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Preview des Toronto Raptors 2019-20 : une année de transition en sortie de titre, c’est pas commun

Tribute Raptors Kawhi Leonard Danny Green

Adieu les gars, vous allez laisser un sacré vide à Toronto.

Source image : Youtube

On espère que le Canada a bien profité du premier titre NBA de l’histoire pour une franchise non-américaine, car ça ne devrait pas se reproduire de sitôt. Après une saison idéale clôturée sur une note magique, Kawhi Leonard a décidé de ne pas prolonger l’aventure à Toronto et laisse donc les Raptors avec une belle bannière flambant neuve à accrocher au plafond de la Scotiabank Arena mais aussi avec un gros chantier à débuter le plus vite possible.

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Résumé des transferts de l’été

  • Ils arrivent : Rondae Hollis-Jefferson, Stanley Johnson, Devin Robinson, Cameron Payne, Matt Thomas
  • Ils prolongent : Patrick McCaw, Kyle Lowry
  • Ils sont partis : Kawhi Leonard et les espoirs de back-to-back, Danny Green, Jeremy Lin, Jodie Meeks

La traque des paparazzis pour savoir ce qu’allait décider The Klaw est terminée, tout comme le séjour du double MVP des Finales au Canada. Une année et puis s’en va, Kawhi Leonard dispose pourtant d’une cote de popularité immense dans le pays du sirop d’érable et on doit réfléchir très fort à retirer son maillot et à lui faire une statue pour tout ce qu’il a apporté à la franchise en l’espace de quelques mois seulement. Pour compenser tous ces départs, Masai Ujiri a dû faire preuve d’imagination mais malheureusement il y aura sans contestation possible moins de talent chez les Dinos à la rentrée. D’autant que la prolongation de Kyle Lowry pourrait en réalité cacher une stratégie bien différente (voir plus bas).

Effectif pour la saison 2019-20

  • Meneurs : Kyle Lowry, Fred VanVleet, Cameron Payne
  • Arrières : Norman Powell, Patrick McCaw, Terence Davis, Matt Thomas
  • Ailiers : OG Anunoby, Stanley Johnson, Malcolm Miller
  • Ailiers-forts : Pascal Siakam, Rondae Hollis-Jefferson, Dewan Hernandez
  • Pivots : Serge Ibaka, Marc Gasol, Chris Boucher

Les joueurs en gras sont ceux qui devraient intégrer le cinq majeur au début de chaque rencontre dès le début de la saison.

Tout de suite, ça fait moins rêver que le starting five de la saison dernière, et pour cause : le duo made in Spurs, Danny Green-Kawhi Leonard a été remplacé par Norman Powell et OG Anunoby. Même si ce n’est pas une honte absolue, ils n’ont pas plus d’une saison et demie de titularisation à eux deux et n’ont évidement pas la même expérience que leurs prédécesseurs.

Question de la saison : Pascal Siakam peut-il être le franchise player qui mènera à nouveau Toronto jusqu’au titre ?

Auteur d’une saison incroyable la saison dernière, le MIP a su élever encore son niveau de jeu en Playoffs pour seconder parfaitement Kawhi Leonard dans ce qui restera le deuxième duo le plus prolifique de l’histoire de la postseason. Maintenant que le funny guy est parti, il va logiquement récupérer les clés de la franchise en attendant de signer le contrat max que les Raptors devraient lui offrir. Si ce scénario est validé par le GM de Toronto dans les prochains jours, Spicy P va encore devoir franchir un cap pour montrer qu’il est capable de diriger une équipe NBA avec ses quatre petites années d’expérience dans le rétroviseur. Avec son profil all-around et son état d’esprit irréprochable, il devrait se rapprocher du All-Star Game cette saison en réhaussant un peu ses stats mais de là à construire un projet sur le moyen terme avec lui il existe inévitablement un énorme point d’interrogation qui ne sera pas effacé aujourd’hui. Toute la question réside sur la marge de progression du Camerounais de 25 ans qui n’a pas l’air d’avoir atteint son plafond. Mais avec une seule saison en tant que titulaire dans les jambes, attention à ne pas miser sur le mauvais cheval et regretter un contrat max pendant de longues années ensuite. C’est toute la complexité de la situation que Masai Ujiri va devoir résoudre très rapidement et jusque-là le GM nigérian s’est rarement trompé alors on va lui faire confiance. Mais de là à voir les Raptors remporter un deuxième titre avec Pascalou comme go-to-guy, il va falloir que toutes les étoiles soient alignées et qu’il nous prouve qu’il n’était qu’à 50% de ses capacités la saison dernière.

