6ème Homme

Sixième homme de l’Année 2018-19 : depuis quand Derrick Rose n’avait pas été candidat à un trophée ?

Derrick Rose

Si vous vous souvenez, faites nous signe.

Source image : NBA League Pass

Après une présentation effectuée ici le mois dernier, on enchaîne sur cette fin d’année 2018 avec un premier vrai coup d’œil sur la course au titre de Sixième homme de l’Année. Sortez vos piles Duracell, préparez vos serviettes pour les titulaires, on sent penche sur la crème des remplaçants !

Bien évidemment, les mentions honorables doivent être ajoutées pour ne pas oublier de saluer le formidable travail effectué par ces soldats sur ces quatre dernières semaines de compétition. Des joueurs comme Dwyane Wade, Eric Gordon, Marcus Morris, Terrence Ross, Marvin Bagley ou Jae Crowder.

Statistiques arrêtées au 28 novembre 2018

10- Enes Kanter (New York Knicks)

Il fallait au moins le saluer, avant qu’il ne retrouve définitivement sa place de titulaire dans la Grosse Pomme. Un temps repositionné sur le banc par David Fizdale, le Turc a fait la gueule et à raison. Avec 4,8 points et 4 rebonds de moyenne par match, Mitchell Robinson n’avait rien d’un starter en NBA. L’erreur semble avoir été résolue par le technicien qui a modifié sa hiérarchie au poste de pivot. L’expérience s’est révélée non concluante alors que l’ancien Stache Bro de Steven Adams s’arrache pour faire des statistiques en pleine contract year. Parce que le 6MOY c’est bien sympa, mais c’était son objectif il y a 3 ou 4 ans à Nénès.

Statistiques : 15,2 points, 12 rebonds, 2,2 assists et 0,5 contre à 53,1% au tir et 27,3% de loin en 27,6 minutes.

9- Spencer Dinwiddie (Brooklyn Nets)

Les résultats des Nets ne sont pas aussi bons que Mikhail Prokhorov pouvait l’espérer mais il est toujours le leader du banc de Brooklyn et fait un bien fou pour terminer les quart-temps avec un bon tir du milieu du terrain par exemple. Plus sérieusement, SD est tout simplement le deuxième meilleur marqueur de son roster depuis la blessure de Caris LeVert. Et il n’y a pas de honte à sortir du banc quand on voit la concurrence au sein du backcourt des Nets cette saison, surtout quand on est sur le terrain dans le money time.

Statistiques : 15,9 points, 2,6 rebonds, 5 assists et 0,6 interception à 47,3% au tir et 38,2% de loin en 27,9 minutes.

8- Lou Williams (Los Angles Clippers)

Si le tenant du titre commence assez bas dans notre classement malgré des statistiques encore une fois très élevées pour un type qui assiste à l’entre-deux initial depuis le banc, c’est parce qu’un de ses coéquipiers lui a volé la vedette sur ce début de saison. Mais rassurez-vous, Loulou est toujours dans le coup et il s’est déjà offert le scalp des Warriors – on ne change pas les bonnes habitudes – et des Bucks en un mois. Dans la famille « Je ne commence pas les matchs mais c’est moi qui ait la responsabilité du gros tir de la gagne », on demande le polygame !

Statistiques : 17,8 points, 2,5 rebonds, 4,4 assists et 0,6 interception à 38,7% au tir et 31,1% de loin en 26,2 minutes.

7- Domantas Sabonis (Indiana Pacers)

Soigneusement conservé sur le banc pour dynamiser la second unit et ne pas contrer le small ball très tendance dans la Ligue actuelle, le fils d’Arvydas accepte son rôle sans broncher même si Nate McMillan va avoir de plus en plus de mal à justifier sa hiérarchie à l’intérieur. Troisième plus gros apport de son équipe avec des statistiques en augmentation par rapport à l’année dernière sur le même temps de jeu, Mantas est surtout l’une des plus fines gâchettes de toute la NBA. Ses 30 points à 12/12 contre les Knicks ont marqué les esprits et c’est le seul véritable bencher à tourner en double-double de moyenne cette saison – on a dit que Kanter ne comptait pas vraiment. Ça vous classe un bonhomme, et le mec n’a que 22 ans.

Statistiques : 14,7 points, 10 rebonds, 3,3 assists et 0,6 contre à 66,7% au tir et 80% de loin en 24,6 minutes.

6- Jonas Valanciunas (Toronto Raptors)

Le meilleur remplaçant de la meilleure équipe de la Ligue mérite forcément un spot dans ce ranking. Bien caché par Fred VanVleet ou Delon Wright dans notre article de présentation il y a un mois, le Lituanien a mis tout le monde d’accord et réalise ses meilleures statistiques en carrière avec moins de 20 minutes de temps de jeu. Parfaitement compris par Nick Nurse qui alterne avec Serge Ibaka dans son starting five en fonction de la match-up, il est enfin utilisé comme il aurait dû l’être depuis son arrivée dans la Ligue : des caviars réguliers dans la raquette pour punir les pivots adverses en cas d’errement défensif ou avec son jeu au poste. La Bench Mob des Raptors évolue et elle semble encore plus forte qu’avant.

Statistiques : 12,8 points, 7,5 rebonds, 1,2 assist et 0,9 contre à 57,1% au tir et 33,3% de loin en 19,5 minutes.

