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30 Reviews en 30 jours – les Toronto Raptors : à deux doigts de rêver de back-to-back

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Ne jamais sous-estimer le coeur d’un champion, même sans son guide.

Source image : NBA League Pass

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

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Ce qu’on avait annoncé

Entre 46 et 50 wins, en perdant deux titulaires indiscutables dont le MVP des Finales en titre, difficile d’espérer beaucoup mieux. On adore Pascal Siakam et on lui faisait confiance pour poursuivre sa progression qui lui avait permis de repartir avec le trophée de MIP sous le bras la saison précédente mais cela paraissait compliqué de créer, une deuxième année consécutive, la surprise, surtout en perdant l’un des trois meilleurs basketteurs de la planète lorsqu’il est en bonne santé sans aucune compensation pendant l’été. On connait le proverbe du champion à ne pas sous-estimer, mais le podium de la Conférence paraissait quand même un poil trop optimiste pour un groupe qui avait perdu autant de talent… sur le papier.

Le bilan

46 victoires pour 18 défaites et une deuxième place à l’Est derrière les intouchables Bucks, finalement rien n’a bougé depuis un an si ce n’est que le pourcentage de victoires est encore meilleur qu’avec Kawhi. Violent ! Forcément, le load-management a disparu du Canada peut-on penser. Sauf que l’infirmerie n’a jamais été aussi blindée que cette année avec de longs séjours pour Spicy-P (11), Lowry (12), Air Congo (14), FVV (16), Powell (20), Big Spain (28) sans que cela n’ait d’influence sur les résultats des champions en titre. Nick Nurse a réussi à se construire un groupe soudé et surtout hyper complémentaire qui a embrassé la Next Man Up Mentality. Pascalou est out ? C’est Patrick McCaw qui monte d’un cran dans les rotations pour démarrer les matchs. Calorie doit faire une pause chez le nutritionniste ? Fred VanVleet se décale à la mène tandis que Norman Powell level-up. Marc Gasol fait un tour à l’EHPAD ? Son compatriote Sergio abandonne son rôle de sixième homme et joue les All-Stars dans son rôle d’intérieur moderne.

Un collectif bien huilé et des rotations sans faille où chacun attend son heure pour apporter ce qu’il sait faire de mieux. Mais la réelle force des Canadiens cette saison, c’est la protection d’arceau. On pouvait se dire que la perte de Danny Green et du meilleur two-way player allait faire des dégâts dans ce domaine mais c’est tout le contraire qui s’est produit à la Scotiabank Arena où Toronto s’est peu à peu imposée comme la meilleur D du continent. OG Anunoby en leader défensif, les deux All-Stars qui montrent aussi l’exemple et plus globalement c’est tout le monde qui s’arrache sur chaque ballon. A tel point que l’on parle tout simplement du troisième meilleur bilan de la Ligue avant cette suspension de la saison, devant les Clippers, les Celtics et les Nuggets, loin devant les Sixers. Alors que ce n’était qu’une blague en début de saison, on commence de plus en plus sérieusement à se demander si les Raptors ne peuvent pas aller chercher un back-to-back.

L’événement marquant

Symbole de cette domination inattendue, la série de quinze victoires consécutives entamée le 15 janvier et qui s’est terminée par un festival offensif face aux Wolves le 10 février. Un nouveau record de franchise évidement, un record national même tous sports confondus, et une faim insatiable de gagner encore après un premier trophée historique obtenu quelques mois plus tôt. C’est vraiment à ce moment-là que les Raptors ont envoyé un message à la concurrence en mode : désolé si c’était pas dans vos plans mais il faudra encore compter sur nous cette année.

Les petits nouveaux

Chez les rookies, c’est Matt Thomas (4,5 points et 1,5 rebonds en 33 matchs) et surtout Terence Davis (7,7 points, 3,4 rebonds et 1,7 passe en 64 matchs) qui ont rapidement fait leur trou au Canada. Pas tout mal pour deux joueurs non-draftés que les Raptors ont plus récupéré pour faire le nombre qu’autre chose au début des training camps. Alors on parle beaucoup du nez creux du Heat mais il faut une nouvelle fois souligner les belles inspirations de Masai Ujiri. Définitivement un génie.

L’image de la saison

Il était parti dans son gros SUV noir direction l’aéroport et un jet privé à destination de Los Angeles mais il avait oublié quelque chose d’important. De retour au Canada pour la première fois depuis la parade dans les rues de T-dot au mois de décembre dans la tunique des Clippers, le funny guy en a profité pour raconter ses nouvelles blagues à un public qui l’a tant aimé pendant un an tout en récupérant sa deuxième bague de champion NBA après celle obtenue en 2014 avec les Spurs. L’occasion d’avoir une nouvelle standing ovation dans sa deuxième maison et en attendant de voir son maillot y être retiré ou carrément une statut être érigée à l’entrée en son honneur.

La suite des événements

On promettait une année un tout petit plus plus délicate à gérer pour les Raptors mais ils ont une nouvelle fois su déjouer les pronostics pour s’imposer comme l’un des favoris pour leur propre succession. Pour cela, il faudra quand même battre un Giannis et des Bucks revanchards sur la route mais aussi et surtout recroiser la route de LeBron lors de potentielles Finales face aux Lakers. De toute façon on n’en est encore pas là, mais ne serait-ce pas là la meilleure des vengeances que de priver le King d’une quatrième bague sur le toit de la NBA ?

  • Si la saison régulière reprenait : la deuxième place à l’Est a l’air quasiment verrouillée même si les Celtics mettent un peu la pression dans le rétroviseur. Comme l’an dernier, ils laissent poliment le titre de champion de saison régulière aux Bucks. Ce qui les intéresse se passe ensuite.
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : un premier tour contre les Nets puis un duel probablement beaucoup plus intense face à Boston au tour suivant. Mais les champions ont de la ressource et ils savent comment faire pour se débarrasser des Celtes et même des Daims. Ce sera juste un petit plus problématique en finale en cas de retrouvailles avec LeBron ou Kawhi. Personne n’est prêt pour un buzzer beater du Klaw au Game 7 des Finales avec quatre rebonds sur l’arceau avant de tomber dedans.

Que ceux qui l’avaient vue venir lèvent le doigt. Sérieusement, les Raptors ont pris tout le monde de court en faisant mieux que la saison dernière avec un effectif jugé moins fort à tous les niveaux. On dit que gagner un titre donne des ailes mais on ne pensait pas que c’était à ce point-là et que ça marchait aussi pour ceux qui n’étaient pas là l’année dernière.

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