Kings

Preview des Sacramento Kings – saison NBA 2022-23 : 16 ans à l’écart des Playoffs, 16 ans de neige et de glace…

Galactik Football

Mais aujourd’hui l’espoir renaît !

Source image : Galactik Football

Classique parmi les classiques, la preview globale de franchise est prête pour le client du jour. Direction Sacramento pour se pencher sur les Kings, et avoir une vision globale de ce qui s’est passé, ce qui se passe et ce qui pourrait se passer dans l’équipe de Mike Brown sur la saison NBA 2022-23. Enfin… le décollage ?

Ce qu’il s’est passé la saison dernière

 Passée la dune, une étendue de sable blanc : ce maudit désert a-t-il une fin ?

« Le bilan positif des Kings aura donc tenu jusqu’à 5 victoires pour 5 défaites, avant de disparaître à jamais, dans les méandres d’une Conférence Ouest disputée de bout en bout ». Ces mots grattés en fin de saison dans notre Bilan 2021-22 des Sacramento Kings, auraient très bien pu être ceux grattés la saison précédente. Cela fait 16 ans que les Kings n’ont plus goûté aux joutes de Playoffs, et bien que l’issue du dernier exercice n’ait pas été plus heureuse, les vagues n’ont pas manqué. Le 8 février dernier, les Kings ont balancé Tyrese Haliburton, Buddy Hield et Tristan Thompson à Indiana, en échange de Domantas Sabonis, Jeremy Lamb et Justin Holiday. Les deux derniers se sont fait la malle cet été, mais le grand blondinet est toujours là, bien décidé à essuyer les larmes causées par le départ de Tyrese. Comment ? En accrochant enfin une campagne de Playoffs.

Le marché de l’été

  • Ils partent : Donte DiVincenzo, Mo Harkless, Justin Holiday, Jeremy Lamb, Damian Jones, Josh Jackson
  • Ils arrivent : Malik Monk, Keegan Murray, KZ Okpala, Sam Merrill, Chima Moneke, Kent Bazemore, Quinn Cook

Le transfert de Tyrese Haliburton dans l’Indiana, il est là le véritable séisme de l’été l’hiver dernier côté Kings. Au-delà de cette dinguerie à laquelle ne s’attendaient que les menteurs, l’arrivée de Domantas Sabonis en échange a permis de libérer le roster d’un déficit dans la peinture. Les Kings ont enfin leur axe 1-5 et n’ont eu qu’à l’entourer de fiers soldats, braves, dévoués à une cause qui n’a connu que peu de dévotion sur les dernières années. L’arrivée de Malik Monk est génialissime, bien plus valuable qu’un Donte DiVincenzo qui peinait à retrouver son rythme. Dehors Mo Harkless et Josh Jackson, Keegan Murray – 4e choix de la Draft 2022 – vient rafraîchir le poste 4 et apporter… on verra bien ce qu’il va apporter.

C’est, quoiqu’il arrive, un joli vent de fraicheur sur un effectif qui s’humidifiait comme du bois sous la flotte. Un peu ras-le-bob (ras la casquette et ras-le-bol = ras-le-bob) des Harkless, Lamb, Holiday : enfin du neuf !

Le roster 2022-23 des Kings

  • Meneurs : De’Aaron Fox, Davion Mitchell, Matthew Dellavedova
  • Arrières : Kevin Huerter, Malik Monk, Kent Bazemore
  • AiliersHarrison Barnes, Terence Davis
  • Ailiers-forts : Keegan Murray, Trey Lyles, Chimezie Metu, KZ Okpala
  • Pivots : Domantas Sabonis, Richaun Holmes, Alex Len

En orange les starters pressentis, selon les fameuses sources proches du dossier

Voilà donc l’équilibre vantée plus haut. La marge de progression se situe à l’aile et sur le poste 2 où il manque un vrai 3&D. On a pas l’habitude d’absolument recommander Danny Green, mais l’iroquois aurait fait un bien FOU à ce roster qui pourrait prendre 120 points les soirs de… grosse défense. Pour ce qui est de la complémentarité, De’Aaron Fox tient le ballon et Kevin Huerter lui laisse. Réflexion ô combien simpliste mais à l’origine de tout. La présence de Harrison Barnes n’apporte toujours pas (trop) de défense, mais facilite le jeu et lui permet de garder un œil sur Keegan Murray, rookie à l’impact offensif (potentiel) considérable.

Une petite vidéo en passant ?

Les salaires 2022-23 des Sacramento Kings

Salaires Kings

TTFL : les joueurs des Kings à suivre

De’Aaron Fox, Domantas Sabonis et Keegan Murray.

