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[Dossier Cinéma] N°7: Coach Carter (2005)

S’il y a bien un acteur modelé pour symboliser l’autorité, le respect ou la sérénité, c’est sans aucun doute Samuel L. Jackson (Pulp Fiction, Shaft, Incassable). Dans la peau de l’entraîneur Ken Carter, ancienne gloire des Richmond Oilers, devenu un homme droit, nourri de principes existentiels forts, il retrouve les terrains de son lycée d’antan où l’attend une mission des plus relevées, à savoir celle d’éduquer et de formater un groupe de jeunes adolescents aux dangers d’un milieu précaire, un environnement sujet à l’ignorance et aux maux d’une inégalité sociale symptomatique, en leur redonnant ce goût si savoureux de la victoire.

De par un scénario limpide, cette oeuvre de Thomas Carter (Swing Kids, Damages) sensibilise l’opinion générale en structurant une morale marquante, d’ordre universel, autour du héros. Toutefois un brin téléphonée, elle rend palpable une introspection personnelle de la part du spectateur à la fois dans la peau des différents personnages mais aussi dans leurs choix. De cette manière, on n’éprouve aucune difficulté à se reconnaître dans la glace en le mesquin Worm (Antwon Tanner), le taciturne Jason (Channing Tatum), l’irascible Timo Cruz (Rick Gonzalez) ou bien en l’indécis Kenyon (Rob Brown). En plus de la participation appréciée d’ Ashanti, Coach Carter propose une bande originale de qualité avec des titres tels que l’hymne Hope interprété par Twista et Faith Evans ou encore le légendaire morceau Changes de Tupac, qui transposent à merveille l’atmosphère captivante de tout une génération basket, bercée par les variations du Hip-Hop.

Par ailleurs, le film couvre un large champ didactique qui cristallise la rigueur salvatrice de l’éducation, celle d’apprendre à devenir quelqu’un de respectable tout en restant juste et loyal dans ses décisions, que ce soit dans la vie ou sur un parquet quadrillé, ces lieux où les rêves les plus démesurés, les plus fouillés naissent et s’éteignent. Évitant, dans sa globalité, de se laisser emporter par une tendance purement américaine à l’exagération émotionnelle, Coach Carter nous revitalise à chaque visionnage, jonglant avec le souvenir moqueur de nos erreurs commises en tant que joueur passionné et insouciant.

Ci-dessous, la bande-annonce de notre n°7 du classement:

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3 Commentaires

3 Comments

  1. @Heat21000

    20 mai 2013 à 18 h 03 min at 18 h 03 min

    RT @TrashTalk_fr: [Dossier Cinéma] N°7: Coach Carter (2005) http://t.co/IWj8S99Bz7

  2. jejevert01

    20 mai 2013 à 18 h 27 min at 18 h 27 min

    Vacances dans 2 jours ahah vous m'avez donner envie de relater des films de basket ^^

    Sinon coach carter 7eme??? Pour moi c'est un des meilleurs 😉

    • hallingois

      11 novembre 2013 à 11 h 15 min at 11 h 15 min

      le meilleur 🙂

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