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Le Heat a pris les commandes de l’Est : et si Miami avait l’avantage du terrain jusqu’en Finales ?

Bam Adebayo Heat 20 janvier 2022

Pas sûr que quelqu’un puisse aller les chercher.

Source image : NBA League Pass

Vainqueur pour la troisième fois de suite la nuit dernière et sur une série de neuf victoires en onze matchs, le Heat a pris place sur le trône de la Conférence Est pendant que ses concurrents connaissaient des hauts et des bas. Mais est-ce une première place de circonstances ou les hommes d’Erik Spoelstra sont-ils destinés à terminer la régulière au sommet de la hiérarchie ? On pencherait plus sur la deuxième option.

Dans cette saison 2021-22 encore une fois bien impactée par le COVID, beaucoup d’équipes ont dû faire face à de nombreuses absences mais certaines s’en sortent mieux que d’autres. “On ne peut pas juger les Nets et les Lakers car ils ne sont pas au complet” a par exemple déclaré Shaquille O’Neal récemment pour illustrer ce sentiment qui existe pas mal à travers la Ligue aujourd’hui. “Le Heat n’est pas au complet depuis toute la saison et Miami est premier” a néanmoins répondu Dwyane Wade, meilleur joueur de l’histoire de la franchise floridienne et bien décidé à mettre en avant son équipe de cœur. Parce que oui, on peut se cacher derrière des excuses. Oui, des équipes seraient sans doute mieux placés au classement si elles n’avaient pas dû composer avec autant d’absences. Mais dans le même temps, on a aujourd’hui une formation comme le Heat qui possède le meilleur bilan de la Conférence Est avec 32 victoires pour 17 défaites, et ce n’est pas parce que Miami a eu plus de chance que les autres. Jimmy Butler ? 18 matchs ratés. Bam Adebayo ? 25. Kyle Lowry ? Dix, et ce nombre pourrait encore augmenter prochainement puisque le meneur vétéran est actuellement absent pour raisons personnelles. On peut rajouter aussi Tyler Herro dans le lot, out pendant neuf matchs au total. Autant d’absences qui n’ont pourtant pas empêché le Heat d’engranger les victoires. C’est un véritable témoignage au travail exceptionnel réalisé par le coach Erik Spoelstra – put some respect dans la course au COY please -, à la fameuse Heat Culture qui permet à cette franchise de continuer à avancer peu importe l’adversité, et à ces no-names qui continuent de fleurir sous le soleil de Miami quand le besoin s’en fait ressentir. Hier soir encore, face aux Clippers, Gabe Vincent a profité de l’absence de Lowry pour briller avec 23 points au compteur, mais on se doit aussi de citer les Max Strus, Omer Yurtseven, Caleb Martin et Cie, qui ont tous apporté leur contribution pour permettre au Heat de tenir dans les moments difficiles.

Résultat, Miami semble encore plus complet qu’en début de saison, et donc forcément plus effrayant. Au moment de la reprise, on savait que le Heat ferait partie des poids lourds de l’Est. Quand vous avez deux All-Stars en Jimmy Butler et Bam Adebayo, un collectif solide guidé par Coach Spo, et que vous ajoutez à la fois un meneur vétéran comme Kyle Lowry et un bulldog comme P.J. Tucker, y’a de quoi faire peur. Sauf que l’une des grandes questions qui revenaient fréquemment sur la table, c’était de savoir si cette équipe possédait une profondeur suffisante pour vraiment rivaliser avec Brooklyn ou Milwaukee. Car derrière ces gars-là, ainsi que Duncan Robinson et un Tyler Herro revanchard, on pouvait avoir quelques doutes (checkez notre preview du mois d’octobre, vous allez voir). Mais aujourd’hui, ces doutes sont bien moins marqués dans notre esprit vu ce que le Heat a réussi à montrer ces dernières semaines, notamment quand Butler et Adebayo étaient à l’infirmerie. Juste pour info comme ça, Miami a joué 15 matchs en tout cette saison sans Jimmy ET Bam. Le bilan du Heat sur ces rencontres ? 11-4. Prenez n’importe quelle autre équipe NBA, retirez les deux meilleurs joueurs, et voyez ce que ça donne. Comme un symbole de cette très belle solidité collective, le Heat (comme les Suns) ne possède aucun joueur en tant que titulaire pour le prochain All-Star Game malgré son statut de leader. Alors oui, peut-être que cette nouvelle profondeur qui a été trouvée en cette première partie de saison est relative en vue des Playoffs, où les rotations sont bien plus courtes avec des coachs qui ont l’habitude de s’appuyer sur sept, huit, voire neuf joueurs grand max. Sauf que pour survivre dans une saison régulière remplie de turbulences et espérer finir le plus haut possible au classement, ça compte vraiment.

