Rookie Rankings

La course au Rookie de l’année 2022-23 : Paolo Banchero a pris le lead, mais attention car Bennedict Mathurin a des envies de doublé

Paolo Banchero 30 novembre 2022

“Un mec qui s’appelle Bennedict ? Really ?”

Source image : YouTube

La NBA ne serait pas ce qu’elle est sans toutes ces stats, sans tous ces trophées de fin de saison. En ce qui concerne celui de ROY ? De Rookie Of the Year ? De meilleur joueur de première année ? Disons qu’il est parfois (souvent) le préambule à une carrière en or. Chamberlain, Jabbar, Jordan, O’Neal etc, Ja Morant ou Luka Doncic pour les plus récents, bref peu de trompettes dans le lot vous l’avez compris. Cette année ? La promo est assez folle et un buffle américano-italien mène la troupe.

(Stats arrêtées au 28 novembre)

# Mentions individuelles

Très rapidement parce qu’on doit enchainer, et parce qu’on veut surtout revoir ces noms un peu plus haut dans les prochaines semaine ? Jeremy Sochan (8,1 points, 4,1 rebonds, 2 passes et 1 steal) et ses cheveux roses qui rappellent le jeune Rodman aux vieux fans des Spurs, Christian Koloko et ses immenses lianes camerounaises (3,9 points, 3,6 rebonds et 1,3 contre), Jake LaRavia, ses 40% du parking et sa sauce aux quatre fromages, Andrew Nembhard et sa petite bouille de sniper killer de Lakers, le jeune bodybuildé Jalen Duren ou encore Nikola Jovic et son v à la place du k. Et on ponctuera ce paragraphe introductif en vous assurant qu’on aurait aimé vous parler de Moussa Diabaté ou d’Ousmane Dieng, mais qu’ici on parle de NBA, pas de G League.

#10 Walker Kessler

Il était tout heureux d’atterrir dans le Minnesota après avoir été drafté au préalable par les Grizzlies, ça lui en foutait presque les larmes. Puis le trade de Rudy Gobert est arrivé et le grand Walker a déboulé dans l’Utah pour perpétuer la lignée des grands bûcherons blancs de Salt Lake City (Mark Eaton, Greg Ostertag, Greg Foster, Mehmet Okur…). Vous savez, ces grands machins avec des mains carrées mais dont l’envie et le hustle ravissent chaque soir une quinzaine de milliers de fans avides d’efforts. Walker Kessler s’inscrit parfaitement dans cette lignée, il saigne mais n’abandonne pas, il fait rougir ces dames et fait flipper ses match-ups, et le très bon début de saison du Jazz trouve dans les paluches de Kessler l’une des ses explications. Walker Kessler, meilleur contreur parmi les rookies, dieu du stade, et déménageur à la fois.

Stats 2022-23 : 5,3 points à 71,7% au tir et 53,8% aux lancers, 5 rebonds et 1,5 contre en 15,5 minutes

#9 Tari Eason

Il avait été la révélation de la Summer League des Rockets, il a enchainé lors de la pré-saison, et très franchement il n’est pas mal non plus depuis le 20 octobre. Tari n’a pas peur de shooter, manquerait plus que ça dans cette équipe des Rockets, Tari sort du banc et pose de gros problèmes aux défenses car présente un profil atypique de grand qui court et qui shoote. Bon, de moins en moins atypique évidemment, mais le talent du garçon peut faire saliver Houston quand on sait qu’il est à peu près considéré comme la potentielle cinq ou sixième roue du carrosse dans le projet texan. John Collins avec un contrat rookie.

Stats 2022-23 : 8,5 points à 41,9% au tir dont 37,8% du parking et 85,2% aux lancers, 5,3 rebonds, 0,9 passe et 1,5 steal en 18,3 minutes

#8 Shaedon Sharpe

Pour la polyvalence on repassera (9 passes décisives depuis le début… de la saison), mais le simple fait de prononcer le nom de Shaedon Sharpe file des fu**ing frissons. Pourquoi ? Déjà parce que quand Shaedon décolle il passe environ six minutes en l’air, puis parce que quand il se dit qu’il peut shooter disons qu’il n’y va pas par quatre chemins (3/3 pour l’opening contre les Kings, 4/5 face aux Nets, 2/3 face aux Suns et aux Spurs). Un peu de mou depuis une semaine mais globalement Sharpe satisfait car Sharpe… ne se blesse pas. On sait que la santé du gamin représente le point noir de son dossier alors tant que l’homme aux initiales imprononçables reste debout, nous ça nous va très bien.

