Bulls

30 Reviews en 30 jours – Chicago Bulls : comme chaque année, il est l’heure de sortir cette image de la vache qui tire la gueule

Chicago Bulls

Beeeeeeeh.

Source image : wikipedia

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

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Ce qu’on avait annoncé

Entre 29 et 36 victoires, voilà ce que l’on prédisait à cette drôle d’équipe de Chicago. Thaddeus Young et Tomas Satoranski arrivaient avec leur dosette d’XP, Daniel Gafford et surtout Coby White avaient de bonnes gueules de futurs chouchous du United Center, et les « leaders » LaVine, Markkanen ou Carter Jr. avaient pour mission de faire progresser l’ensemble. Le tout coaché par… un espèce de one-man show specialist, plus habitué à lâcher des grimaces all-time sur le téco qu’à dessiner des systèmes efficaces et déjà pas loin de la sellette alors que la saison n’avait même pas commencé. Mini-hype donc, motivée également par une Conférence Est ouverte car de faible niveau pour ce qui est de son ventre mou, et l’on se disait donc que sur un – très gros – malentendu ça pouvait passer en Playoffs.

Le bilan

22 victoires et 43 défaites, soit légèrement pourlingue par rapport à nos prévisions d’octobre. Individuellement ? Quelques bonnes choses, notamment un Zach LaVine incandescent en attaque malgré un manque évident de « vrai » leadership, un Coby White sur courant alternatif mais tellement fou lorsqu’il s’y met ou encore un Daniel Gafford qui aura montré très succinctement son immense potentiel. Collectivement ? Ce fut… très aride, aride et sans relief. On parlait de la faiblesse de la Conférence Est un peu plus haut, disons qu’il y avait probablement quelque chose à faire cette saison mais qu’il aura sans cesse manquer ce petit plus pour faire passer les Bulls d’équipe « mauvaise » à équipe « passable ». Car si les noms cités ci-dessus n’ont pas grand chose à se reprocher, que dire de ceux d’un Thaddeus Young qui se sera évertué à entrer dans un rôle qui n’est pas le sien, d’un Lauri Markkanen passé en quelques mois d’un sous-Nowitzki à un fake Bargnani, d’un Otto Porter Jr. qui connait par cœur les services hospitaliers de la ville et d’un Wendell Carter Jr. lui aussi souvent sur le bas-côté. Sans parler d’un Jim Boylen désavoué très vite par ses propres joueurs et bien incapables de relever la tête et de proposer autre chose qu’une rotation calculée sur Google Calculette. Au final ? Huit matchs de retard sur la huitième place mais au moins quatre de trop pour se placer au mieux dans la course à un très haut pick de Draft, on dit bravo pour ce beau tir groupé.

L’événement marquant

Possible que le 17 février entre définitivement dans l’histoire de Windy City, et pas seulement parce que ce jour sacré a vu naître Michael Jordan il y a un peu plus de 57 ans. En effet, c’est la plus belle nouvelle depuis très longtemps qui est tombée à Chicago il y a quelques semaines : le duo Gar Forman / John Paxson vit peut-être ses dernières heures à la tête de la franchise de l’Illinois. La news est comme souvent signée Adrian Wojnarowski et selon le pape de l’info, la famille royale des Reinsdorf songerait très sérieusement à se débarrasser de Snoopy et Droopy et cela dans un futur assez proche. Pour les non-avertis ? Disons que le duo GarPax n’est pas loin d’être ce qui se fait de pire en NBA depuis une bonne demi-douzaine d’années, et que si les bons coups du vice-président et de son GM se comptent sur les doigts d’un doigt, leurs choix critiques sont par contre légion. Le trade de Jimmy Butler, la confiance en Fred Hoiberg, les passages historiques de Dwyane Wade ou Rajon Rondo et globalement toute leur communication, tout ou presque est rincé chez ces deux-là et c’est donc sous un tonnerre d’applaudissements que les noms de Masai Ujiri ou Sam Presti sont chuchotés ce jour-là par le Woj et ses soldats. Rendez-vous cet été hein, mais à partir du moment où la meilleure journée de la saison est une journée sans match… c’est peut-être qu’il y a effectivement un bon coup de balai à mettre.

Les petits nouveaux

Impossible d’attaquer ce paragraphe sans adresser nos félicitations à… Adam Mokoka. Qui ? Adam, Mokoka. Lui l’ancien espoir de Gravelines passé par le laboratoire du KK Mega Leks et qui atterrissait un peu par hasard en début de saison du côté de Chicago, avec à peu près autant de chances de jouer que Nolan Roux s’il signait à Liverpool. Au final ? 10,9 points de moyenne en 30 matchs avec les… Windy City Bulls, bah ouais morray, mais surtout ce dépucelage assez sensationnel le 6 février. Ce soir-là Adam va scorer ses premiers buckets en carrière, mais il va surtout scorer… 15 pions en 5 minutes et à 100% au tir, une première dans toute l’histoire de la Ligue. Les Bulls perdent mais tant pis, le United Center apprécie et scande des grands MVP quand le Français se présente sur la ligne des lancers. Incroyable. Les autres rookies des Bulls cette saison ? Daniel Gafford tout d’abord. L’ancien d’Arkansas a raté quelques matchs à cause notamment d’une blessure au pouce, il a évidemment eu du mal à comprendre le délire Boylen, mais a offert quelques belles promesses en forme de highlights lorsqu’on a fait appel à lui. Freak en devenir, on surveille. Et on termine évidemment avec le Gérard d’or local Coby White, tantôt prometteur tantôt incandescent, le gamin à la moumoute ayant tapé dedans dès sa saison rookie et ayant offert quelques perfs majuscules pour égayer trop de nuits sordides à Chicago, mais ça on en parle en long, en large et en travers juste ici.

L’image de la saison

On est sympas, on va partir sur un souvenir plutôt gai. Car si vous avez vécu comme nous en direct cette fin de match complètement folle entre les Hornets et les Bulls, cette perf de Zach LaVine fait forcément partie de vois meilleurs souvenirs de la saison. Une victoire facile qui se dessine pour Chacha, les Bulls qui n’abdiquent pas, tout rentre, le rythme est faux, le rythme est lent, et au milieu de tout ce pas joyeux bordel un homme semble sous ecsta : Zach LaVine. No spoil pour ceux qui n’auraient pas encore eu connaissance de ce joyau de science-fiction, les images sont juste en dessous.

La suite des événements

Pas spécialement de free agent cet été à Chicago, du moins personne de vraiment important dans l’organisation Bulls. On rira beaucoup dans quelques mois quand Otto Escroqueur Jr. prendra sa player option, mais on attendra surtout de savoir quelle direction la franchise va prendre, lisez entre les lignes on attend de voir Jim Boylen faire ses valises et on attend l’arrivée d’un nouveau front office. Un groupe mine de rien plutôt talentueux, un haut pick de Draft à venir, Jim Boylen qui se barre, Gar Forman et Jim Paxson qui se barrent, et là et seulement là… on pourra commencer à construire quelque chose dans la ville venteuse.

  • Si la saison régulière reprenait : on serait pressé de savoir quand Coby White va battre le record de 3-points inscrits dans un match
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : on se dirait finalement que les mecs n’étaient pas si loin

Une saison de plus à courir sans vraiment y croire après la gloire passée, une saison de plus à tenter de sauver les meubles malgré un bordel ambiant pourtant assez bien identifié. Allez, on karcherise tout ça et on y retourne, sérieusement cette fois-ci.

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