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Le pire souvenir en Playoffs des Bucks : 1974, la sublime fin de carrière d’Oscar Robertson

Les Playoffs approchent à grands pas, et s’ils sont très souvent synonymes de belles histoires à raconter à ses gosses, ils peuvent aussi réserver de superbes cauchemars de derrière les fagots. Pendant 30 jours, TrashTalk vous fait revivre ces tragédies qui hantent encore les têtes des fans de chaque franchise. Cette fois, c’est au tour des Bucks de Milwaukee de grincer des dents et de se souvenir de l’époque où Oscar Robertson ne quittait même pas la NBA par la petite porte, mais par la chatière.

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Le contexte

On est en 1974, les Bucks de Milwaukee de Kareem Abdul-Jabbar et Oscar Robertson (qui effectue sa dernière saison) affrontent les Celtics de Dave Cowens. Ces Finales NBA promettent, clairement. A cette époque, les shorts des joueurs font office de caleçons, le parking n’est encore qu’un vaste mythe et taper un triple-double de moyenne sur une saison paraît presque normal. Dans cette série, l’avantage du terrain est un concept plutôt surfait et les Bucks le perdent dès le premier match en s’inclinant sur leur parquet. Les Daims rectifient le tir en prenant la seconde manche mais perdent le troisième match de la série, qui est également le premier à Boston, et le Game 4 sera remporté par les Bucks pour revenir à égalité 2-2. En 1974, les Finales sont déjà au format 2-2-1-1-1 et nous avons donc droit à deux nouvelles victoires à l’extérieur et un ultime Game 7 qui doit se dérouler au Bradley Center de Milwaukee. A cet instant précis, on se dit que les Bucks vont quand même l’emporter et offrir à sa légende Oscar Robertson une retraite digne de ce nom en apothéose devant son public.

La suite des évènements

Sauf que tout ne va pas réellement se passer comme prévu, le premier quart-temps est serré et il n’y a que 2 petits points de retard pour les Bucks, mais un 31-20 va venir saper le moral des Daims qui repartent au vestiaire avec 13 points de retard. Ils tenteront tant bien que mal de revenir dans le 3ème quart mais ils vont prendre l’eau dans l’ultime période pour finir avec un déficit de 15 points. 102-87, la messe est dite. Oscar Robertson doit quitter la NBA sur une défaite à domicile lors d’un Game 7 des Finales NBA et surtout avec un infâme 2/13 aux tirs… Malheur, tristesse, tout ce que vous voulez mais clairement indigne de sa légende. Pendant ce temps, Kareem Abdul-Jabbar s’est battu en vain comme un beau diable en compilant 26 points et 13 rebonds mais en face Dave Cowens était beaucoup trop fort : 28 points à 13/25 aux tirs et 14 rebonds. Le seum est palpable dans le Wisconsin mais rien ne pourra malheureusement changer cela. Les Bucks n’ajouteront pas de seconde bannière à leur plafond après celle de 1971. Pendant ce temps, les Celtics en sont déjà à leur douzième à l’époque, la première sans Bill Russell, et les Bucks sont passés très près de leur interdire mais se sont fait rosser à domicile. Allez, whisky.

L’arrêt sur image

Score final

Ceci est le score du dernier match en carrière de Big O. Triste fin… (source : YouTube)

Le pire souvenir de chacun peut inévitablement changer, certains penseront au Game 7 perdu face aux Sixers en Finales de Conférence en 2001 ou au sweep encaissé face aux Celtics aux portes des Finales 1986, mais dans la majeure partie des cas, pour les fans des Bucks, le plus grand cauchemar qui refait surface à l’approche de la post-season est inévitablement cette fin de carrière exceptionnelle d’Oscar Robertson. On se retrouve demain pour faire le point sur un nouvel évènement qui rappellera de mauvais souvenirs à une nouvelle franchise.

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Nets / Lakers / Sixers / Suns / Magic / Kings / Knicks / Wolves / Hornets / Pelicans
Bulls / Mavericks / Pistons / Heat / Nuggets / Blazers / Pacers / Grizzlies

1 Comment

1 Comment

  1. Yamaneko

    2 avril 2017 à 5 h 05 min at 5 h 05 min

    Outre la tristesse de la fin de carrière du Big O, ça fait quand même plaisir d’entendre parler de Dave Cowens, qui est certainement un des pivots les plus sous-estimés de l’histoire du basket. Ironie, il a fini sa dernière année aux… Bucks. En tous cas, vous êtes bien bons à Trashtalk, on sent votre passion pour ce sport en vous lisant 🙂

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