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Officiel, les Raptors ne disputeront pas les Playoffs : une première depuis 2013, toutes les belles histoires ont une fin

raptors jurassic park

C’est désormais coucouche panier pour les Dinos.

Source image : YouTube

A celui qui a décidé de ne mâter aucun match NBA cette saison pour se faire l’intégrale en replay pendant l’été, spoiler : les Raptors ne disputeront pas les Playoffs après une saison mi-figue mi-raisin et avec indéniablement pas assez de pêche pour espérer quelque chose au bout. Que voulez-vous, on ne peut pas être le champion surprise tous les ans.

Le scénario était posé sur la table cette nuit : si les Pacers battaient les Cavs, les Raptors diraient au revoir au play-in et donc aux Playoffs. Dans le même temps, il aurait évidemment fallu que les Raptors dévorent la dernière semaine de saison régulière pour espérer ne pas terminer bredouille : mission impossible, donc. Bredouille, c’est sans aucun doute l’état dans lequel ils étaient lorsqu’ils ont su que leur destin étaient dans les mains des Cavs et leurs dix défaites consécutives avant d’accueillir les Pacers. Pas de Tom Cruise à l’horizon pour sauver l’équipe pensionnaire cette saison de l’Amalie Arena de Tampa, mais plutôt un Domantas Sabonis dans le rôle de Chris Pratt dans Jurassic World: Fallen Kingdom, qui dit aux Raptors de se calmer car il s’est mis les Cavs dans sa poche arrière et que les petits dinosaures peuvent donc ranger le pop-corn et sortir les mouchoirs. Il était forcément difficile d’espérer un retournement de situation pour les Raptors car dans cette dernière ligne droite avant la post season, les Bulls se sont mis à gagner des matchs et les Wizards ont pratiquement marché sur l’eau, formant un duo de co-pilotes qui a foutu définitivement Toronto trop loin dans le rétro.

Et il faut dire qu’il était peut-être un poil tard pour se réveiller pour l’équipe délocalisée. Des périodes catastrophiques comme celle entre le 24 février (et non le 14 février car c’est loin d’être l’amour fou entre Toronto et Tampa) et le 30 mars ont vu les champions 2019 enchaîner 15 défaites en 17 matchs : ça sentait donc le Raptor grillé voire cramé depuis un moment. Mais puisqu’il n’y a jamais qu’une seule personne qui a tort dans un couple, bien évidemment que le boys band canadien n’a pas toujours eu de la chance cette saison. Comme beaucoup de franchises NBA, il a fallu jongler avec les blessures, mais à la différence près que l’équipe au maillot au scapulaire n’a pas la même profondeur de banc que certaines écuries. Ces indisponibilités auront au moins permis à un première année, méconnu à son arrivée, de se révéler puisque Malachi Flynn, 29e choix de la dernière Draft, a été élu rookie du mois d’avril de la Conférence Est : première pour Toronto depuis Norman Powell en avril 2016. Dans le même temps, deux big Raptors ont mis à mal l’équilibre de la troupe des Dinos et démontré aussi l’ambiance qui règne dans le vestiaire et l’envie d’avancer ensemble (non). Pascal Siakam avait été suspendu un match en janvier pour avoir quitté le terrain avant les autres et avait été sanctionné de 50 000 billets deux mois plus tard pour une altercation verbale avec son entraîneur, Nick Nurse. Rien de bien glorieux, donc. Ajoutez à cela un Kyle Lowry, l’essence même de la franchise canadienne depuis neuf ans, dans toutes les rumeurs possibles et inimaginables de départ, et vous avez vos Raptors agglutinés à la 12e place de la Conférence Est.

Direction les vacances pour les Raptors et elles ne sont pas méritées mais sonnent au moins la fin du semi-calvaire 2020-21. Des réglages sont évidemment en vue pour une équipe qui, on l’espère, va pouvoir regagner son Air Canada Center (oui c’est Scotiabank Arena maintenant on sait). Et dans Air Canada Center, il y a le mot « air » donc prenez l’air les Dinos et retrouvez la banane.

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