Stats 2022-23 : 8 points à 48,4% au tir dont 39,6% du parking et 64,7% aux lancers, 2,4 rebonds et 0,5 passe en 20,3 minutes

#7 AJ Griffin

Pas la surprise du chef… mais pas loin. On attendait davantage des Hawks une alchimie rapidement trouvée entre les stars, Trae Young et Dejounte Murray notamment, mais après une vingtaine de matchs la plus grande satisfaction pour Atlanta se nomme peut-être bien AJ Griffin. Il avait commencé en sortant du bois pour infliger aux Bucks leur première défaite de la saison, puis il est grimpé tout en haut de l’affiche dix jours plus tard en collant un improbable game winner au nez et à la truffe de Scottie Barnes et des Raptors. L’ancien crack de Duke tombé au 16è rang de la draft fait son trou, et au vu des potentiels changements à venir dans le roster des Pioupious, on en connait un qui commence à faire de plus en plus partie du projet.

Stats 2022-23 : 8,8 points à 48,2% au tir dont 39% du parking et 100% aux lancers, 2 rebonds, 0,8 passe et 0,9 steal en 17,6 minutes

#6 Jabari Smith Jr.

Une place qui devrait être meilleure, une place qui pourrait être meilleure et qui le sera peut-être au printemps, mais pour l’instant difficile de s’extasier devant le début de saison du n°3 de la dernière Draft. On s’attendait à un espèce de Monsieur Propre, en attaque comme en défense, et l’on se disait alors que la présence de Jabari nuancerait parfaitement avec la gloutonnerie offensive de certains de ses jeunes camarades. A l’arrivée JBJ a surtout intégré le concours de tirs permanent de son équipe, il a envoyé des énormes steaks en tout début de saison et a traversé des grands trous noirs à deux ou trois reprises depuis. Un peu de mieux tout récemment, mais on parle quand même d’un mec qui n’a shooté à 50% qu’à trois reprises depuis le début de sa carrière. Les stats au global le sauvent, sa grande carcasse lui permet d’exister, mais pour dominer il lui faudra créer sa propre empreinte et ne pas forcément marcher dans le rythme imposé par son escouade de foufous.

Stats 2022-23 : 11,7 points à 34,2% au tir dont 32,2% du parking et 85,7% aux lancers, 7,4 rebonds et 1,1 contre en 30,7 minutes

#5 Jalen Williams

Avec tous ces Williams à bord, il fallait bien que l’un d’entre eux nous en mette plein la vue. Blague à part, la boule de nerfs valide depuis un gros mois les belles dispositions montrées lors de la pré-saison. On en place une pour son quasi homonyme Jaylin, passé le temps de quelques matchs avec les grands, mais Jalen, lui, a déjà une belle et vraie place dans le roster de Mark Daigneault. Quasiment 10 pions par match, une alternative parfaite au côté smooth de Shai ou Josh Giddey, et surtout un coffre athlétique rarissime pour un arrière de son âge. Une grosse série au milieu du mois de novembre histoire de confirmer ce que l’on savait déjà, et voilà donc un nom très commun mais qui ne l’est déjà plus tant que ça avec un numéro 8 et un maillot bleu. Chet Holmgren ? Connait pas, on fait avec les moyens du bord et on s’en accommode, n’est-ce pas la défense des Spurs.

Stats 2022-23 : 9,9 points à 50% au tir et 87,5% aux lancers, 2,9 rebonds, 2,7 passes et 0,8 steal en 24,6 minutes

#4 Keegan Murray

Un peu de retard à l’allumage pour le n°4 de la Draft, qui a du attendre une petite semaine avant d’enfiler le short. Quelques jours de plus ensuite pour connaitre sa première victoire mais ses premières foulées ont coïncidé avec ses premiers buckets. 19, 16, 18 et 22 points pour ses quatre premières rencontres chez les grands, qu’on le foute premier de ce ranking et on en parle plus. Malheureusement, si les Kings ont ensuite actionné le levier pour se mettre à gagner, gagner et toujours gagner, Keegan lui s’est retrouvé en retrait individuellement. Du gros match face aux Warriors, aux Cavs ou aux Pistons, pour le reste rien de catastrophique bien sûr mais un poil moins de shine que les trois copains de dessous. Rassurez-vous tout de même, le début de carrière de KM est plein de promesses, et on a peut-être trouvé à Sacto celui qui ramènera la franchise en Playoffs, enfin on se comprend.