Plus on avance, plus on se dit que cette équipe du Heat a le profil pour terminer la régulière à la première place de l’Est. Pas juste parce que les Floridiens sont aujourd’hui premiers, même si évidemment ça nous conforte dans notre sentiment. Mais plutôt parce que les planètes semblent doucement s’aligner en leur faveur. Déjà, Miami revient progressivement au complet : Bam et Jimmy sont là, Kyle Lowry – dont l’intégration s’est faite à merveille – va bien revenir à un moment donné, et on pourrait même revoir Victor Oladipo bientôt sur les parquets. Seuls Vic, Markieff Morris (syndrome du Joker) et KZ Okpala sont aujourd’hui à l’infirmerie et même si les pépins physiques peuvent vite arriver, notamment dans un effectif relativement âgé comme Miami (4e effectif le plus âgé de la NBA, 28,7 ans de moyenne), le Heat est aujourd’hui en bonne santé. Ensuite, sachez que Miami est la seule équipe NBA avec Phoenix à figurer dans le Top 6 NBA à la fois à l’efficacité offensive (5e de la Ligue avec 112,6 points marqués pour 100 possessions) et défensive (6e avec 107,6 points encaissés pour 100 possessions), tout en étant la deuxième meilleure équipe de l’Est au net rating (+4,9) juste derrière… Cleveland. Trop solide des deux côtés du terrain, peu de faiblesses, beaucoup d’automatismes, un système bien en place… bref, bon courage pour bouger cette équipe hein. Enfin, il faut bien avouer aussi que la concurrence tâtonne : Chicago va évoluer pendant au moins six semaines sans Alex Caruso, Lonzo Ball et Derrick Jones Jr., et reste sur huit défaites en douze matchs. Du côté de Brooklyn, c’est un peu le bordel entre la blessure de Kevin Durant et un Kyrie Irving toujours à mi-temps. Cleveland c’est vraiment sympa mais de là à voir cette équipe de jeunots grimper jusqu’au sommet de l’Est, il y a un pas qu’on ne veut pas franchir pour le moment. Les Sixers ? Ok ils cartonnent derrière l’immense Joel Embiid mais on vous informe quand même qu’ils ont le quatrième calendrier le plus difficile pour le reste de la saison selon Tankathon, tandis que Miami possède le 15e. Restent les champions en titre de Milwaukee, qui peuvent très bien partir sur une série folle maintenant que le Big Three Giannis Antetokounmpo – Khris Middleton – Jrue Holiday est opérationnel. Les Bucks représentent peut-être la plus grosse menace pour le Heat, mais la route risque d’être semée d’embûches pour la bande au Freak. Milwaukee possède effectivement le calendrier le plus relevé de la NBA pour le reste de la saison, et n’oublions pas que l’ami Brook Lopez – qui manque pas mal chez les Daims – est toujours absent…

Le Miami Heat est aujourd’hui en pole position et on a toutes les raisons de croire que les Floridiens seront également au sommet au moment de faire les comptes mi-avril, même si tout est possible évidemment et qu’il faudra aussi surveiller les transactions de ces différentes équipes de l’Est à la NBA Trade Deadline. En tout cas, on pourra compter sur la bande à Spo pour défendre cette première place bec et ongle car elle peut faire la différence en Playoffs, autant pour l’avantage du terrain qu’au niveau du bracket… 

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