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Au cœur du cirque Lakers – Chapitre #8 : ce n’est plus un cirque là, mais un vrai bordel !

Retour sur une quinzaine chaotique à Lakerland…

Source image : YouTube

The Lakers are back ! Après plusieurs années de vaches maigres, la mythique franchise de Los Angeles est de retour sur le devant de la scène. L’arrivée de LeBron James durant l’intersaison a immédiatement recentré l’attention sur la Cité des Anges, qui détient désormais la plus grande star du basket mondial. Mais outre le King, les Lakers possèdent également un sacré mélange de jeunots aux dents longues et d’anciens un peu tarés. Sans aucun doute, l’équipe californienne mérite d’être suivie de près cette année, sur comme en dehors du terrain. C’est pourquoi TrashTalk vous propose cette rubrique bimensuelle spécialement dédiée au cirque de Los Angeles. C’est parti pour le huitième chapitre !

# SUR LE TERRAIN

Résultats :

  • 27 janvier vs Phoenix : victoire 116-102
  • 29 janvier vs Philadelphia : défaite 121-105
  • 31 janvier @ Los Angeles : victoire 123-120
  • 2 février @ Golden State : défaite 115-101
  • 5 février @ Indiana : défaite 136-94
  • 7 février @ Boston : victoire 129-128

Par où commencer ? Il s’est passé tellement de choses à Los Angeles ces derniers temps qu’on a l’embarras du choix. Allez, on va attaquer avec une bonne nouvelle, histoire au moins de bien débuter parce qu’ensuite, ça sera beaucoup moins drôle. LeBron James, absent depuis Noël, a enfin retrouvé les parquets après 17 matchs d’absence. Alléluia ! Le King a fait son grand retour face aux Clippers fin janvier et il a immédiatement aidé son équipe à décrocher une victoire très importante dans la course aux Playoffs. Un véritable soulagement pour la franchise californienne, qui a galéré comme pas possible durant l’absence du Chosen One. Pour rappel, les Lakers sans LeBron, c’est un bilan de 6-11 et une chute vertigineuse au sein de la Conférence Ouest. Ils sont passés de la quatrième à la neuvième place en un peu plus d’un mois. Il était temps qu’il revienne quoi. Sauf que voilà, ce n’est jamais évidemment de revenir après plusieurs semaines d’absence, même quand on s’appelle LeBron James. Deux jours après la victoire face aux Clippers, LBJ a renoncé au choc face aux Warriors afin d’éviter toute surchauffe. Forcément, c’était mission impossible pour les Lakers à l’Oracle Arena, même s’ils ont failli créer un énorme exploit, eux qui menaient de dix points en deuxième mi-temps avant de s’écrouler. Un scénario terrible qui a d’ailleurs provoqué un petit tremblement de terre dans le vestiaire angeleno après la rencontre. Et puis il y a eu ce match dégueulasse à Indianapolis juste avant la trade deadline. Et quand on dit dégueulasse, on est gentils. 42 points dans les dents, pire défaite de la carrière de LeBron, et une prestation honteuse de la part des Californiens. Que ce soit dans l’effort, dans l’intensité, en défense comme attaque, les hommes de Luke Walton ont proposé une bouillie de basket et ont surtout donné l’impression d’un collectif brisé, comme si les nombreuses rumeurs de transfert autour de l’équipe (et en particulier les jeunes joueurs comme Brandon Ingram, Kyle Kuzma, Lonzo Ball, Ivica Zubac et Josh Hart) avaient finalement eu raison de cette dernière. Bref, ceux qui pensaient que tout allait se régler comme par miracle grâce au retour du Roi ont vite déchanté.

Celui qui déchante aussi un peu, c’est Brandon Ingram. On le sait, sa relation avec LeBron James sur le terrain est loin d’être idéale. A l’heure actuelle, son style de jeu n’est pas vraiment adapté pour s’épanouir aux côtés du King. Depuis le retour de ce dernier, Ingram a forcément moins de responsabilités offensives alors qu’il avait montré de très belles choses en son absence, surtout récemment. Sans James, mais aussi sans Kyle Kuzma, qui a manqué deux matchs fin janvier à cause d’une blessure à la hanche, BI a rappelé à tout le monde qu’il était capable de jouer comme un numéro 2 de Draft. On pense évidemment à son carton face aux Sixers, où il a claqué 36 points (record en carrière) ainsi qu’un très gros dunk sur la face de Corey Brewer. Mais la bonne période d’Ingram ne se limite pas à ça. En effet, le produit de Duke a enchaîné les belles performances. Lors des cinq matchs qui ont précédé le retour de James, Brandon a tourné à 23,2 points, 4,6 rebonds et 3,4 passes décisives en moyenne, avec un taux de réussite de 64,4 % au tir ! Et lors de l’absence du King à Golden State, il a également franchi la barre des 20 points. Pas rien quand même. Mais plus que les stats, on a vraiment senti un Ingram engagé, agressif, et bien décidé à poser son impact sur le jeu. On le répète souvent mais BI, c’est un joueur qui a vraiment besoin d’avoir la gonfle dans ses mains. Il sait scorer, il est très talentueux et possède également des vrais qualités de playmaker dont on ne parle pas forcément souvent. Quand LeBron est là, il est automatiquement bridé. Et s’il fallait une image pour symboliser tout ça, ce serait sans aucun doute cette scène lors de la débâcle des Lakers face aux Pacers, quand les fans d’Indy ont chanté « LeBron’s gonna trade you » au moment où BI était sur la ligne des lancers francs.

