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He Got Game, Love & Basketball, Coach Carter : Les films fétiches des joueurs NBA

Entreprise peu aisée pour un joueur NBA que de ne conserver qu’un film fétiche traitant de sa passion. Or, quelques courageux se sont récemment prêtés au jeu en expliquant leur choix, en mettant un nom sur leur préférence cinématographique à ce sujet. Recueil des meilleures citations.

Il y a quelques mois, nous vous avions concocté un Top 10 des meilleurs long-métrages cinématographiques sur notre sport de cœur. Coïncidence sympathique, durant le media day du All-Star Week-end à la Nouvelle-Orléans, le site SlamOnline est allé interroger une vingtaine de joueurs à cette occasion, concernant leur préférence sur une œuvre singulière du septième art qui les a marqués. Sans surprise, on retrouve, parmi diverses impressions plurielles, quelques grands classiques du genre abordé. Florilège groupé de plusieurs ressentis.

« Je suis un grand fan de Penny Hardaway, c’est un très bon ami, un gars avec qui j’ai pu jouer. C’est un grand arrière alors j’ai beaucoup aimé regarder ce film, notamment la manière dont lui, Shaq et tous les autres joueurs tiennent leur rôle. C’est peut-être le meilleur film de basket de tous les temps », confesse un Joe Johnson très touché par la figure d‘Hardaway dans Blue Chips.

Space-Jam

Space Jam (1996) – Critique à venir

« J’ai adoré. J’ai cru que je pouvais voler après avoir vu le film », évoque le géant d’Indianapolis, Roy Hibbert. En tout cas, si ça ne l’a pas fait voler au sens propre, Space Jam, avec Michael Jordan en héros réconfortant aux côtés de Buggs Bunny, a très certainement accéléré sa croissance…

Les Blans Ne Savent Pas Sauter (1992) - Critique de la rédaction disponible en cliquant ici

Les Blancs Ne Savent Pas Sauter (1992) – Critique de la rédaction disponible en cliquant ici

« Pourquoi (j’ai adoré) ? Simplement pour son côté ‘street’. La complicité dont ils (Wesley Snipes et Woody Harrelson) ont dû faire preuve, même s’ils n’étaient pas sur la même longueur d’onde. Tout comme au basket-ball, vous devez faire la même chose dans la réalité. Cela demande beaucoup de vous-même pour venir à bout de vos différences », explique un Terrence Jones des Houston Rockets, encore frappé par la morale saisissante des Blancs Ne Savent Pas Sauter.

A La Rencontre de Forrester (2000) - Critique de la rédaction disponible ici

A La Rencontre de Forrester (2000) – Critique de la rédaction disponible en cliquant ici

« C’est comme si je me mettais à la place du héros : il est amené à partir dans une école privée – j’ai dû moi aussi y aller même si je ne voulais pas partir de mon quartier. La seule chose différente c’est qu’il a dû quitter sa ville alors que je n’ai eu qu’à dire adieu à mes champs de blé. Mais j’ai grandement apprécié le film car le héros a fait le show dès son arrivée, ce que j’ai tenté de réaliser en débarquant au lycée », avoue un Mason Plumlee sarcastique des Nets de Brooklyn, sensible à la symétrie opérée avec Rob Brown qui donne la réplique à Sean Connery dans le film.

« Ça parle de mon pays, de la Lituanie. C’est tout ce que j’aime », ponctue le fidèle et valeureux intérieur Jonas Valanciunas des Toronto Raptors. Un choix plutôt original mais qui a le mérite de montrer un visage naturel du jeune joueur, très attaché à ses racines.

« C’est fantastique. ‘La balle bouge plus vite que lorsque tu ne cours' », récite Chris Bosh.

« C’est un classique, un film pétri de motivation avec l’idée du petit poucet opposé à l’ogre. J’ai souvent l’impression de m’y retrouver dedans. Je viens d’une petite ville, tout comme les personnages. Je l’ai vu pour la première fois quand j’étais au collège mais je l’ai revu plusieurs fois depuis », déclame le tout nouveau minot Jimmer Fredette des Chicago Bulls.

