Le Barclays Center : nothing but the Nets

A chaque salle NBA son âme, ses anecdotes et ses bannières accrochées au plafond. Toutes les arènes sont uniques et leurs couloirs cachent bien souvent des secrets qui révèlent leur histoire et leur personnalité. Direction l’état de New York, la ville de New York et plus particulièrement le quartier de Brooklyn, pour une visite guidée du Barclays Center qui accueille les Nets depuis 2012.

La fiche

  • Nom actuel : Barclays Center
  • Adresse : 1 620 Atlantic Avenue
  • Ville : Brooklyn, New York
  • Date d’ouverture : 21 septembre 2012
  • Affluence maximum : 17 732 personnes
  • Propriétaire : Brooklyn Arena Local Development Corporation
  • Surnom : The Blackhouse
  • Prédécesseur : Izod Center

Histoire

C’est l’une des salles les plus récentes de la Ligue. Construite suite au retour des Nets à New York, l’arena ouvre le 21 septembre 2012 et aura coûté la modique somme d’un milliard de dollars. Situé à Brooklyn, elle accueille les Islanders depuis 2015 (hockey sur glace), le Liberty à partir de 2020 (WNBA) et les Nets donc. Le premier événement ayant eu lieu dans ce bâtiment fut un concert de Jay-Z le 28 septembre 2012, rendant ainsi officielle l’ouverture du tout nouveau stade en ville. Depuis 2012, l’enceinte accueille également la Draft NBA.

Le premier match se déroule alors le 3 novembre 2012 face aux Raptors, victoire des Filets de Brooklyn sur le score de 107 à 100 grâce au duo phare de la franchise Deron Williams-Brook Lopez, auteur de 46 points ce soir-là. L’occasion de se rappeler D-Will sur un parquet et son crossover létal, le frère Lopez ne tirait pas encore à trois points et dans le camp d’en face, Andrea Bargnani était titulaire dans une équipe NBA, aux côtés du backcourt Lowry-DeRozan. Belle entrée en matière pour inaugurer ce stade. Avec ce bâtiment dernier cri (la visite c’est par ici) les fans de Brooklyn peuvent prendre place parmi les 17 732 sièges disponibles pour un match de basket répartis en quatre étages. D’après la grille tarifaire, le prix moyen d’un ticket s’élevait à 86 dollars pour la saison 2019-20 et si vous voulez jouer au New-yorkais aisé et vous asseoir à côté du couple Jay-Z-Beyoncé il faudra compter au minimum 500 dollars pour une seule rencontre. En ce qui concerne le parquet, tiens parlons-en d’ailleurs, un changement a été effectué durant l’été 2019 et il est désormais… gris ! Une première dans l’histoire et l’on y retrouve le logo dans le rond central ainsi que le nom de la salle inscrit en bleu dans chaque milieu de terrain, à 45 degrés derrière la ligne à trois points. Certainement le revêtement le plus original de la Ligue pour piétiner ses adversaires (ou pas).

Comme beaucoup d’autres enceintes de la Grande Ligue, le Barclays Center n’accueille pas uniquement des rencontres sportives, et c’est donc plus de 200 événements qui sont organisés à l’année du côté de l’autre stade de New York. Concernant le basket, il n’y a pas encore eu d’affiches importantes tel que le All-Star Game (seulement la soirée des concours en 2015) ou autres NBA Finales et tournois universitaires. En revanche, beaucoup de catch, de concerts et plus récemment, pour les plus geeks d’entre nous, la finale de l’Overwatch League opposant Philadelphie à Londres. Passons désormais aux records, Kyrie Irving aura souillé les Bulls en explosant pour scorer 54 points le 31 janvier 2020, Reggie Evans goba 24 rebonds à deux reprises, le 8 mars 2013 et le 9 avril 2013 alors que trois joueurs sont à égalité concernant le record d’assists. Il s’agit de Spencer Dinwiddie, Shane Larkin et Deron Williams, tous les trois auteurs de 14 caviars.