On aurait pu – peut-être “dû” – mettre Malik Monk en lieu et place de Keegan Murray, mais faire preuve d’audace rend un bel hommage au management actuel des Kings. Bonne chance pour choisir entre De’Aaron Fox, qui aura désormais un peu plus d’assists à son compte, et Domantas Sabonis, lequel devrait gober bien plus de rebonds qu’à Indiana où Myles Turner l’embêtait. Les scores TTFL de ces deux bonshommes vont exploser, atteignant parfois des sommets, et apporteront autant de garanties… que des All-Stars ? Une question un peu affirmative, même si les 6/21 au tir de De’Aaron Fox nous empêchent – et nous empêcheront – toujours de dormir.

Infirmerie : le point sur les blessures

Quand on s’intéresse à l’infirmerie de Sacramento, quatre noms ressortent. Richaun Holmes, pour commencer, a connu plusieurs alertes peu inquiétantes. Il a manqué trois matchs en novembre et sept en décembre pour des blessures à l’œil droit (qui lui ont valu une opération) et cinq autres en février pour des douleurs au dos. C’est finalement la bataille judiciaire pour la garde de son fils qui a mis fin à sa saison mi-mars. Domantas Sabonis a manqué quatre rencontres pour une entorse de la cheville gauche en janvier mais c’est une contusion osseuse au genou gauche qui met fin à sa saison le 20 mars. On l’a vu en forme sous les couleurs de la Lituanie à l’Eurobasket. De’Aaron Fox, quant à lui, a connu deux blessures avec une entorse de la cheville qui l’a privé de huit matchs en janvier et une entorse de la main droite qui l’a empêché de participer aux onze dernières rencontres de la saison. Keegan Murray, pour finir, a été opéré en juillet du poignet droit pour retirer des débris de cartilage. Il a été autorisé à reprendre le basket le 9 septembre et sera donc en tenue pour le début de la saison. Pour conclure, quelques bobos du côté des Kings mais rien de très inquiétant, on ne peut que leur souhaiter que cela dure toute la saison.

Quels objectifs cette saison ?

Quel autre objectif que celui qui guidera les Kings sur la décennie ?

Cela fait 16 fois qu’on le répète, mais les Kings n’ont plus disputé une seule campagne de Playoffs depuis 16 ans. L’association entre De’Aaron Fox et Domantas Sabonis lève enfin un vent d’espoir sur la ville maudite, bonnet d’âne de la Californie depuis bien trop longtemps. La sélection de Keegan Murray à la Draft 2022 pourrait sonner la fin de la malchance : après avoir fait l’impasse sur Luka Doncic et Trae Young en 2018 – faute d’un Marvin Bagley III décrit comme l’une des valeurs sûres de la cuvée – la Summer League du nouveau prospect laisse à penser que le front office de Sac Town a enfin eu le nez creux. Le développer correctement sera l’un des enjeux “secondaires” de cette saison 2022-23, tout comme intégrer les 6 ou 7 autres petits nouveaux, pas forcément au jus de ce qui se fait sous la patte… Mike Brown.

Eh oui, cette saison sera aussi celle du grand retour de Mike Brown en tant que velleda n°1 d’un banc NBA. Qui est Mike Brown ? Un gars qui devra réussir là où Alvin Gentry et Luke Walton viennent d’échouer, quand avant eux neuf autres tacticiens s’étaient déjà mangé le mur des vacances en avril. Il a l’expérience d’une dynastie et du basket moderne, lui qui sort de six années en tant qu’adjoint de Steve Kerr à Golden State. De là à transformer son nouveau groupe en équipe de basket, capable de maximiser l’utilisation de son potentiel offensif autant que de… défendre ? D’un dauphin t’en fais pas un requin, et d’un De’Aaron Fox t’en fais pas un Jrue Holiday. Qu’il compose comme bon lui semble avec ce qu’on lui donne, mais attention au “temps d’adaptation”. Ça fait bien longtemps qu’on ne tolère plus la patience à Sacramento.

Le pronostic du rédacteur

40 victoires – 42 défaites : 10ème place à l’Ouest. 

Cinq de départ très correct, un axe Malik Monk – Richaun Holmes intéressant en sortie de banc, mais une défense trop light pour espérer enfoncer les portes du top 10 et y braquer une place plus intéressante. Difficile également d’envoyer De’Aaron Fox et Domantas Sabonis en vacances en avril, c’est pourquoi l’on place un gros point d’interrogation au-dessus d’une participation au Play-in, mais aussi du contenu et du résultat de ce Play-in. Sur une seule rencontre, des chalumeaux comme Kevin Huerter et Malik Monk peuvent foutre le feu à la baraque. On observera d’un œil attentif les progressions de Keegan Murray et Davion Mitchell, comme l’intégration de Matthew Dellavedova qui n’avait plus disputé un match de basket depuis le 6 mars 2013 avec Cleveland.

Quelques liens utiles

Voilà pour la preview des Kings pour cette saison NBA 2022-23. De l’espoir sans utopie, le curseur est réglé sans trop liberté de mouvement, entre les places 9 à 12, celles qui vous font passer d’une très bonne saison à la catastrophe industrielle.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top