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Nets – Raptors, Analyse du Game 6 : trop attentiste, Toronto ne peut empêcher l’inéluctable

En se faisant réprimer d’une amende de 25 000 dollars quelques heures avant cette rencontre capitale, Jason Kidd avait d’une certainement manière mis la pression et influé sur le cours d’un match dominé de la tête et des épaules par les banlieusards de New York, à savoir ses Nets de Brooklyn. Score final 97-83 avec un nouveau game 7 à la clé qui semblait arriver gros comme une maison… Analyse.

Ce qu’on attendait

On n’aurait pas pu imaginer Brooklyn passer à côté de cette opposition durant laquelle les efforts fournis dans la deuxième partie de leur saison était sur la ligne ; avec des puits de science tels que Paul Pierce et Kevin Garnett (25 points et 11 rebonds cumulés), l’élimination était une pensée inimaginable dans ce game 6 très attendu. A l’inverse, les Raptors avaient l’occasion d’en finir et d’avancer en demi-finales, une opportunité à 3-2 qui pouvait faciliter l’exécution de leur plan et leur permettre de prendre des risques offensivement. Entre le souci de conclure et celui de survire à tout prix, la pression était bien palpable dans les deux camps, au centre d’un Barclays Center quelque peu plus bruyant qu’à l’accoutumée, tout de blanc vêtu.

Ce qu’il s’est passé

Un « choke » classique de jeunesse, en bonne et due forme de la part de Dinos qui n’ont jamais montré l’envie et la manière de s’imposer dans ce match à sens unique. Shootant à 38,5 % au tir, dominés dans le compartiment des rebonds, des passes décisives et des interceptions, les poulains de Dwane Casey ont manqué de mordant, très loin de reproduire ne serait-ce que le quart de leurs prestations réussies lors des matchs 2 et 4. Bille en tête, les Raptors axent leur offensive en donnant les clés du camion à leur scoreur DeMar DeRozan (28 unités, 6 prises au rebonds et 4 offrandes), livré à lui-même et bien trop esseulé pour apporter une once de positif dans une partie qui a basculé très rapidement à l’avantage de locaux, plus unis et plus partageurs de la gonfle. De plus, en parallèle d’une attaque terriblement prévisible, les Canadiens n’ont pris aucune précaution à fermer leur raquette, laissant les titulaires new-yorkais les allumer sans discontinuer malgré un léger sursaut en deuxième période.

Il a abusé : Kyle Lowry

Après avoir illuminé de sa classe le match précédent avec 36 points et 6 rebonds, le meneur originaire de Pennsylvanie de 28 ans a fait tout le contraire cette nuit en se rendant inutile au possible : 11 points à 4/16, 4 rebonds, 4 assists et 4 ballons perdus. Mangé en défense et commettant à plusieurs reprises des fautes de frustration, le tempo pour les visiteurs n’a pas été imposé et sans rythme, l’équipe dans son ensemble n’a pas su instaurer une cadence efficace.

Il a assuré : Deron Williams

Moqué par les fans avant le coup d’envoi, l’ancien All-Star du Jazz d’Utah n’a cette fois pas eu besoin que l’on lui sorte les vers du nez en inscrivant 23 points, prenant 5 rebonds et en délivrant 4 passes. Juste et posé dans ses choix, tout comme lors de ces soirées lumineuses où il est en phase avec la pleine lune, Williams a rendu Lowry invisible tout en se montrant décisivement altruiste bien que ses coéquipiers aient craint le pire au début du troisième quart sur une chute, au final sans gravité.

La citation du match : Andray Blatche

« On va gagner ce game 7, c’est garanti. On va mener à bien notre business et aller à Miami. »

Et maintenant ?

Comme annoncé lors de notre preview générale, cette série semblait comme prédestinée à partir au meilleur des 7 matchs, aucun des deux antagonistes ne parvenant à se démarquer véritablement l’un de l’autre. Si Andray Blatche envoie déjà du bois en activant le mode « TrashTalking », les Brooklyn Nets ont l’air déterminés à terminer le boulot sur la route comme ils l’ont fait lors du match n°1. Cependant, les Raptors n’ont pas dit leur dernier mot et pourront toujours compter sur leur public de connaisseurs explosifs afin de retrouver de l’élan et de porter le coup fatal au Air Canada Center.

En un mot, rendez-vous dimanche soir pour le grand final de cette opposition plaisante de la Conférence Est.

Source image : The Canadian Press

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