Mavericks

30 Reviews en 30 jours – les Dallas Mavericks : on parle d’une équipe à une entorse près de squatter le podium, ils sont donc jeunes ET en avance

Luka Doncic 27 décembre

Ce genre de sourire à faire fondre un fan de basket… et à faire faire des cauchemars à la fanbase de 29 franchises NBA.

Source image : YouTube

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

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Ce qu’on avait annoncé

Entre 34 et 38 victoires et un peu trop de jeunesse pour atteindre les Playoffs dès cette saison. Trop forts chez Trachetaulque. Kristaps Porzingis était encore une énigme de 2m20, Luka Doncic n’était « qu’un » fabuleux Rookie of the Year, et de toute façon l’Ouest était encore un peu trop sauvage pour ces tendres Mavs. Bah ouais, les Spurs, les Blazers, tout ça c’est plus fort. Il fallait aussi digérer l’après-Nowitzki, même si le corps de ce dernier n’était plus vraiment présent depuis un an. Voir jouer Dallas sans Dirk reste quelque chose d’inédit pour une grande partie d’entre vous mais rassurez-vous, il y a de quoi tourner la page très vite…

Le bilan

40 victoires et 27 défaites, soit à ce jour le septième meilleur bilan de la Conférence Ouest, à quatre petits matchs seulement du podium. Luka Doncic a été phénoménal et a même battu des records qui n’existaient pas, au point d’être longtemps considéré comme l’un des trois ou quatre favoris pour le trophée de MVP, au point d’être le deuxième joueur le plus sollicité pour un All-Star Game dont il sera l’un des titulaires. A 20 ans. Kristaps Porzingis ? Inscrit bien comme il faut dans la rotation de Rick Carlisle, capable dans le meilleur des mondes d’envoyer du gros 35/15/5 et au pire des cas de servir de lieutenant de giga-luxe. Tout autour ? Un Tim Hardaway Jr. sur courant alternatif mais bien souvent très utile, un Jalen Brunson bridé par Luka mais toujours aussi futé et solide, un Dwight Powell au paradis avec Luka mais fauché en plein vol par une sale blessure, un Maxi Kleber qui fait le taf, un Dorian qui défend le fer et qui rentre même deux trois buckets bienvenus, un Seth Curry parfois incandescent et un Delon Wright lui aussi bien intégré. Collectivement ? Ça donne surtout une équipe qui joue sur un rythme très élevé mais qui compensera bien souvent ses lacunes en défense par une attaque portée par le génie de son meneur slovène. Un an d’avance sur le projet même si les principaux intéressés hurlaient en début de saison qu’il y aurait des surprises, et désormais la certitude d’avoir un monstre à deux têtes à entourer. Le changement ? C’est maintenant.

L’événement marquant

15 décembre, match banal de saison régulière face au Heat et au bout de deux minutes… la Slovénie est en sueur. La cheville de Luka Doncic vient de salement tourner et avec elle pas mal d’ambitions pour la saison à venir. Non pas que le reste de l’équipe de Rick Carlisle soit éclatée hein, mais disons que le gamin sort de deux mois absolument fabuleux et qu’on imagine mal le jeu des Mavs sans leur chef d’orchestre. On parle alors d’un candidat crédible au trophée de MVP pour qui les 40/10/10 n’ont plus de secret et c’est alors un énorme test qui se présente à Kristaps Porzingis et ses sauces. Au final 2 victoires et 3 défaites durant l’absence du petit génie, pas trop mal hein, puis 1-4 un mois plus tard quand la cheville de Luka twistera de nouveau, avec un Porzi monstrueux mais trop seul. Deux alertes à garder en mémoire pour les Mavs afin de construire autour des deux stars une équipe qui roule, mais également deux périodes sans basket pour Luka qui auront empêché la franchise de vise plus haut dès cette saison, et avec ça je crois qu’on peut appeler ça « l’événement marquant de la saison ».

Luka Doncic 15 décembre

Les petits nouveaux

Rien à se mettre sous la dent cette saison pour les Mavs niveau viande fraîche. Et on va dire que le steak Doncic est assez appétissant pour ne pas aller cher le boucher pendant deux ou trois ans.

L’image de la saison

Regardez moi ces deux têtes blondes, car elles pourraient bien devenir l’un des pires cauchemars de toute la NBA. Le 24 octobre 2019 Luka Doncic et Kristaps Porzingis ont foulé pour la première fois ensemble et sous le même maillot un parquet NBA et si les deux ont loupé respectivement treize et seize matchs cette saison, le duo a tout de l’équation impossible à résoudre. Il aura fallu être patient pour les Mavs car la venue de Porzi restait un pari du fait de son état de santé, mais la girafe lettone a plutôt bien tenu le coup et semble se glisser à merveille dans le rôle du super lieutenant. Quant à Luka ? Demandez-lui si c’est cool de jouer avec un mec de 2m20 tout aussi capable de dérouler sur pick and roll que d’aller se planquer dans le corner pour dégainer du parking… Insoluble on vous dit.

doncic porzingis 1er avril 2020

La suite des événements

On l’a déjà évoqué ci-dessus, les Mavericks ont pris de l’avance sur leur projet cette saison mais se faire sortir au premier tour des Playoffs semble loin d’être le plafond pour cette équipe à moyen et même à court terme. Les deux Européens forment déjà un duo du turfu et il n’ont même pas six mois d’expérience commune dans les jambes. Autour, c’est tout le collectif qui sait se rendre utile sur les minutes qui leurs sont proposées. Avec un vrai big man plus crédible que Willie Cauley-Stein dans la raquette on parle tout simplement d’une franchise qui peut/doit jouer le titre dans deux ou trois ans. Ce ne serait pas la première fois que Luka Doncic serait précoce. De toute façon il ne lui manquera bientôt plus que cette ligne à son palmarès et on sait à quel point il est doué pour l’étoffer chaque année un peu plus.

  • Si la saison régulière reprenait : viser le podium de l’Ouest ne serait pas une folie.
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : ça jouerait les Clippers au premier tour et ce ne serait franchement pas une récompense.

La hype est folle pour la saison prochaine, parce que « bah ouais les frères vous pensez vraiment que la NBA va reprendre cette année ? ». On attend donc la suite avec les lèvres humides, car absolument personne n’est prêt pour le genre de domination que peut installer le duo maléfique venu d’Europe de l’Est. C’est plus un one-two punch là, c’est carrément du one-two Crunch, celui avec les noisettes qui se mange en une seule fois.

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