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Le Top 10 des joueurs NBA sous pression en 2021-22 : zoom sur ces stars qu’on attend au tournant cette saison

James Harden, Russell Westbrook, Chris Paul, et plein d’autres encore.

Source image : montage TrashTalk

Chaque année, avant le début de la saison NBA, on a plusieurs joueurs dans notre collimateur. Soit parce qu’ils ont chié dans la colle la saison précédente, soit parce qu’ils ont des choses à prouver, soit parce qu’ils se retrouvent dans une situation particulièrement. Ou les trois en même temps. La campagne NBA 2021-22, qui commence officiellement ce soir, ne déroge pas à la règle. Bien au contraire, il y a pas mal de monde sur la liste ! 

Russell Westbrook

L’histoire est belle. Russell Westbrook est de retour chez lui à Los Angeles et possède une magnifique opportunité pour remporter enfin son premier titre NBA aux côtés de LeBron James et Anthony Davis. Mais qui dit magnifique opportunité dit aussi pression. La pression de jouer chez lui, la pression de montrer qu’il est capable d’évoluer avec le King et AD, la pression d’un contrat à plus de 200 millions de dollars, la pression de la bague évidemment… bref, la pression. Les Lakers – champions NBA 2020 – ont recruté spécifiquement Russell Westbrook pour retrouver les sommets après l’échec de l’an passé. Au Brodie de montrer qu’ils ne se sont pas trompés. Sinon, l’étiquette du meneur stat padder qui ne gagne pas en Playoffs risque de rester collée sur le front de Russ pendant longtemps…

James Harden

James Harden a partagé pas mal de choses avec Russell Westbrook durant sa carrière et comme ce dernier, il est toujours à la recherche de son premier titre NBA. Arrivé à Brooklyn début 2021 après une fin en queue de poisson à Houston, le Barbu est désormais aux commandes de l’un des grands favoris pour la bague cette saison. Avec Kevin Durant à ses côtés, il ne peut pas dire que son équipe n’est « tout simplement pas assez bonne » comme c’était le cas lors de ses dernières semaines chez les Rockets, bien au contraire. Et il n’hésite pas à afficher les ambitions des Nets, qui seront « effrayants » selon ses propres mots. C’est simple, tout autre résultat que le titre serait un échec pour Harden et les Nets, peu importe si Kyrie Irving revient ou pas. Et s’il ne revient pas, cela mettra d’ailleurs encore plus de pression sur les épaules de Ramesse, qui devra assurer du scoring et du playmaking à l’arrière pour maximiser le potentiel de Brooklyn. Parfois critiqué pour ses craquages en Playoffs, James Harden ne peut aujourd’hui pas se permettre de passer au travers.

Karl-Anthony Towns

Karl-Anthony Towns a vécu beaucoup de choses ces derniers temps, autant sur le plan personnel que professionnel. Pour lui, cette saison 2021-22 doit être celle où il retrouve le chemin de la lumière. Entre les blessures, les résultats collectifs des Wolves, les changements incessants au sein de sa franchise et les tragédies qui ont touché sa famille lors de la période COVID, KAT était pas mal dans l’ombre ces deux dernières saisons alors qu’il restait sur deux sélections All-Star. Peut-il redevenir cet intérieur dominant sur l’ensemble d’une saison et porter les Loups à un niveau respectable ? Avec son copain D’Angelo Russell et la pépite Anthony Edwards, Towns a du talent à ses côtés et les Wolves ont montré en fin de saison dernière qu’ils pouvaient être compétitifs, eux qui veulent au moins se mêler à la course au play-in tournament. On attend de KAT qu’il donne le ton comme un véritable franchise player, et qu’il rappelle à tout le monde quel incroyable talent il est.

Chris Paul

L’histoire était belle. Lors de sa toute première saison à Phoenix l’an passé, Chris Paul a permis aux Suns de décoller jusqu’à atteindre les Finales NBA, les premières de CP3 en carrière. Bref, une véritable masterpiece du Point God… jusqu’au Game 3 face aux Bucks sur la plus grande scène. Quatre défaites de suite pour Phoenix, avec un Chris Paul qui connaît quelques gros trous d’air dans les moments importants, en particulier le match 4 qui fut un tournant dans la série. Toujours pas de titre donc pour CP3, qui reste ainsi dans la discussion des meilleurs joueurs de l’histoire à ne pas avoir de bague. Le genre de distinction qui dérange forcément un compétiteur comme Cricri, qui espère que l’opportunité qu’il a manquée il y a quelques mois se représentera un jour. Pas gagné. En tout cas, à 36 balais, Chris Paul a signé un nouveau gros contrat avec les Cactus (120 millions sur quatre ans, deux premières années full garanties), qui devront confirmer cette année leur magnifique parcours de la saison passée. Pas gagné non plus.

