MVP Rankings

NBA MVP Ranking 2021-22, le classement final : désolé Giannis, désolé Jojo, on vit dans un monde dominé par Nikola Jokic

La course au MVP fut complètement folle cette année, mais il ne peut en rester qu’un.

Source image : YouTube, House of Highlights

Vous l’attendiez, il est là : le classement final et définitif du MVP Ranking 2021-22. Qui termine au sommet ? Qui compose le Top 5 ? Qui a droit à une petite place dans notre Top 10 ? Tout est juste en dessous. Petit spoiler qui ne va pas plaire à nos amis américains, le podium est 100% international.  

Stats : 24,6 points, 9,8 rebonds, 3,6 passes décisives, 1,1 contre, 1,0 interception, 52,9% au tir (dont 41,0% à 3-points) et 82,2% aux lancers-francs
Bilan : 46 victoires – 36 défaites

À seulement une victoire des Playoffs, les Wolves sont en bonne position pour retrouver la postseason cette année, ce qui serait une première depuis 2018 et seulement la deuxième apparition en PO depuis 2004. Alors on a envie de récompenser Karl-Anthony Towns en l’intégrant dans le Top 10 de notre ultime MVP Ranking de la saison. On le sait, ces dernières années, KAT a traversé beaucoup de moments assez hard autant sur le plan personnel que sportif : deux saisons à seulement 85 matchs joués au total, des problèmes de blessure, le COVID, l’instabilité constante caractérisant les Wolves… c’était dur mais tout cela semble derrière lui désormais. Sa très belle campagne individuelle fait un peu office de renaissance et symbolise par la même occasion le retour des Loups parmi les équipes compétitives de la Conférence Ouest.

Stats : 28,4 points, 3,7 rebonds, 9,7 passes décisives, 46,0% au tir (dont 38,2% à 3-points) et 90,4% aux lancers-francs
Bilan : 43 victoires – 39 défaites

Le bilan global des Hawks est forcément décevant quand on sait qu’ils étaient à seulement deux victoires d’une qualification en Finales NBA lors des Playoffs 2021. Et c’est spécifiquement ce bilan qui empêche Trae Young d’être plus haut dans le classement du MVP. Mais pour le reste ? On n’a pas grand-chose à redire. Ice Trae a réalisé une campagne absolument fantastique sur le plan individuel, terminant à la fois meilleur marqueur et meilleur passeur de la NBA au nombre total de points / passes décisives. Un exploit qui n’avait pas été réalisé depuis un demi-siècle, quand un certain Tiny Archibald jouait encore au basket. Cela vous montre un peu l’ampleur de l’exploit de Young, qui va désormais essayer de mener les Hawks vers deux victoires supplémentaires pour retrouver la scène des Playoffs qu’il affectionne tant.

Stats : 27,4 points, 5,7 rebonds, 6,7 passes décisives, 1,2 interception, 49,3% au tir (dont 34,4% à 3-points) et 76,1% aux lancers-francs
Bilan : 56 victoires – 26 défaites

La saison 2021-22 restera pour toujours celle durant laquelle Ja Morant est entré dans une nouvelle dimension. Celle où il est passé de jeune star à véritable superstar. À chaque fois qu’il était sur le terrain, le phénomène de Memphis a laissé éclabousser son talent ainsi que son côté showman, enchaînant les perfs XXL et les highlights de folie pendant que les Grizzlies accumulaient les victoires. Ja a même terminé top scoreur de la Ligue dans la raquette cette saison, un énorme exploit quand on sait qu’il joue meneur. Alors pourquoi il ne termine que huitième du classement ? Normalement, grosse saison individuelle + succès collectif + hype, ça monte très haut. Problème, Ja a raté trop de matchs (25) pour véritablement se mêler à la course, et l’excellent bilan de Memphis pendant son absence (20 victoires, 5 défaites) joue forcément aussi contre lui au moment de faire les comptes. Pas très grave, il reviendra l’année prochaine pour tout casser.

