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Becky Hammon se sent prête pour marquer l’histoire : l’assistante de Pop veut être head coach, encore faudrait-il qu’on l’appelle

Becky Hammon coach

Becky veut franchir le cap ultime !

Source image : YouTube NBA

Assistante de Gregg Popovich aux Spurs depuis 2014 et plus que jamais candidate pour devenir la première femme head coach de l’histoire de la NBA, Becky Hammon n’a cependant pas encore obtenu l’opportunité qu’elle recherche. Mais elle ne se décourage pas, bien au contraire. Becky l’affirme haut et fort, elle est prête à faire le grand saut.   

C’est à travers un entretien avec CNBC que Becky Hammon s’est exprimée après avoir passé plusieurs semaines sur le marché des entraîneurs. On a vu son nom être associée à plusieurs franchises en quête d’un nouveau coach, notamment les Portland Trail Blazers, à la recherche du successeur de Terry Stotts. S’ils ont finalement préféré prendre Chauncey Billups – non sans controverse – comme coach, Becky était finaliste pour le job. Interrogée par rapport au processus d’embauche des Blazers et surtout le choix final de la franchise de l’Oregon, Hammon s’est montrée plutôt compréhensive, elle qui savait que Chauncey était en haut de la liste du manager général Neil Olshey. Mais du coup, on peut se demander si les dirigeants de Portland étaient vraiment intéressés par ses services, ou s’ils ont simplement fait de Becky une finaliste pour mieux faire passer leur choix de prendre Billups, une décision pas mal critiquée à cause des accusations d’agression sexuelle ayant entouré ce dernier il y a quasiment 25 ans. L’assistante de Gregg Popovich n’a en tout cas pas eu l’impression d’être utilisée par les Blazers, mais cela ne signifie pas qu’elle n’est pas consciente des barrières qui se trouvent sur son chemin vers un poste de head coach NBA.

« Je savais que j’étais deuxième. Je savais qui ils voulaient. Et je suis OK avec ça, parce que dans n’importe quelle course dont j’ai fait partie au cours de ma vie, j’étais derrière, et je suis OK avec ça. C’est comme ça mais en même temps, je suis consciente de ce que je dois affronter. »

Alors que des rumeurs ont circulé sur le fait que les Spurs auraient volontairement rabaissé Becky Hammon auprès d’autres franchises intéressées par ses services ces dernières semaines, la principale intéressée a préféré rester à l’écart de toute polémique. Elle a surtout voulu rendre hommage à Pop, avec qui elle travaille depuis plusieurs années maintenant. Ancienne star en tant que joueuse WNBA, Becky est devenue assistante aux Spurs en 2014 et depuis, elle n’a cessé de prendre du galon aux côtés de Popovich, séduit par ses qualités et son éthique de travail. Deuxième femme assistante en NBA au moment de son arrivée, première à coacher en tant que numéro un en Summer League en 2015 (une SL gagnée au passage), première à être membre du coaching staff d’un All-Star Game en 2016, et même première à coacher dans un match de saison régulière NBA après l’expulsion de Popovich lors d’une rencontre de décembre 2020, Becky Hammon est une véritable pionnière et elle a tenu à souligner son apprentissage avec le légendaire coach des Spurs.

« Il donne tellement de liberté et de marge de manœuvre à ses assistants, et cela nous prépare plus que ce que les gens peuvent penser. […] J’ai grandi sous ses ordres. Avec lui, j’ai beaucoup appris au niveau tactique et du leadership. Mais il y a eu tellement d’autres choses que mon développement est difficile à quantifier. »

D’autres choses, comme la confiance et les responsabilités accordées par Pop pour permettre de grandir en tant qu’entraîneur. On connaît l’arbre généalogique de Gregg Popovich, qui a donné les outils à beaucoup de ses assistants pour qu’ils puissent se lancer dans le grand bain et surtout réussir. Parmi les derniers à avoir reçu une belle opportunité, on a évidemment Ime Udoka, devenu le nouveau patron de l’équipe des Boston Celtics fin juin. Aujourd’hui, Becky Hammon estime qu’elle a suffisamment grandi pour pouvoir assumer un poste de head coach en NBA. Reste à attendre la bonne opportunité.

« Je dois être le bon coach – pas homme ou femme – le bon coach, pour la bonne équipe, la bonne ville, au bon moment. Je suis prête à être scrutée. Que je fasse tout bien ou tout mal, c’est comme ça. Mon job est de m’affirmer auprès des joueurs, d’être le leader et la personne qui croit le plus en eux. […]

Je suis contente de voir que les lignes bougent. Mais est-ce que je suis satisfaite ? Non. Être satisfait n’a jamais rien amené de grand. Il y a plusieurs prix à payer pour arriver là où vous voulez. Et j’en suis à ce point-là. »

Soutenue notamment par Pau Gasol et d’autres joueurs NBA, Becky Hammon veut franchir le cap ultime. Étant donné qu’il ne reste que deux postes vacants dans la Ligue à l’heure de ces lignes et qu’aucun des deux ne semble lié à Becky, elle ne devrait pas marquer l’histoire tout de suite. Mais on espère que ça va venir, sooner rather than later comme ils disent de l’autre côté de l’Atlantique.

Source texte : CNBC

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