Entre les mauvais résultats, les rumeurs de transfert, les tensions dans le vestiaire et le retour de LeBron qui est loin d’avoir réglé tous les problèmes, on peut dire que le cirque Lakers s’est transformé en bordel au cours des deux dernières semaines. Heureusement, tout cela a été un peu atténué par l’exploit des hommes de Luke Walton au TD Garden de Boston jeudi. Alors qu’ils semblaient complètement à la ramasse, les Californiens sont allés chercher une victoire inespérée face aux Celtics grâce en grande partie à une adresse insolente du parking. 22 tirs à trois points réussis sur 41 tentés dans cette rencontre, un nouveau record de franchise, ce qui est assez ironique quand on connaît les galères des Lakers au shoot cette saison. Mais ce succès, il a aussi été remporté grâce à un buzzer beater de Monsieur Rajon Rondo, qui s’est rappelé au bon souvenir de son ancienne équipe. Avec un LeBron en triple-double, un Kyle Kuzma retrouvé après plusieurs prestations moyennes (à cause surtout de sa hanche), les belles contributions de JaVale McGee, Rajon Rondo, Brandon Ingram (notamment en défense) et l’apport du banc (essentiellement Lance Stephenson et Kentavious Caldwell-Pope), Los Angeles a montré un visage complètement différent de celui face à Indiana. Le jour et la nuit, tout simplement. Une belle réaction d’orgueil donc, qui peut s’expliquer par le fait qu’aucun transfert majeur incluant Anthony Davis n’a finalement été réalisé par les Lakers au cours de la trade deadline. Cette épée de Damoclès présente au-dessus de certains joueurs a donc été temporairement retiré (au moins jusqu’à l’été prochain), ce qui a pu avoir un effet libérateur. Reste à voir désormais si cette victoire est un one shot ou le déclic qui va permettre aux Lakers de réaliser une belle série afin d’arracher leur place en Playoffs à la fin de la saison.

# DANS LES COULISSES 

En coulisses, on vient de vivre deux semaines assez folles chez les Lakers. Fin janvier, le franchise player des Pelicans Anthony Davis a secoué le monde de la NBA en déclarant qu’il ne comptait pas prolonger à New Orleans et qu’il voulait se faire transférer vers une équipe capable de jouer le titre. Evidemment, le président des opérations basket Magic Johnson et le manager général Rob Pelinka ont immédiatement réfléchi afin de trouver un moyen pour récupérer la superstar des Pels avant la trade deadline. Pour rappel, cette dernière marquait une date clé dans ce dossier puisque les Celtics, l’un des grands favoris dans la course à AD, ne pouvaient pas réaliser de transfert à ce moment-là à cause du contrat designated de Kyrie Irving. Pendant deux semaines, on a donc entendu des rumeurs de partout et les Lakers ont proposé plusieurs packages, en offrant de plus en plus, pour tenter de convaincre la franchise de Louisiane de lâcher son joyau. Lonzo Ball, Brandon Ingram, Kyle Kuzma, Ivica Zubac, Josh Hart, des tours de draft, des vétérans en fin de contrat, le Staples Center, les droits sur le fils à LeBron… Magic n’a pas hésité à proposer du lourd dans le but de faire craquer le manager général des Pels Dell Demps, tout en acceptant de prendre des contrats relous en échange. Même nous, on s’est demandés comment la mythique franchise californienne pouvait faire pour atteindre son objectif.

Mais au final, cette trade deadline fut un vrai flop pour les Lakers. Anthony Davis, tant convoité par Los Angeles, est resté à New Orleans. Pas de transfert à la trade deadline, il faudra attendre l’été prochain pour espérer récupérer le monosourcil, ce qui signifie que Celtics rentreront officiellement dans la danse. Et ça, c’est évidemment une très mauvaise nouvelle étant donné que Boston peut potentiellement proposer un package supérieur à celui des Lakers. En sortie de trade deadline, on a donc un peu l’impression que les Californiens ont laissé passer leur chance, même si la décision des Pelicans de ne pas transférer Unibrow n’est pas vraiment surprenante, eux qui veulent maximiser leurs options et régler ça selon leurs envies et leur propre timing.

En ratant le coche pour Davis, les Lakers ont non seulement échoué dans leur quête mais ils ont surtout déstabilisé leur collectif, comme on a pu le voir à Indiana par exemple. Magic Johnson est conscient de ça et a donc décidé de faire le nécessaire pour essayer de recoller un peu les morceaux afin que l’équipe se reconcentre vers l’objectif principal de cette saison, à savoir retrouver les Playoffs. Magic s’est ainsi déplacé à Philadelphia, où jouent les Lakers dimanche, pour envoyer un message d’encouragement à l’ensemble de l’équipe (via le Los Angeles Times).