« Il me donne la chair de poule à chaque fois que je le regarde », explique le coach, très paternaliste pour le coup, des Indiana Pacers, Frank Vogel, à propos de Hoosiers avec Gene Hackman.

« J’ai bien aimé celui-ci. C’est toujours difficile dans un couple lorsqu’on est marié à une star du basket. Les acteurs le vivent pleinement », argumente le colosse macédonien des Atlanta Hawks au cœur tendre, Pero Antic.

 « C’est très romantique. L’histoire, l’intrigue, la façon dont les personnage se rapprochent. Ça déchire », argumente le franchise player conquis des Rockets, James Harden.

« Pourquoi ? Parce qu’ il y a de l’amour et du basket (sérieux ?!). Nan, en vrai, c’est parce que l’intrigue de tout le film est fabuleuse. Tout le monde aime les histoires d’amour », dévoile le très cartésien All-Star, Paul Millsap des Hawks.

 « J’adore ce film car j’ai grandi dans des conditions similaires. Je m’y suis énormément identifié », déclare Jared Sullinger des Boston Celtics.

« Je ne saurais dire pourquoi. C’est très inspirant et touchant, avec une très belle chanson de Faith Evans à la fin », révèle le timide et taciturne géant néo-zélandais du Thunder, Steven Adams.

« Je l’adore car j’ai découvert grâce au film à quoi ressemblait l’université aux États-Unis, l’idée d’être instruit pour pouvoir jouer. On saisit la passion de l’entraîneur à tirer ses joueurs vers le haut. Très émouvant », exprime la pépite grecque des Milwaukee Bucks, Giannis Antetokounmpo.

Et pour finir en beauté et en toute unanimité :

« J’ai regardé pas mal de films sur le basket mais mon préféré de tous serait He Got Game avec Ray Allen et Denzel Washington car il possède un sens qui dépasse le simple cadre du basket-ball. Il montre tout l’aspect universitaire, la phase de recrutement. Même si nous sommes en NBA à présent, je pense que c’est une bonne leçon pour beaucoup de joueurs qui veulent tenter de rentrer en NBA, de goûter aux joies du style de vie à la fac et d’affronter les dilemmes liés à l’argent, aux propositions illégales et vicieuses », analyse le meneur rookie, pétri de maturité du Jazz d’Utah, Trey Burke.

« C’est probablement le meilleur film, le plus réaliste auquel un joueur de basket professionnel peut se référer avec les fondements qui le composent. Vous avez un vrai joueur qui joue dans le film à l’inverse des autres œuvres qui ont été faites sur ce thème. Juste le fait d’observer Ray Allen dedans est génial », affirme DeMar DeRozan, arrière impétueux des Toronto Raptors.

« Pourquoi ? Juste parce que je vois Spike Lee tous les soirs de match en face du banc. C’est très réaliste, le film vous plonge dans plusieurs endroits et vous fait réfléchir sur plusieurs éléments – un père absent, se battre contre l’adversité. Vraiment très réaliste », martèle le pivot à la dérive des New York Knicks, le barbu Tyson Chandler.

En somme, on constate que chaque film choisi reflète la personnalité, l’intimité ainsi qu’une part de l’existence de chaque joueur sous un regard particulier, heurtant une corde sensible chez l’intéressé. Et vous, si vous deviez n’en garder qu’un, quel serait votre film préféré sur le basket-ball ? Thunderstruck ? Basket-ball Diaries ? Crossover ? Pas de timidité inutile, donnez vos impressions !

Source texte : SlamOnline / Source image : ru-crazy.com

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2 Commentaires

2 Comments

  1. Laimbir

    15 mars 2014 à 5 h 17 min at 5 h 17 min

    The fish that save pitsburgh les gars
    Super bande son et avec Dr J, KAJ
    A voir messieurs

  2. Laimbir

    15 mars 2014 à 5 h 19 min at 5 h 19 min

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