Stats : 27,9 points, 5,2 rebonds, 4,9 passes décisives, 50,4% au tir (dont 35,2% à 3-points) et 87,7% aux lancers-francs
Bilan : 46 victoires – 36 défaites

Pendant une bonne partie de la saison, DeMar DeRozan faisait partie du Top 5 de notre MVP Ranking, ce dernier cumulant à la fois cartons offensifs, shoots au buzzer et victoires avec les Bulls. Son nom a même commencé à être cité aux côtés de celui de Michael Jordan tellement le roi du jeu mi-distance enchaînait les dingueries. Malheureusement pour lui, même s’il a continué sa très belle campagne individuelle jusqu’au bout, les Taureaux ont perdu leurs cornes entre-temps. De premiers à l’Est, ils sont tombés en sixième position après une accumulation de défaites suite au All-Star Break, en particulier contre les poids lourds de la Ligue. DeRozan doit donc se contenter d’une septième place forcément un peu décevante au vu des moments magiques qu’il a pu vivre cette année, mais il a quand même fermé la bouche de nombreux sceptiques.

Stats : 26,9 points, 8,0 rebonds, 4,4 passes décisives, 1,0 interception, 45,3% au tir (dont 35,3% à 3-points) et 85,3% aux lancers-francs
Bilan : 51 victoires – 31 défaites

Une saison aux deux visages, autant sur le plan individuel que collectif. On a d’abord eu droit à un Jayson Tatum irrégulier au milieu d’une équipe de Boston médiocre. Et puis on a eu droit au Jayson Tatum version MVP qui porte des Celtics inarrêtables vers les sommets de la Conférence Est. Si on avait assisté à la deuxième version de JT du début à la fin, il serait aujourd’hui clairement dans la discussion avec les grands favoris pour le trophée, mais Tatum termine finalement aux portes de notre Top 5 car il partait vraiment de trop loin. La bonne nouvelle dans l’histoire, c’est que Jayson est aujourd’hui en pleine confiance avant d’aborder les Playoffs, où il tentera d’emmener Boston le plus haut possible. On souhaite bonne chance aux défenses qui devront l’affronter (coucou les Nets).

Stats : 26,8 points, 5,0 rebonds, 4,8 passes décisives, 1,1 interception, 46,6% au tir (dont 38,3% à 3-points) et 86,8% aux lancers-francs
Bilan : 64 victoires – 18 défaites

« Mon MVP est Devin Booker. Je pense qu’il a été régulier toute l’année et son équipe a vraiment été très bonne. » L’avis de Draymond Green est tranché et il est évidemment recevable. Car quand vous affichez une telle ligne de stats dans la meilleure équipe de la NBA, vous possédez de sacrés arguments dans la discussion du MVP. Dans l’histoire, ce combo a suffi à plusieurs reprises pour remporter le trophée mais la concurrence est telle cette année que Booker devra se contenter d’une place d’honneur dans le Top 5. Peut-être qu’il est un poil défavorisé par le fait de jouer à Phoenix (niveau visibilité c’est pas le mieux…), le rôle de Chris Paul dans l’ascension incroyable des Suns joue un peu contre lui également, et puis les campagnes monstrueuses des mecs situés au-dessus ne peuvent tout simplement pas être ignorées. Ceci étant dit, cinquième au classement du MVP, ça reste quand même bien lourd comme accomplissement.

Stats : 28,4 points, 9,1 rebonds, 8,7 passes décisives, 1,2 interception, 45,7% au tir (dont 35,3% à 3-points) et 74,4% aux lancers-francs
Bilan : 52 victoires – 30 défaites

La saison régulière de Luka Doncic s’est terminée sur une blessure au mollet, et l’incertitude est forcément de mise en vue des Playoffs. Un bobo qui tombe très mal pour Dallas surtout que le prodige slovène était dans la meilleure forme de sa campagne 2021-22. On se souvient des premières semaines vraiment pas top de Doncic qui – à cause de quelques kilos en trop – n’était que l’ombre de lui-même, mais il a ensuite redressé la barre comme un véritable MVP. Particulièrement en jambes à partir de janvier, Luka a effectivement enchaîné les perfs de patron pour guider les Mavs vers une quatrième place de l’Ouest synonyme d’avantage du terrain au premier tour des Playoffs, une première depuis… 2011. Pourvu qu’il puisse les jouer, car c’est un peu grâce à lui quand même si Dallas en est là aujourd’hui.

