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Carmelo Anthony ne pense qu’au titre : pour passer de scoreur all-time à… joueur all-time, seule la bague compte

LeBron James Carmelo Anthony 30 août 2020

1) Russ doit être à peu près dans le même mood.
2) Ca tombe bien, LeBron, Russ et AD ont bien envie de gagner le titre aux aussi.
3) Il y a pire franchise que les Lakers pour envisager un tel scénario non ?

Source : NBA League Pass

Fraîchement débarqué à Los Angeles, Carmelo Anthony a plus que jamais l’opportunité de remporter la bague qui manque cruellement à son palmarès déjà bien rempli. Aujourd’hui, si l’on devait résumer la carrière du vétéran en quelques mots, ce serait « l’un des meilleurs scoreurs de l’histoire, oui, mais qui n’a jamais gagné ». Quelque chose nous dit donc qu’un titre cette année pourrait bien changer la legacy du nouveau Laker. 

« Gagner. Avoir une vraie chance de remporter le titre. » Voilà ce qu’a répondu Melo à Chris Haynes lorsque ce dernier lui a demandé quelle a été la raison principale de sa signature aux Lakers. Invité du podcast Posted Up du journaliste de Yahoo Sports, Carmelo est revenu sur sa carrière mouvementée et a expliqué sa signature chez les Angelinos. Tout en n’oubliant pas de faire la promo de son mémoire bien sûr, business is business les amis. Et on comprend bien que le daron de 37 ans soit intéressé par la victoire finale, car c’est l’élément clé qui lui a manqué durant toute sa carrière. Alors certes, ado Melo a gagné le titre NCAA avec Syracuse et Olympic Melo est triple médaillé d’or aux JO. Mais on parle ici de la vraie gagne, le vrai Saint Graal pour tout basketteur, le Larry O’Brien Trophy, que CA n’a même jamais effleuré du bout des doigts. Les faits d’armes principaux du garçon sont pour l’instant une finale de Conf’ perdue contre Kobe en 2009 et sa campagne 2012-2013, lors de laquelle il était le meilleur scoreur de la Ligue (28,7 points de moyenne) – et a honteusement empêché LeBron d’être MVP unanime – mais s’est fait sortir au deuxième tour des Playoffs. Au final cette saison résume un peu ce que beaucoup pourraient dire d’Anthony : un scoreur énorme qui ne gagne pas. Du moins pas suffisamment. Le garçon à beau être 10 fois All-Star, 6 fois All-NBA, le dixième scoreur le plus prolifique de l’histoire et le meilleur joueur du monde lorsqu’il met un hoodie, cette étiquette de scoreur-loser lui colle toujours à la peau dans la tête de nombreuses personnes.

Malheureusement pour la machine à scorer, son comportement, son attitude et ses états d’âme lui font également défaut. Comment oublier par exemple son légendaire refus de sortir du banc à OKC en 2017-2018 ou bien son passage aussi éclair que dégueulasse chez les Rockets juste après ? Heureusement pour le gamin d’Oak Hill, les Blazers lui ont redonné une chance après une année loin des parquets car sinon, on pourrait bien se souvenir de Sweet Melon uniquement comme d’un vieux con aigri. Cette retraite temporaire a du remettre les idées en place au meilleur pote de KG (non) et il en avait bien besoin. Il ne faut pas non plus oublier les rumeurs racontant qu’il aurait choisi de rester à New York en 2014, au lieu de rejoindre Butler et Noah à Chicago pour… toucher un plus gros salaire. À vieux, con et aigri il faudrait donc rajouter perfide et opportuniste, eh beh, il est beau le CV. Enfin bref, certains attribuaient même le surnom Melo à LaMelo Ball avant même que le frère de Lonzo n’arrive chez les grands, c’est dire l’irrespect qui planait autour du personnage Carmelo Anthony pendant des années. Et malheureusement, on est bien obligés de le concéder, c’était un peu mérité.

Nous avons donc ici l’un des meilleurs scoreurs de l’histoire mais étiqueté perdant, aigri et avare. Il va vite falloir redorer ce blason et pour ça, quoi de mieux qu’une bague ? Demandez donc à Dwight Howard, Javale McGee et Rajon Rondo (dans une moindre mesure) comment un titre en tant que role player peut changer la perception du public de nos jours. Le natif de Brooklyn pourrait passer d’une carrière similaire aux cousins T-Mac et Vince Carter à une carrière à la J-Kidd ou Gary Payton et croyez-le, ce n’est clairement pas la même chose. Malgré ses déboires et quoi qu’il arrive, Melmel sera toujours respecté, notamment par ses pairs pour son talent de scoreur générationnel, son footwork, sa longévité et ses fameux « Get the f*** outta here » lorsqu’il prend un rebond. Si les Lakers arrivent à aller jusqu’au bout cette année, il faudra alors faire très attention à l’importance de Carmelo dans ce run. En sera-t-il un élément majeur à l’instar de Ray Allen au Heat en 2013 ou bien un vieux ring chaser qui n’apportera pas grand chose comme Paul Millsap Jared Dudley l’année dernière ? L’impact sur le CV ne sera clairement pas le même selon la réponse. Une perf’ Allenesque serait alors un tremplin pour l’ancien Knick qui se verrait propulsé en héros, changeant ainsi sa legacy à jamais. Néanmoins, bien qu’il en ait fortement envie, CA n’estime pas avoir un besoin vital de se mettre une bague de champion aux doigts :

« J’ai déjà accompli beaucoup, j’en suis déjà à ma 19ème saison en NBA. J’ai gagné un scoring title, j’ai été plusieurs fois All-Star et All-NBA… La seule chose que je n’ai pas, c’est ce titre NBA mais j’ai gagné à tous les niveaux (lycée et fac). Je suis en paix avec ça, si je prends ma retraite sans être champion NBA, ça me va. […] Mais cette année, je suis aux Lakers, on doit gagner, c’est indiscutable. Je dois y penser à chaque seconde. » – Carmelo durant le podcast de Chris Haynes

Joueur au talent incroyable donc mais à la legacy controversée, voire décevante, cette année Melo pourrait bien balayer toutes les critiques en devenant un vrai facteur important dans le potentiel titre des Lakers. Mais pour ça il faudra déjà gagner, ce qu’il a un peu perdu l’habitude de faire ces derniers temps. 

Source texte : Yahoo Sports

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