans les bouquins poussiéreux, Paul George devient le premier bonhomme de l’histoire des Playoffs à inscrire 40 points à au moins 75% au tir, 50% à 3-points et 100% aux lancers-francs. Un second constat – à nos yeux plus importants – est qu’il est le joueur qui a le plus plus joué durant cette postseason avec 735 minutes. Le second ? Trae Young, avec… 568 minutes.

Quoi de mieux pour alimenter sa masterclass que de caler quelques moves dont les yeux se souviendront. Bon en l’occurrence, les oreilles se souviendront aussi que les chevilles de Chris Paul se sont barrées checker Steve Ballmer en tribune. Un arrêt soudain de Paul George par l’intermédiaire d’un behind the back et c’est tout le brouhaha de la Stick Resort Arena qui cesse. Chacun est gêné et cherche un peu de réconfort dans le regard de son voisin, pendant que Chris Paul termine sa glissade sur la North Central Avenue et s’arrête toper un Starbucks. Ce genre d’action, ce n’est pas grand chose mais tellement à la fois. Une goutte de bankable pour ouvrir au grand public une performance qui mérite de l’être. On se souvient du step-back dévastateur de Jayson Tatum qui était venu planter un game-tying sur la tête de Paul George en 2019. Figurez-vous que de temps en temps, ça ne fait pas de mal d’être du bon côté dans le Top 10 matinal. Impeccable jusqu’au bout – donc – à l’image de ce chiffre un peu folichon : sur ses 18 premières rencontres de Playoffs 2021, Paulo n’a pas scoré en-dessous des vingt puntos. Seuls Kevin Durant, Michael Jordan et Kobe Bryant connaissent cette sensation.

À grand capitaine, honorable lieutenant. L’énorme soirée de Paul George n’efface pas deux de ses ballons perdus qui – à cinq minutes du terme – auraient pu couter une inversion de momentum aux Clippers. C’est pourquoi on envoie tout notre love à Reggie Jackson qui s’est occupé de coucher les gosses quand le suspense était encore de la partie. Les stats du grooviste ? Un bon gros 23 points, 5 rebonds et 3 assists à 57% au tir dont 4/7 de loin. Le plus marquant ? Cette séquence avec deux grosses bombinettes du parking et un tomar de caviste en contre-attaque. Sur ces Playoffs ? Reggie lâche des moyennes de 18,1 points, 3,1 rebonds et 3,2 assists à 49% au tir dont 42% à 3-points. En fait, c’est surtout l’assurance qu’il dégage balle en main qui témoigne de sa progression collective ces dernières années. On retrouve les belles séquences du soliste de Detroit avec bien plus de maturité dans son jeu, et une grosse soustraction de déchets. Son gros step-up entre la saison régulière et cette postseason lui octroie des responsabilités qu’il n’a jamais eu. Chose encore plus étonnante, il semble tout à fait à la hauteur de ces dernières. En espérant que les étoiles s’alignent pour une suite favorable à la belle histoire de Reggie, valeureux soldat parmi tant d’autres chez les Clippers.

Les deux grands bonshommes de la soirée, avec un zoom plus particulier sur Paul George. Taper son record de points en Playoffs, ça n’arrive pas tous les jours, et encore moins lors d’une Finale de Conférence avec le contexte que l’on connaît, c’est à dire totalement défavorable aux Clippers. La suite s’annonce surexcitante et pleine d’enjeux !

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