Stats : 29,9 points, 11,6 rebonds, 5,8 passes décisives, 1,4 contre, 1,1 interception, 55,3% au tir (dont 29,3% à 3-points) et 72,2% aux lancers-francs
Bilan : 51 victoires – 31 défaites

Giannis Antetokounmpo possède déjà deux titres de MVP dans son armoire à trophée. Et sa saison 2021-22 est du même calibre que les précédentes. La domination du Freak des deux côtés du terrain est incontestable, il a toujours la dalle malgré le titre de champion NBA remporté l’an passé, son équipe termine sur le podium de sa conférence… bref il coche toutes les cases nécessaires pour rafler une nouvelle fois la mise. Mais quand on a déjà deux statuettes et qu’on est en plus tenant du titre, on affronte à la fois la concurrence et sa propre greatness. Ce qui joue surtout contre Giannis cette année, c’est probablement le bilan des Bucks. Certes il est solide, cependant on pouvait attendre mieux de la part des hommes de Mike Budenholzer. Les absences des uns et des autres (aucun joueur du trio Giannis – Middleton – Holiday n’a dépassé 67 matchs, et Brook Lopez a raté une bonne partie de la saison) ont notamment empêché les Bucks d’enclencher le mode rouleau compresseur, et puis faut bien avouer que la saison régulière n’était pas vraiment une priorité pour eux.

Stats : 30,6 points, 11,7 rebonds, 4,2 passes décisives, 1,5 contre, 1,1 interception, 49,9% au tir (dont 37,1% à 3-points) et 81,4% aux lancers-francs
Bilan : 51 victoires – 31 défaites

Monstrueux, énormissime, exceptionnelle… les superlatifs pour qualifier la saison de Joel Embiid sont nombreux mais en même temps, il en faudrait encore plus tellement Jojo a dominé son sujet cette année. Alors que les Sixers ont dû composer avec la saga Ben Simmons jusqu’en février et le transfert de James Harden, Embiid a été un modèle d’excellence et de régularité pour permettre à Philadelphie de rester dans les hauteurs de la Conférence Est. Le franchise player de Philly a notamment terminé meilleur marqueur de la NBA, une première pour un pivot depuis Shaquille O’Neal en 2000. En plus de ça, il est le premier poste 5 à tourner à plus de 30 pions de moyenne depuis un certain Moses Malone en… 1982. Quand on vous dit qu’il vient réaliser une saison all-time, on ne vous ment pas. Clairement, dans un monde privé de Nikola Jokic, il serait le MVP de la saison 2021-22.

Stats : 27,1 points, 13,8 rebonds, 7,9 passes décisives, 1,5 interception, 58,3% au tir (dont 33,7% à 3-points) et 81,0% aux lancers-francs
Bilan : 48 victoires – 34 défaites

Désolé Jojo, Nikola Jokic est bien de ce monde. Enfin parfois on se demande vu qu’il a tendance à évoluer sur une autre planète. Mais on se comprend. Ce qui fait véritablement la différence cette saison en faveur du Joker, c’est qu’il a guidé une équipe de Denver privée de Jamal Murray et Michael Porter Jr. à 48 victoires au total et une place dans le Top 6 de l’Ouest. Bien évidemment, les stats sont énormes, la polyvalence du bonhomme est majestueuse, et on kiffe tous ses passes venues de Jupiter. Ceci étant dit, faut surtout avoir conscience que le lieutenants de Jokic cette année se nommaient Will Barton et Aaron Gordon et que sans Nikola, Denver serait sans doute une équipe parée pour la Lottery. Le pivot français Rudy Gobert, plutôt bien placé pour donner son avis, l’a dit lui-même : « le trophée se nomme Most Valuable Player, alors je voterais pour Jokic ». Nous aussi.

Mentions honorables : Kevin Durant (Nets), Stephen Curry (Warriors), Chris Paul (Suns), Jimmy Butler (Heat)

Après une longue campagne caractérisée par une course absolument exceptionnelle pour le plus prestigieux des trophées individuels, Nikola Jokic est notre MVP de la saison 2021-22. D’accord ? Pas d’accord ? Plutôt Giannis ou Jojo ? C’est le moment ou jamais de donner votre avis en balançant vos meilleurs arguments. 

Le MVP de la saison 2021-22, pour vous c'est :

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