Candidat sérieux au transfert : Kyle Lowry

Kyle Lowry Toronto Raptors

Quoi ? Mais les Raptors viennent à peine de lui filer une rallonge de 31 millions de dollars pour rester jusqu’en 2021 ! Justement, on s’explique. Il est toujours plus difficile d’échanger un vétéran quelques mois avant la fin de son contrat, surtout quand ces derniers mois coûtent autant d’argent. En le prolongeant pour un an de plus, Toronto augmente l’intérêt pour une autre franchise de venir l’échanger avant la trade deadline de cette année puisqu’ils ont la certitude qu’ils pourront encore compter sur le quintuple All-Star pour tenir la mène pendant au moins un an et demi. C’est justement le calcul qui a été fait par Masai Ujiri selon Adrian Wojnarowski d’ESPN alors interdiction d’en douter. Cela pourrait d’ailleurs ne pas être le seul joueur échangé en cours de saison puisque l’ensemble des vétérans semblent disponibles s’ils permettent aux Dinos de récupérer des jeunes joueurs ou des picks de draft en échange pour accélérer leur phase de transition.

Candidat sérieux pour la surprise : OG Anunoby

OG Anunoby

Absent durant l’intégralité des Playoffs à cause d’une crise d’appendicite survenue à la veille de la série du premier tour contre le Magic, le Britannique n’a visiblement pas manqué aux Raptors qui ont tout de même réussi à aller jusqu’au bout sans lui. Mais avec le départ du MVP des Finales durant l’été, son rôle pourrait devenir primordial dans cette version 2019-2020 de l’équipe de Nick Nurse. Avec ses capacités physiques et athlétiques calquées sur un LeBron James dans ses premières années et une grosse aptitude pour défendre les buffles adverses qui évoluent à l’extérieur, il devrait retrouver une place de titulaire comme lors de la majorité de sa saison rookie. Avec les conseils reçus par Kawhi Leonard tout au long de l’année il pourrait même s’imposer comme un two-way player de référence pour la nouvelle génération.

Meilleur et pire scénario possible

  • Toujours sur leur petit nuage après la cérémonie de remise des bagues prévue lors de l’ouverture de la saison face aux Pelicans, les champions en titre affichent une confiance incroyable lors des premières semaines. Les adversaires les sous-estiment un peu depuis le départ de Kawhi mais Pascalou assume à fond son nouveau rôle de big boss et pose des stats de All-Star avec 25 points, 8 rebonds et 5 passes de moyenne. Il est d’ailleurs convié à la fête à Chicago en février mais avant cela on assiste à un trade de Kyle Lowry au buzzer de la deadline qui permet aux Raptors de 1) faire des économies et 2) récupérer un joli choix de Draft. La fin de saison est forcément plus laborieuse mais Toronto atteint l’objectif et se qualifie en Playoffs grâce à une cinquième place à l’Est. Opposés aux Celtics, ils déjouent les pronostics pour se hisser en demi-finale de Conférence ou les Bucks prendront leur revanche. Une bien belle saison et déjà de jolies promesses de la part de Spicy P comme Franchise P avec la révélation de certains joueurs comme Norman Powell et OG Anunoby. Affaire à suivre, surtout avec le pick récupéré en cours d’année.
  • Dans la version cauchemar de la saison, le Camerounais qui sert désormais de leader à cette équipe de Toronto se blesse à l’annulaire en essayant d’enfiler sa grosse bagouze le 22 octobre et en a pour trois semaines d’indisponibilité. Dans le même temps, Kyle Lowry réalise les vraies intentions de son GM et décide de ne plus lui adresser la parole. Le sujet prend de l’ampleur dans les médias et instaure une vraie mauvaise ambiance dans le vestiaire alors que le bilan n’a plus grand-chose à voir avec celui de la saison précédente. Problème, Masai ne trouve aucune franchise avec qui dealer. Le meneur arrive à chaque entraînement en visio avec DeMar DeRozan et ses résultats en match son directement influencés par la mauvaise ambiance qui règne. les Raptors arrachent un spot in extremis en Playoffs mais ne peuvent rien faire contre les Sixers. La transition va prendre plus de temps que prévu.

Pronostic de la rédaction

Beaucoup d’optimisme par ici avec la plupart des estimations se trouvant entre 48 et 50 wins à la fin de la saison. De quoi promettre l’avantage du terrain aux hommes de Nick Nurse pour le premier tour des Playoffs. Mais c’est ensuite que le plus dur pourrait commencer car qui va mettre le series winner au buzzer du Game 7 maintenant que Kawhi est parti ?

Rédacteur

Bilan

Alexandre M. 50-32
Alexandre T. 47-35
Bastien 49-33
Benoît 50-32
David 48-34
Giovanni 48-34
Nicolas 46-36

Changement d’ambiance à Toronto qui vient de perdre l’un des dix meilleurs joueurs du monde contre des bonbons au sirop d’érable cet été. Ça devrait quand même passer pour les Playoffs mais ensuite Pascal Siakam risque d’être trop frêle pour mettre tout le monde sur son dos et marcher vers les Finales NBA.

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