Zach LaVine

Avec toutes les attentes et la hype grandissante entourant les Bulls, impossible de ne pas mettre un joueur de Chicago. Et quand on parle des Taureaux, impossible de ne pas parler de Zach LaVine. Il l’a souvent répété, il veut absolument jouer les Playoffs, lui qui n’a jamais goûté à l’atmosphère de la postseason au cours de sa carrière. Conscient de la situation contractuelle du dunkeur fou (dernière année de contrat), le nouveau management de Chicago l’a entendu et a fait ce qu’il fallait pour apporter à LaVine un meilleur supporting cast : Nikola Vucevic, DeMar DeRozan, Lonzo Ball, Alex Caruso… LaVine ne pourra pas dire qu’il est mal entouré cette année. Mais est-ce que les Bulls vont décoller pour autant après des années de galère ? Cela dépendra de plusieurs paramètres dont la capacité de Zach à s’adapter à cet effectif largement modifié. Il reste sur la meilleure saison de sa carrière sur le plan individuel, maintenant ses exploits doivent se traduire sur le plan collectif. La ville de Chicago n’attend que ça.

Anthony Davis

On connaît tous la greatness d’Anthony Davis, et il possède déjà une bague de champion NBA au doigt. Mais alors, que fait-il dans cette liste ? Eh bah disons que depuis la bulle de Mickey, AD a eu du mal à confirmer, lui qui a connu une saison bien galère au niveau des pépins physiques l’an passé tout en voyant ses stats individuelles chuter (22 points et 8 rebonds de moyenne « seulement », 26-9 la saison précédente). Quelque part, il fut le symbole de la campagne décevante des Lakers, diminués et sortis au premier tour des Playoffs NBA 2021 face aux Suns. Alors désormais, ce qu’on attend du monosourcil, c’est qu’il devienne le symbole du renouveau des Lakers, qui font partie des favoris pour le titre avec leur gros roster. Mais ce roster, il est très âgé et la seule star qui possède l’âge d’être à son prime, c’est AD (28 ans). Si les Lakers veulent retrouver les sommets, ça passera obligatoirement par un Davis au sommet de son art, qui est partout en défense et qui est inarrêtable en attaque, comme dans la bubulle d’Orlando.

Kristaps Porzingis

Outre Ben Simmons, est-ce qu’il y a vraiment un joueur qui a pris autant de critiques dans la bouche lors des Playoffs 2021 que Kristaps Porzingis ? À la ramasse dans la série du premier tour face aux Clippers, KP est presque devenu une punchline. Pas loin d’être inutile en attaque, zéro impact en défense (et encore on est gentils), et plus de 30 millions de dollars dans le tableau du comptable, celui qui devait être le lieutenant de Luka Doncic n’était plus que l’ombre de lui-même la saison dernière à Dallas, à tel point que ça a commencé à chauffer au niveau des rumeurs de transfert. Du coup, la grande question qu’on se pose aujourd’hui, c’est : KP peut-il rebondir et aider les Mavericks à franchir un cap ? Avec l’arrivée de Jason Kidd sur le banc en lieu et place de Rick Carlisle, Porzingis devrait être plus impliqué dans l’attaque texane, Kidd voulant baisser la Luka dépendance qui fut évidente en Playoffs. KP a montré des signes encourageants en présaison des deux côtés du terrain, lui qui semble aujourd’hui en bonne forme physique et revigoré. Si Porzingis parvient à redevenir un joueur calibre All-Star – ou pas loin – tout en évitant les bobos, les Mavericks pourraient bien être très dangereux dans le Wild Wild West et enfin gagner une série de Playoffs dans l’ère Luka – KP.