Stats 2022-23 : 10,4 points à 39,9% au tir dont 31,9% du parking et 83,3% aux lancers, 3,9 rebonds, 1 passe et 0,8 steal en 29,1 minutes

#3 Jaden Ivey

Si quelques doutes nous ont traversé l’esprit pour les places précédentes, le podium semble faire l’unanimité. A la troisième place on y retrouve la fusée Jaden Ivey, l’une des rares satisfactions des Pistons cette saison avec son compère de promo Jalen Duren. 19/3/4/3 dès son premier match, en tant que titulaire, puis encore treize autres matchs à 15 pions, notamment lors d’une énorme série de perfs à la mi-novembre lorsque Cade Cunningham a du laisser les clefs du backcourt à quelqu’un et que Killian Hayes avait paumé son permis de conduire. De la défense (plus d’une steal par match), du shoot, et évidemment le sentiment que quelque chose de fou peut se passer dès qu’il touche la balle, oui Jaden Ivey fait partie de ces joueurs – Ja Morant tu connais ? – venus en NBA pour révolutionner le bordel. La relation avec Duren est au beau fixe, celle avec Cade n’a rien d’effectif mais reste pleine de potentiel, bref… heureusement que JI est là pour faire sourire les fans de Motor City.

Stats 2022-23 : 16,2 points à 42,1% au tir dont 31,8% du parking et 73,8% aux lancers, 4,9 rebonds, 4,3 passes et 1,1 steal en 31,7 minutes

#2 Bennedict Mathurin

Attention, phénomène. A son arrivée dans la Ligue Bennedict Mathurin avait déclaré, entre autres, qu’il attendait de voir ce que ce “LeBron James” valait sur un terrain, vous voyez le genre. La suite ? Plus de 20 pions de moyenne en octobre dont une pointe à 32 face aux Nets, et depuis Benny ne s’est plus jamais arrêté. Favori ou presque dans la course au trophée de… meilleur sixième homme de NBA, oui le petiot sort du banc, le n°6 de la Draft est l’option n°2 des Pacers et autant vous dire que si son équipe étonne en ce début de saison le gamin n’y est évidemment pas pour rien. Agressif et donc souvent sur la ligne, capable de rentrer dans des zones folles et pas le dernier pour pull-up de partout et de nulle part, l’arrière canadien est un joueur League Pass et le réveil est mis depuis le début de saison à chaque fin de premier quart-temps d’Indiana. En l’absence de Paolo Banchero le fifou n’a pas ralenti la cadence et il était même à deux doigts d’aller lui gratter la première place de ce ranking, imaginez simplement ce que ça donnerait avec dix minutes de plus au compteur. Et si c’était LUI le futur des Pacers ?

Stats 2022-23 : 18,8 points à 43,8% au tir dont 42,1% du parking et 80,5% aux lancers, 3,8 rebonds, 1,6 passe et 0,6 steal en 27,9 minutes

#1 Paolo Banchero

Pas de débat possible, même si le nombre de matchs loupés par le first pick était à deux doigts de poser problème avant son retour il y a dix jours. Quand Banchero joue Banchero EST le rookie de l’année. Dès ses premiers matchs l’impression est folle, et si aujourd’hui PapaBan n’a gagné que… deux matchs en NBA, disons que d’un point de vue individuel le garçon joue comme un All-Star, sans exagération aucune. 27 points et 9 rebonds dès son premier match NBA ou encore 33 points et 16 rebonds face aux Kings, deux perfs isolées mais sachez que chaque soir ou presque l’italo-américain fait du sale, dans son registre de faux lent explosif assez inimitable, déjà. Les deux semaines d’absence du badass avaient relancé la course au ROY car Benny Mathurin arrivait en bombe ? Tant que le franchise player du Magic sera en tenue personne n’ira le chercher, et cela semble déjà une certitude. ROY ce n’est qu’un tiret sur le CV, les objectifs du garçon sont certainement situés plus haut, beaucoup plus haut.

Stats 2022-23 : 22,8 points à 45,5% au tir dont 26% du parking et 75% aux lancers, 7,4 rebonds, 3,4 passes, 0,7 steal et 0,8 contre en 34,5 minutes

Sources : basketreference et ESPN

1 Comment

1 Comment

  1. Loic Bergeon

    1 décembre 2022 à 15 h 36 min at 15 h 36 min

    Bonjour,
    Aucune mention de Dyson Daniels! Il joue tous les derniers matchs dans une equipe qui tourne et il est sur le terrain pour le money time ! Il contribue des deux cotes. Pas TOP10 ok mais meme pas de mention, c’est rude.

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