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[Dossier Cinéma] N°4: Love And Basket-ball (2000)

Des frissons de la première à la dernière seconde, une bande-son saisissant avec justesse l’instant décrit, l’alchimie sublime de deux êtres passionnés, animés par la fièvre du basket-ball… N’ayant rien à envier à La Route de Madison de Clint Eastwood en son genre, Love And Basket-ball marque, grâce à une encre indélébile, le cœur de tout amoureux compulsif de ce sport.

Témoignage touchant d’une rencontre, de deux destins croisés ordinaires, celui de Monica Wright (Sanaa Lathan) et de Quincy McCall (Omar Epps), le récit se distingue par l’originalité prononcée de sa construction, à savoir une architecture narrative segmentée en quart-temps, comme pour mieux rendre vivante chaque tranche délimitée de l’existence des deux amants. Ainsi, l’enfance, les années « lycée », les années « université » et l’âge adulte apparaissent chronologiquement. Un stratagème scénaristique habile de la part du réalisateur qui permet une immersion psychologique au plus profond des deux personnages, tirée par les ficelles délicates du temps. De plus, l’évolution de leurs personnes et de leurs sentiments subit un insistant désir de réflexion personnelle du spectateur, qui partage leur histoire en y calquant la sienne, de la découverte des plaisirs charnels à l’unicité de leur passion commune véhiculée par et à travers le basket-ball.

Par ailleurs, la perception de l’éperdue Monica Wright, par le bias d’un point de vue interne et révélateur, met en lumière l’implication acharnée requise pour une joueuse afin de s’extirper de l’ombre enveloppant l’intérêt général, presque lacunaire consacré au basket-ball féminin. Cette particularité renforce dès lors la volonté implaccable de l’héroïne, se rapprochant, dribble par dribble, toujours plus près de ses rêves épousés par son partenaire de toujours, le tombeur mais non insensible à ses intentions, Quincy McCall. Conduite par le tempo langoureux et voluptueux d’une sonorité RnB bien choisie, la description de l’environnement fertile au développement de ces sentiments apporte une précision soignée aux traits d’une période fidèlement retranscrite, de 1981 jusqu’à la fin des années 90, qui aura vu deux enfants insouciants grandir la balle à la main.

En somme, Love And Basket-ball s’apparente à un conte universel, transgénérationnel qui sait ravir et toucher les cordes fragiles de tout envoûté par la magie du basket-ball, de cette science du partage et de l’amour implantée au sein même du noyau fantasmatique qui sublime nos envies et nos songes.

Pour pénétrer dans le récit:

1 Comment

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  1. @Als306

    23 mai 2013 à 17 h 59 min at 17 h 59 min

    RT @TrashTalk_fr: [Dossier Cinéma] N°4: Love And Basket-ball (2000) http://t.co/bKshul2W60

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