5- Dennis Schröder (Oklahoma City Thunder)

Il a très bien géré l’intérim en l’absence de Russell Westbrook avec 6 victoires pour 3 défaites mais a aussi montré tout ce qu’il allait être capable d’apporter en sortie de banc avec le Brodie comme meneur titulaire. Sa meilleure performance au scoring a été réalisée contre les Warriors (32 points à 12/19) et il va simplement falloir travailler sur sa sélection de tirs pour ne pas se mettre son franchise player à dos sur les séquences où ils seront ensemble sur le parquet. Mais lorsque les deux point guards se partagent la gonfle, c’est un vrai casse-tête pour les adversaires qui doivent aligner deux gros défenseurs sur le backcourt sous peine de se faire directement sanctionner par celui qui aurait été laissé seul.

Statistiques : 17,3 points, 4,4 rebonds, 5,2 assists et 1,3 interception à 41,7% au tir et 36,3% de loin en 30,1 minutes.

4- J.J. Redick (Philadelphie Sixers)

Il est retourné dans le cinq majeur avec les problèmes de santé de Markelle Fultz mais c’est bien en tant que leader de la second unit qu’il a été prolongé cet été. En attendant de voir comment évolue la situation du produit de Washington, on va toujours considérer Jean-Jacques comme un faux titulaire et il n’a pas volé sa place dans ce classement. Second meilleur marqueur parmi les sixièmes hommes de toute la NBA, il a aussi ce rôle de vétéran indispensable pour un effectif ambitieux mais encore très jeune. Sans parler de sa régularité impressionnante, lui qui a toujours atteint la dizaine de points depuis le début de la saison. Allez, on améliore ses pourcentages et les portes du podium s’ouvriront à Jéjé.

Statistiques : 18,1 points, 2,4 rebonds et 3,2 assists à 43,3% au tir et 35,3% de loin en 31,2 minutes.

3- Montrezl Harrell (Los Angles Clippers)

Un « z » qui n’a rien à faire là dans son prénom, un statut de second rounder qui n’a pas de quoi impressionner ses adversaires en NBA et pourtant l’ancien collègue de Clint Capela à Houston est en train de faire un énorme chantier dans la raquette des Clippers. Il a même volé la vedette à Lou Williams en sortie de banc, avec une énergie inépuisable pour gober du rebond et collectionner les points faciles sous le panier. Il s’inscrit à merveille dans le collectif mis en place par Doc Rivers à Los Angeles et qui est tout simplement en train de surprendre la Conférence Ouest avec une première place totalement imprévue par les observateurs un mois avant Noël. On va bien sûr observer l’évolution du bilan des Voiliers mais retrouver deux membres du meilleur banc de la Ligue dans notre Top 10 était une évidence aujourd’hui.

Statistiques : 15,8 points, 7,4 rebonds, 1,5 assist, 1,8 contre et 1,1 interception à 64,1% au tir et 67,8% aux lancers en 25,6 minutes.

2- Julius Randle (New Orleans Pelicans)

Fraîchement tradé à New Orleans, le Texan a l’air tout à fait au courant de sa situation contractuelle et fait tout pour aller chercher le plus gros chèque possible l’été prochain. Même sa place de remplaçant n’a pas entamé son mental puisqu’il joue quasiment le même nombre de minutes que lors de ses premières années aux Lakers. Surtout, il n’y a aucune honte à passer derrière le meilleur pivot du monde et un ailier-fort dans la forme de Nikola Mirotic. Encore moins pour poster ce genre de ligne de stat sur laquelle lorgnent la moitié des centers titulaires de la NBA. Des double-doubles en veux-tu en voilà et une grosse présence défensive font de lui l’intérieur remplaçant le plus valuable de la Ligue sur ce début de saison. Son banquier doit prier pour que ça dure, les Pelicans doivent être partagés entre la volonté de réaliser une grosse saison et celle de le conserver sur la durée sans casser leur tirelire cet été.

Statistiques : 17,9 points, 8,8 rebonds, 2,9 assists et 0,7 interception à 54,9% au tir et 29,7% de loin en 26,3 minutes.

1- Derrick Rose (Minnesota Timberwolves)

Revenu d’entre les morts, D-Rose a activé le mode vintage. A 30 ans, le plus jeune MVP de l’histoire de la Ligue ne pourra certainement plus jamais espérer obtenir le trophée individuel le plus convoité en NBA mais cette petite statuette de meilleur remplaçant semble être faite pour lui. Pour aligner ses statistiques en sortant du banc avec Tom Thibodeau à la baguette, il fallait impérativement un ancien Bull. Mais la performance prend encore plus de sens ici, après tout ce que le meneur originaire de Chicago a traversé. On ne compte plus les blessures par lesquelles il est passé, les années de dépression à se répéter qu’il ne serait plus jamais le même joueur sur un parquet. On le croyait même prêt à tout arrêter la saison dernière, quand le karma l’empêchait encore de s’exprimer balle en main. Et puis Derrick Rose a gardé espoir jusqu’à ce fameux soir d’octobre où il a posé 50 points. Au quotidien, il flirt régulièrement avec la barre des 20 points pour tenter de remplacer le scoring qui a disparu en même temps que Jimmy Butler. Welcome back Dédé !

Statistiques : 19,1 points, 3,4 rebonds, 4,5 assists et 0,5 interception à 49,1% au tir et 46,4% de loin en 30,1 minutes.

On avait déjà dit adieu au Derrick Rose que l’on connaissait, alors le simple fait de le revoir évoluer à ce niveau fait monter les larmes. Mais la concurrence est rude et un trophée ne se gagne pas sur un soir. Alors rendez-vous dans un mois pour un nouveau checkpoint, histoire de voir si l’Inspecteur Derrick a repassé les 50 ou si Enes Kanter est définitivement de retour dans le cinq majeur. Entre autres.

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