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Free Agency 2020 – les pivots disponibles : désolé Mike D’Antoni, les big men n’ont toujours pas disparu

Harrell

Montrezl Harrell cible numéro un chez les pivots ?

Source image : NBA League Pass

Alors que l’on se rapproche d’une reprise de la NBA, on en profite pour finir notre tour d’horizon des joueurs qui vont animer la Free Agency. Après les meneurs, les arrières, les ailiers et les ailiers-forts, on attaque les pivots. 

Extinction : absence de descendants mettant fin à une variété, à une espèce animale ou végétale. Si certains se demandent pourquoi nous avons zappé sur « National Geographic » le temps d’une définition c’est simplement pour illustrer une tendance qui se veut de plus en plus véridique en NBA : les big men dominent moins, en tout cas par le nombre. Pire, certains sont poussés sur la touche par l’évolution du jeu, toujours plus rapide et qui demande certains ajustements. Prenez un Al Jefferson qui était un vrai bon pivot de la vieille école : des bonnes mains, du move au poste et les pieds dans le ciment sous le cercle. Trop lent, pas assez bon en défense, incapable de shooter de loin ou d’aller chercher un adversaire au large et hop, direction la retraite… à 33 ans. Heureusement pour les 5, tous les pivots actuels ne sont pas des snipers du corner et il reste encore des joueurs avec des profils à l’ancienne. Des joueurs qui peuvent se vendre grâce à leurs qualités de rebondeurs, de défenseurs de cercle ou de finisseurs. Petit tour d’horizon de la came disponible cet été ? Allez !

On commence notre moisson des pivots avec les spécialistes du rebond, ceux qui les gobent sans même le savoir et pour qui le double-double est aussi commun que mettre un short. A ce petit jeu, deux candidats sortent du lot. Le premier est une référence en la matière et il approche presque plus souvent le 20-20 que le 10-10 : monsieur – j’ai été échangé contre un Twix – Andre Drummond. Bazardé aux Cavs contre rien ou presque, le grand Dédé s’attendait à signer une extension max grâce à des stats, une nouvelle fois, bien poilues fournies (18 points, 15 rebonds) mais il risque d’être déçu. Les équipes avec du cap se comptent sur les doigts d’une main et avec la diminution de la masse salariale à venir, impossible ou presque d’imaginer un GM faire une folie cet été pour faire venir un pivot, certes référencé Dyson, mais « limité » des deux côtés du terrain. Autant compter tranquillement les 28 millions qui sont sur sa player option. L’autre accro du rebond qui peut s’attirer les faveurs de quelques boards s’appelle Hassan Whiteside. Si blanc côté a de vrais capacités sur un terrain, il a surtout beaucoup de voix dans la tête. Typiquement le joueur qui dans un grand soir peut ravager une raquette (les Spurs s’en souviennent) mais aussi traîner comme Casper sur le terrain. Il n’en reste pas moins qu’il a de quoi se vendre : il est mobile, il protège le cercle et il est facile à trouver sur pick and roll, avec des chiffres loin d’être dégueux (16 points, 14 rebonds, 3 contres). Dans les mentions honorables, on peut aussi citer du Tristan Thompson, auteur d’une bonne saison dans le marasme de Cleveland mais aussi Enes Kanter, qui continue son tour du pays à Boston.

Si prendre des rebonds est toujours un facteur déterminant chez les pivots, il n’en reste pas moins que les GM attendent un peu plus que faire le piquet sous le panier en espérant que l’adversaire rate, il faut montrer des qualités défensives pour verrouiller l’accès au cercle. C’est le fond de commerce des pivots défensifs : ceux qui sont payés pour améliorer le défensive rating et qui prennent les miettes en attaque. les Lakers, par exemple, sont bien fournis avec deux soldats au poste 5 : Dwight Howard et JaVale McGee. Indissociables, complices, les deux anciens « fools » de Shaq font parfaitement le boulot cette saison du côté de L.A., bloquant tout ce qui arrive dans leur zone, se relayant sans montrer le moindre signe de frustration. Deux profils assagis qui pourraient plaire à pas mal de monde mais encore faut-il les faire partir de Los Angeles. Même discipline, autre armada : Robin Lopez. Le twin est venu rejoindre son frangin dans le Wisconsin et il n’a pas fait tâche. Milwaukee était déjà la meilleure défense de la ligue mais l’apport d’un autre travailleur de l’ombre dans la raquette pouvait être utile alors que les adversaires de Playoffs s’appellent Joel Embiid, Domantas Sabonis ou encore Pascal Siakam. Encore un qui sera dur à déloger de son nouveau chez-lui, surtout qu’il possède une player option.