« J’adore notre équipe, j’adore nos gars. Se retrouver dans les rumeurs de transfert, se faire transférer, c’est la partie difficile de notre business. C’est la partie difficile des sports professionnels, mais ils se sont retrouvés et ont très bien joué à Boston. Mon boulot est de m’assurer que l’équipe reste ensemble et concentrée sur notre but, qui est de faire les Playoffs. »

– Magic Johnson.

Pour espérer atteindre les Playoffs, les Lakers vont avoir besoin des contributions de leurs nouveaux joueurs acquis lors de la trade deadline. Parce que même si Davis n’est pas arrivé dans la Cité des Anges, la franchise californienne a réalisé quelques petits mouvements qui n’ont d’ailleurs pas vraiment convaincu dans l’ensemble. Certes, l’arrivée de Reggie Bullock en provenance de Detroit est une bonne acquisition car on parle d’un vrai shooteur extérieur qui tourne à 12,1 points de moyenne et surtout 38,8 % du parking cette saison. Afin de le récupérer, les Lakers ont lâché le rookie Svi Mykhailiuk et un deuxième tour de Draft 2021. Pour un gars comme Bullock, c’est peu et ça renforce clairement l’équipe sur le très court terme (à noter que Bullock est dans sa dernière année de contrat). Par contre, l’autre transfert réalisé par Los Angeles est beaucoup plus contestable. Michael Beasley et Ivica Zubac ont été envoyés aux Clippers contre Mike Muscala. En voyant ce trade, on imagine que beaucoup de fans des Lakers ont eu des envies de meurtre. Non pas à cause de Beasley, un vétéran en dernière année de contrat qui ne s’entendait pas vraiment avec le coach Luke Walton, mais à cause de l’intégration du jeune pivot croate dans la transaction. Lâcher Zubac dans un trade pour récupérer Mike Muscala, c’est quoi ce deal foireux ? Zu a été plutôt séduisant cette saison sous le maillot des Lakers et a même été inclus dans les offres pour récupérer Anthony Davis. Il représentait soit un joueur d’avenir, soit une pièce intéressante dans le cadre d’un potentiel échange. Aujourd’hui, il ne représente plus rien. Alors oui, ce transfert permet de récupérer un intérieur shooteur et surtout de libérer une place dans l’effectif afin de pouvoir signer un joueur supplémentaire (coucou Melo), mais c’est cher payé. A voir maintenant comment les Lakers vont utiliser ce dernier spot dans l’effectif. Ils seraient notamment intéressés par Markieff Morris, transféré de Washington aux Pelicans puis coupé dans la foulée, à condition que ce dernier soit en bonne santé, ce qui n’est pas le cas pour l’instant.

Vous l’avez compris, c’était un peu du grand n’importe quoi. Et pour couronner le tout, LaVar Ball est sorti de sa torpeur pour balancer quelques déclarations explosives. Luke Walton, Kyle Kuzma, Brandon Ingram, Josh Hart, ils en prennent tous pour leur grade (via USA Today).

« Les Lakers ont donné à mon fils (Lonzo Ball) une attitude de perdant. Si vous regardez mes garçons, ce sont des gagnants. Ils ne perdent pas souvent. Quand il est arrivé aux Lakers, Luke Walton était le pire des coachs pour Lonzo car il avait une mentalité de loser. Cela faisait trois ans qu’ils perdaient.

Lonzo rend chaque joueur meilleur. Il a fait ça toute sa vie. Personne n’aurait entendu parler de Kuzma si Lonzo n’avait pas été là lors de la Las Vegas Summer League. Vous avez vu quand Kuzma joue pour lui ? Hart, Ingram sans Lonzo ? Ils n’arrivent à rien. Ils se détériorent. »

Même LeBron et Magic ont pris cher. Invité de l’émission Undisputed sur FOX Sports, LaVar a notamment clashé le King par rapport à son âge et ses pourcentages aux lancers francs (c’est vrai que Zo assure un max sur la ligne…), avant de remettre en question le pouvoir de décision de Magic en disant que ce dernier n’était « qu’un symbole » et rien d’autre.

Un bordel, tout simplement.

# DATES DE TOURNÉE

Deux prochaines semaines :

  • 10 février @ Philadelphia
  • 12 février @ Atlanta
  • 21 février vs Houston
  • 23 février @ New Orleans

A l’approche du All-Star Break, les Lakers vont tenter de confirmer leur joli succès à Boston en négociant bien les deux prochains matchs. Ça commence dès ce soir à Philly pour une rencontre qui promet beaucoup et qui sera à suivre en direct du Flow Paris ! Le cirque de Los Angeles sera ensuite en déplacement du côté d’Atlanta pour le dernier match avant la petite trêve, qui sera très utile pour recharger les batteries, autant sur le plan physique que psychologique. Et puis derrière, il y a les Fusées de James Harden qui vont débarquer au Staples Center, avant une rencontre avec les Pelicans d’un certain Anthony Davis.

TrashTalk vous donne désormais rendez-vous le 24 février prochain, pour vous donner des nouvelles du cirque Lakers. En attendant, prenez soin de vous. 

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