One-on-One

John Wall et DeMarcus Cousins enfin réunis en NBA : dix ans après Kentucky, c’est l’heure des grandes retrouvailles

Ils sont pas mignons ?

Source image : YouTube

Transféré de Washington à Houston après une décennie dans la capitale américaine, John Wall va découvrir un nouvel univers mais surtout retrouver un ancien coéquipier chez les Rockets, monsieur DeMarcus Cousins. Ça y est, Jean Mur et DMC vont évoluer sous le même maillot en NBA, comme au bon vieux temps quand ils évoluaient chez les Wildcats du Kentucky. 

Respectivement sélectionnés en première et en cinquième position par Washington et Sacramento lors de la Draft 2010, John Wall et DeMarcus Cousins s’imaginaient jouer ensemble depuis longtemps, mais probablement pas de cette manière. Car le meneur et le pivot débarquent aujourd’hui à Houston avec le statut de grands noms aux gros bobos, chacun restant sur une saison blanche et une campagne 2018-19 d’une trentaine de matchs seulement. Mais les Fusées ont voulu tenter le pari DMC en lui proposant un contrat non garanti d’un an il y a une dizaine de jours, avant de faire ce transfert dans la nuit de mercredi à jeudi pour ramener Jean Mur en ville en échange de Russell Westbrook. Et très vite, l’ami DeMarcus a réagi avec un petit smiley qui signifie beaucoup.

Une courte mais belle aventure à la fac

Deux prospects cinq étoiles à la sortie du lycée, membres de la même équipe au Nike Hoop Summit de 2009 mais adversaires au Jordan Brand Classic la même année, John Wall et DeMarcus Cousins ont tous les deux débarqué à Kentucky pour jouer sous les ordres de John Calipari, coach universitaire réputé qui venait tout juste de quitter Memphis. À l’époque, le changement de cap de coach Cal avait provoqué un joli remue-ménage, Jean Mur et DMC envisageant sérieusement de jouer pour les Tigers dans un premier temps. Mais c’est finalement bien sous les couleurs des Wildcats que John et DeMarcus ont vécu leur aventure universitaire lors de la saison 2009-10, accompagnés également par les futurs NBAers Eric Bledsoe et Patrick Patterson. Une sacrée équipe, qui possédait de grandes ambitions avec le titre national en ligne de mire. Une saison, 35 victoires en 38 matchs, une grosse hype à domicile comme en déplacement, et un titre de champion de la Southeastern Conference. Certes, le titre national a échappé à John Wall et DeMarcus Cousins malgré leurs exploits (ils ont tous les deux été introduits au Hall of Fame de l’université du Kentucky), les Wildcats tombant au stade de l’Elite Eight lors de la March Madness, mais les deux n’oublieront jamais cette aventure humaine très spéciale, entre sacrifices, solidarité et amitié.

Jouer ensemble en NBA, un kiff de longue date

Les liens formés à l’université du Kentucky ont survécu à l’épreuve de la NBA, quand les chemins se séparent et où le business est roi. John Wall et DeMarcus Cousins ont répondu aux attentes sur le plan individuel en s’imposant parmi les meilleurs joueurs de la Ligue à leur poste. Nommés dans la All-NBA Rookie Team et membres du Rookie Challenge en 2011 (où les deux avaient cartonné avec un Wall MVP et un DMC meilleur marqueur), ils ont enchaîné les sélections au All-Star Game quelques années plus tard. Cinq de suite pour Jean Mur entre 2014 et 2018, quatre pour DMC sur la même période (2015-18). Et si le premier a connu beaucoup plus d’expériences en Playoffs que le second, ils sont restés proches comme au premier jour, rêvant de jouer à nouveau ensemble pour se rappeler au bon souvenir de l’université. Il y a encore quelques mois, Wall aurait fait pression sur le management des Wizards pour signer Cousins dans la capitale, et visiblement c’était un souhait de longue date. En 2017, avant qu’il ne se fasse transférer de Sacramento à la Nouvelle-Orléans, DeMarcus semblait chaud pour rejoindre son copain à Washington. Les deux imaginaient même un trio avec Eric Bledsoe – autre joueur formé à Kentucky – à Washington, Sacramento ou Phoenix (où évoluait E-Bled entre 2013 et 2017).

Deux potes aux galères similaires

Ce qui a probablement rapproché encore plus John Wall et DeMarcus Cousins ces dernières années, c’est la solitude qui accompagne les grosses blessures. On l’a déjà mentionné au-dessus, ils ont chacun connu des séjours prolongés à l’infirmerie, passant ainsi de joueur dominant à star au corps fragile. Frères de galère en quelque sorte. La différence, c’est que Jean Mur a tout de même réussi à toucher le pactole contrairement à DMC mais ça, c’est une question de timing. Pour Cousins, la chute a véritablement commencé le 26 janvier 2018, avec cette rupture du tendon d’Achille lors d’un match opposant les Pelicans aux Rockets alors qu’il était en plein boom. L’une des pires blessures pour un basketteur, une blessure qui touchera… John Wall un an plus tard, ce dernier glissant sur une peau de banane chez lui. Paye ton sujet de conversation lors des soirées entre potes. Jean Mur n’a pas foulé les parquets depuis cet épisode, tandis que DeMarcus a lui enchaîné les gros bobos. Déchirure du quadriceps lors de son deuxième match de Playoffs en carrière en avril 2019, puis rupture d’un ligament croisé en août de cette même année juste après avoir signé aux Lakers. Dans le genre poisse, difficile de faire pire. On espère désormais que les deux pourront retrouver à Houston un niveau qui rappelle un minimum leurs belles années, en évitant le plus possible l’infirmerie. Pour Wall, on se dit qu’il y a moyen, les derniers bruits de couloir mettant en avant la grande forme du bonhomme. Mais pour Cousins, on se dit qu’il revient quand même de loin. Mais qui sait ce qu’il peut se passer ?

John Wall et DeMarcus Cousins. Deux potes qui s’apprécient depuis l’université, deux joueurs qui sont restés copains depuis leur entrée en NBA il y a dix ans, et deux gars qui voulaient à nouveau porter le même maillot comme au bon vieux temps. Leur souhait va donc se réaliser à Houston, sans doute pas comme ils l’imaginaient, mais l’opportunité est là.

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