Autre modèle de pivot plutôt utile : les shooteurs. Tu as un 5 qui peut s’écarter du cercle, tu offres du spacing à ton équipe et des boulevards à tes extérieurs. Vous vous en douterez, ce n’est pas la catégorie la plus fournie, pour la simple et bonne raison que les pivots ne sont pas connus pour shooter comme Steph Curry. On peut tout de même en sortir deux à la prochaine free agency. Le premier a trouvé son bonheur à South Beach et il a déjà déclaré qu’il se voyait continuer l’aventure : Meyers Leonard. On avait tendance à se foutre de lui vu le montant du contrat et son apport statistique à Portland mais l’aventure floridienne s’est bien passée pour le faux cousin de Kawhi. Positionné dans le corner pour laisser Jimmy Butler et Bam Adebayo attaquer le cercle, il a fait ce qu’on attendait de lui, attendre la balle et mettre du trois points sans se plaindre. A 43% du parking, il aura des sollicitations sans aucun doute. Autre pivot capable de planter de loin et malheureusement on s’en souvient bien, c’est Aron Baynes. Dans la lignée de son mondial réussi avec la sélection australienne, le pivot bûcheron s’est offert sa meilleure saison en carrière avec plus de 11 points et 5 rebonds de moyenne. Son 35% de loin est un peu trompeur car le joueur est assez irrégulier en la matière mais son 9/14 contre les Blazers devrait rester dans les mémoires le temps de signer un nouveau contrat.

On finira notre volet sur les pivots en mentionnant celui qui sera peut-être la cible prioritaire de la cuvée : Montrezl Harrell. Le pivot bulldog des Clippers fait partie des meilleurs remplaçants de la ligue avec 18 points et 7 rebonds en 28 minutes sur le parquet. Au même titre que Lou Williams, il a un énorme impact sur son équipe. Combien de matchs ont-ils retourné en broyant les second units adverses ? A 6 millions la saison, il pourrait doubler, voire tripler sa fiche de paie, à Los Angeles ou ailleurs. Et Marc Gasol dans tout ça ? On ne l’a pas oublié mais après une saison pourrie par les blessures, il sera peut-être un peu moins convoité, surtout qu’à 35 ans, ce n’est pas comme si sa carrière était devant lui. On le verrait bien nous sortir une « Duncan » à prendre un salaire moindre pour continuer à faire partie du projet Raptors et changer les couches de Joel Embiid en Playoffs. Quand on aime, on ne compte pas après tout.

Dernier épisode de notre rubrique Free Agency 2020 et, comme d’habitude, la liste des principaux pivots libres est à consulter à la suite de cet article. Désolé pour ceux qui n’ont pas été mentionnés, Tacko Fall tout particulièrement. Le mec a quand même obtenu 947 000 voix pour le All-Star Game en passant 24 minutes sur le parquet cette saison, 39 458 voix acquises par minute jouée, même LeBron James n’a pas ce ratio. 

 

  • Andre Drummond
  • Montrezl Harrell
  • Hassan Whiteside
  • Marc Gasol
  • Derrick Favors
  • Tristan Thompson
  • Mason Plumlee
  • Meyers Leonard
  • Bismack Biyombo
  • Robin Lopez
  • Alex Len
  • Nerlens Noel
  • Aron Baynes
  • Ian Mahinmi
  • Enes Kanter
  • JaVale McGee
  • Dwight Howard
  • Jahlil Okafor
  • Tyson Chandler
  • John Henson
  • Cheick Diallo
  • Jakob Poeltl
  • Tacko Fall
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