Paul George

Après son craquage dans la bulle de Mickey en 2020, Paul George avait déjà abordé la saison dernière avec pas mal de pression sur les épaules, notamment lors des Playoffs. On se souvient encore des nombreux surnoms balancés à la tronche de Paulo, de Pandemic-P à Wayoff-P en passant par PG-13%. Clairement, il a répondu en patron, lui qui a porté les Clippers jusqu’en Finales de Conférence Ouest malgré la blessure de Kawhi Leonard. De quoi fermer pas mal de bouches. Mais désormais, George devra faire encore plus, car Kawhi n’est pas près de revenir. Le leader c’est lui, et qui dit leader dit responsabilités. On attend de PG-13 qu’il porte les Clippers en attendant le potentiel retour de Leonard. En attaque, en défense, dans le vestiaire, Paulo doit tout simplement confirmer et maintenir les Voiliers à flot dans cette Conférence Ouest encore une fois bien compétitive. Peut-il endosser le costume de franchise player et prouver que ses échecs passés sont définitivement derrière lui ? Il en a les capacités (et le contrat qui va avec), et on l’espère pour lui car les critiques ne vont pas tarder à revenir s’il échoue dans sa mission.

Zion Williamson

Zion Willamson a seulement 21 piges, et n’a que deux saisons NBA derrière lui. Habituellement, à ce stade d’une carrière, la pression n’est pas encore sur les épaules d’un joueur. Mais Zion Williamson n’est pas n’importe quel joueur, il est un phénomène qui représente le présent et l’avenir de la NBA. Sauf que pour l’instant, même si Zion confirme la grosse hype qui l’entoure à travers ses grosses performances individuelles et ses finitions venues de l’espace, les Pelicans peinent à s’envoler et les questions entourant la durabilité de Williamson sont brutalement revenues sur la table. Opéré du pied à la surprise générale durant l’intersaison, Zion va rater le début de la campagne 2021-22 et on ne sait pas exactement à quel moment il reviendra, lui qui doit se faire réévaluer début novembre. Vraiment pas idéal pour une équipe de la Nouvelle-Orléans qui cherche désespérément à se faire une place en Playoffs. Si la pression est surtout sur les Pels et leur manager David Griffin pour entourer au mieux Zion, ce dernier sera forcément pointé du doigt à un moment donné si NOLA continue de galérer. C’est la vie quand on possède l’étiquette de jeune franchise player / phénomène.

Pascal Siakam

Depuis l’arrêt de la saison NBA en mars 2020 à cause de l’arrivée fulgurante du COVID dans la Grande Ligue, Pascal Siakam galère pour retrouver son niveau All-Star. Clairement, sa spectaculaire ascension entamée aux alentours de 2017 a eu du plomb dans l’aile alors qu’il semblait en capacité de prendre le costume de franchise player des Dinos. La saison dernière, Spicy P a lâché des stats honorables (21 points et 7 rebonds de moyenne) mais il n’a pas pu empêcher la saison difficile des Raptors à Tampa, eux qui ont raté les Playoffs pour la première fois depuis 2013. Au contraire, y’a eu quelques embrouilles avec son coach Nick Nurse mais aussi quelques matchs ratés, dont les derniers à cause d’une blessure à l’épaule qui a obligé le Camerounais à passer sur le billard. Au cours de l’intersaison, Siakam s’est même retrouvé dans des rumeurs de transfert, certains se demandant si les Dinos n’allaient pas prendre définitivement le chemin de la reconstruction. Finalement, Pascalou est toujours là : il est le joueur le mieux payé de l’équipe avec plus de 33 millions de dollars, il a fait partie du run magique vers le titre en 2019, et il devra step-up au niveau de son leadership maintenant que le daron Kyle Lowry est parti. Une fois qu’il sera bien remis de son opération à l’épaule, Spicy-P aura pour mission de piquer ses adversaires pour aider les Raptors à rebondir vite.

Dix joueurs, dix stars qu’on attend au tournant cette année. Bien évidemment, la liste n’est pas exhaustive. On pourrait aussi parler de Ben Simmons pendant des heures mais on s’est dit qu’on avait déjà assez mentionné son nom ces derniers jours, semaines et mois. On surveillera donc tout particulièrement les mecs cités ci-dessus, qui devront assurer tout au long de la saison sous peine de se prendre une vague de critiques dans la bouche. Contrairement à ce que disait ce bon vieux Charles, la pression, ce n’est pas qu’un truc qu’on met dans les pneus. 

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