Meilleur souvenir au Barclays Center

Malgré une histoire clairement jeune à Brooklyn, les Nets auront tout de même réussi à faire chavirer le cœur des fans. Outre la surprenante Draft d’Isaiah Austin en 2014 au Barclays Center, il y a eu de nombreux actes sur le terrain. De la révélation de D’Angelo Russell à la première victoire de Brooklyn à la maison en passant par le match dingue de Deron Williams face aux Bobcats et sans oublier la fois où Brook Lopez est devenu le leader de la franchise en nombres de points marqués, nous avons décidés de nous pencher sur les Playoffs 2014 et plus particulièrement sur ce Game 6 opposant Brooklyn aux Dinos canadiens. Les joueurs de Jason Kidd sont dos au mur et doivent absolument gagner ce match pour forcer une septième rencontre qui aura lieu à Toronto. On connait bien les Raptors des années 2010, bonne équipe de régulière mais alors niveau choke en Playoffs c’est de la même violence que le fameux Choke sign de Reggie Miller. Finissant sur le podium à l’Est, DeRozan et Lowry doivent se farcir les Nets. Après les cinq premiers matchs de la série, les Canadiens sont devants et doivent se rendre au Barclays Center pour tenter de finir cette manche et ainsi passer le premier tour de Playoffs. Du côté de Deron Williams et ses troupes, hors de question d’essuyer un deuxième revers après l’élimination de l’an passé au premier tour. Le public est en feu, les fans veulent jouer plus tard que le 2 mai. L’histoire n’était pas avec eux puisque les Nets affichait un record de 0 victoire pour 4 défaites lorsqu’ils étaient menés 3-2 avant ce match. La rencontre commence bien et sous les assauts de Joe Johnson, les noirs et blancs sont devant à la fin du premier quart (34-19). Le deuxième quart est maîtrisé sous les yeux de Jay-Z et Alan Anderson ira planter un shoot au buzzer de la seconde période et ainsi donner une avance de 19 points à son équipe. Explosion de joie chez les supporters mais il reste encore 24 minutes à jouer. A peine deux minutes plus tard, D-Will se tord la cheville lors d’un lay-up et est obligé de sortir du terrain, il reviendra sur le terrain plus tard mais Paul Pierce et Joe Johsnon assure le lead pendant ce temps-là. L’ultime période est ponctuée par un tir du parking signé Deron Williams pour mener de 12 points à une minute du buzzer final. Les Nets ont forcé un Game 7 grâce aux 23 points du meneur. Comme d’hab en match décisif (à l’époque du moins), Kyle Lowry finit son match avec un affreux 4/16 aux tirs pour onze petits points… Ils auraient mieux fait de faire jouer Nando tiens. Le rendez-vous est pris à Toronto pour un ultime match lors de cette série. Les Nets s’imposeront et passeront donc un tour de Playoffs, le premier en tant que Brooklyn Nets jouant au Barclays Center.

Pire souvenir au Barclays Center

Vous aimez l’odeur des Playoffs ? Ça tombe bien, on reste dans le thème avec le pire souvenir de la jeune histoire du Barclays Center. Retour en 2013 au premier tour encore une fois où les nouveaux locataires se qualifient pour leur première campagne dès la première saison à Brooklyn. Finissant quatrièmes lors de la régulière, ils affronteront les Bulls lors de la première série. Menés 2-1 avant le Game 4, personne n’est prêt pour le match qui aura lieu à Chicago, c’était Dieu déguisé en Michael Jordan déguisé à son tour en Nate Robinson. Kryptonate enfila son costume de super-héros pour planter 34 points en 28 minutes de jeu dans ce match incroyable qui s’est joué en triple overtime. Avec une 3-1 lead, les Bulls réussissent tout de même à perdre les deux matchs suivants à cause du duo Williams-Lopez. On arrive donc au 4 mai et quoi de mieux qu’un Game 7 au premier tour des Playoffs ? Absolument rien alors c’est parti, le Barclays Center répond présent pour l’ambiance. Le match est serré dans le premier quart mais Chicago mène légèrement la danse avec Joakim Noah qui est déjà à 10 points et 5 rebonds ! Deron Williams répond présent également puisqu’il est déjà rendu à 9 points mais ça c’était avant de s’effondrer dans la deuxième période… 8/20 aux tirs pour l’équipe et les Bulls en profitent pour mener 61 à 44 à la pause. L’équipe de l’Illinois a réussi à ramener ses courants d’air frais pour rafraîchir toute la salle d’un coup. Les Nets ne se laissent pas décourager et c’est Gerald Wallace qui ramènera ses coéquipiers dans la course avec trois bombes depuis le parking pour ramener les siens à moins de 10 points de retard à la fin de la troisième période. Le dernier quart-temps sera malheureusement une formalité pour la Windy City, s’imposant dans ce Game 7 derrière un Jooks en 24/14/6. Iso Joe aura été bien dégueulasse (2/14 aux tirs) et c’est Jay-Z qu’ira l’engueuler dans les couloirs, fin de saison pour les Nets mais tant pis, ce n’est que la première campagne après tout.

Maillots retirés au plafond du Barclays Center

  • #3 : Drazen Petrovic, le 11 novembre 1993
  • #5 : Jason Kidd, le 17 octobre 2013
  • #23 : John Williamson, le 7 décembre 1990
  • #25 : Bill Melchionni, en septembre 1976
  • #32 : Julius Erving, le 3 avril 1987
  • #52 : Buck Williams, le 11 avril 1999

Palmarès au Barclays Center

  • Meilleur bilan : 49-33 (2013)
  • Pire bilan : 20-62 (2017)

Et maintenant ?

Après avoir réussi à se sortir du trade horrible réalisé avec les Celtics incluant Paul Pierce, Kevin Garnett et les tours de Draft des dix prochaines années, les Nets sont revenus sur le devant de la scène grâce à D’Angelo Russell notamment. Kevin Durant et Kyrie Irving viennent d’arriver en ville et si ce dernier n’a pas la réputation d’être un bon metteur d’ambiance au sein du vestiaire, Brooklyn lui fait confiance pour ramener la coupe à la maison.

Tous les fans qui se cachent depuis 2015 peuvent ressortir leurs casquettes, maillots et t-shirts car le noir, gris et blanc revient à la mode ! Le duo à la lettre K se chargera de mettre l’ambiance au Barclays Center pendant encore quelques années, sauf si KD décide de rejoindre un adversaire plus fort…

Source image : YouTube/Brooklyn Nets


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