Equipe de France

Rudy Gobert, « l’objectif c’est la médaille d’or à chaque fois » : même sur le parvis de l’Élysée, les Bleus ne pensent qu’à la suite

Rudy Gobert

« Not one, not two, not three… »

Source image : FIBA

La génération Parker derrière nous, il eut été plus logique que l’Équipe de France revoie ses ambitions à la baisse. Et pourtant, quelques semaines après les Jeux Olympiques de Tokyo, nous n’avons jamais été aussi impatients, passionnés, électrisés par les prochaines parenthèses internationales. Toutes ne seront pas glorieuses, c’est certain, mais nul doute que chacune sera disputée. On débrief.

De chaque réussite découle un challenge encore plus difficile à surmonter que le précédent, une vérité que Rudy Gobert n’est pas sans savoir. Sur le parvis de l’Élysée, alors que les Bleus s’apprêtaient à rentrer dégommer un buffet et choper un Ordre National du Mérite, l’intérieur du Jazz a glissé quelques mots aux caméras de L’Équipe, mentionnant notamment « un championnat d’Europe l’année prochaine, puis une Coupe du Monde dans 2 ans ». Eh oui, la donne aurait changé pour le plus tricolore des Mormons qui évoque désormais une chasse permanente à la médaille d’or. Loin de lui l’idée de surfer avec arrogance sur la vague nipponne, ses propos reflètent plutôt un changement de mentalité positif où les Bleus s’assument maintenant dans un costume de favoris. Avec la fin de génération ibérique, le chemin – a minima européen – est grand ouvert pour l’Équipe de France qui n’a plus qu’à faire le boulot lors des prochaines compétitions internationales. Si les Slovènes de Luka Doncic ou la Serbie de Nikola Jokic pourraient encore poser quelques soucis au Bleus, ils n’ont pas – du moins, à notre connaissance – un futur placé sous la houlette de Victorio Wembanyamić. Rien de mieux que le plus populaire des blazes pour imager la suite dorée qui attend nos Tricolores, dont les équipes jeunes performent comme rarement dans le passé. On a pu apprécier l’exceptionnelle campagne lettonne des U19 lors du Mondial de cet été, eux aussi tombés les armes à la main face à Team USA. Les U20 se sont rendus en Géorgie pour remporter leurs cinq matchs de l’Euro Challengers, tout comme les U16 qui, en Macédoine du Nord, ont remporté le même format de tournoi en affichant de grandes qualités balle en main. Le genre d’exemples qui suffisent à déduire, la France sait se renouveler.

Klemen Prepelic pourra le conter à ses gosses, papa s’est fait scotcher par un Chevalier de l’Ordre National du Mérite. Le genre d’anecdote qui claque autant que le cuir contre le plexi, immortalisant douze visages dans l’histoire du basket-ball français. En effet, lundi dernier, les Bleus ont été reçus par Emmanuel Macron à l’Élysée afin de recevoir leurs petite médailles bleutées. Ce n’est pas encore la Légion d’honneur accordée aux Magnifiques de 1998 et 2018, mais cette dernière reste en ligne de mire de Rudy Gobert.

« C’était ma première fois à l’Élysée. J’étais curieux d’en découvrir l’intérieur, de voir comment ça se passerait au niveau protocolaire. Ç’a été une super expérience. Quand tu es jeune, tu rêves d’être un jour honoré de cette manière par ton pays. Mais je compte bien y retourner un jour futur… pour la Légion d’honneur ! » – Rudy Gobert, dans les colonnes de L’Équipe

Petr Cornelie récompensé à l’Élysée, on ne dit pas que la situation est incongrue, simplement qu’il y avait plus de chance pour que ça arrive en ayant sauvé des flammes le chat de sa voisine, plutôt que grâce au basket-ball. Parmi ces douze garçons invités à bouffer des pistaches dans le canap’ du Président de la République, difficile de dire qui ne sera pas reconduit pour les futures missions internationales. On a Frank Ntilikina qui s’apprête à rebondir à Dallas, Vincent Poirier, Thomas Heurtel et Guerschon Yabusele qui cartonnent avec le Real, l’immortel Nando de Colo, laissant ainsi planer deux noms seulement, au-dessus de l’incertitude. Oui, Andrew Albicy – laissé blessé en fond de banc à Tokyo – et Petr Cornelie offrent potentiellement deux spots à qui tapera dans la rétine de Vincent Collet d’ici à l’Euro 2022. Où en sera Victor Wembanyama dans sa préparation pour la Draft 2023, et quels seront ses résultats personnels avec l’ASVEL ? Est-ce qu’un Matthew Strazel ne sera pas devenu plus légitime qu’Andrew Albicy, dont le travail défensif fut jusqu’à présent irréprochable ? Les Théo Maledon et Killian Hayes seront-ils libérés par leurs franchises respectives, à la seule condition que le second nommé hausse tout simplement son niveau de jeu ? Comme dirait n’importe quel lycéen un peu malin pour gratifier ses appréciations sur le bulletin, « un professeur ça se met dans la poche tôt, ou jamais ». Il ne serait donc pas impossible de voir un afflux de nouvelles silhouettes candidater aux prochaines sélections, dans l’optique de correctement s’intégrer quelques années avant les Jeux Olympiques de Paris 2024 qui – même pour un joueur NBA bloqué par sa franchise – restent importantissimes.

« Il y aura d’autres compétitions pour évoluer avant Paris 2024, mais à la maison, on ne peut pas imaginer autre chose qu’une apothéose. J’espère qu’on saura garder cet état d’esprit, cette camaraderie. Ensemble, on peut déplacer des montagnes et continuer d’écrire une histoire encore plus belle. » – Rudy Gobert, dans les colonnes de L’Équipe

Surfer sur la vibe de cet été, pour donner envie à chacun de se dépasser. Désormais, il faut – en plus des 12 joueurs qui ont parfaitement réussi leur commando à Tokyo – prendre en compte de talentueux petits jeunes ayant été inspirés par cette médaille d’argent. Prolongé jusqu’en 2024, Vincent Collet aura fort à faire en purifiant l’embouteillage de candidatures annoncé. M’enfin, des problèmes de riches, direz-vous. 

Sources texte : L’Équipe

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