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Flashback 2020-21 : le jour où Bojan Bogdanovic a planté 48 points sur les Nuggets, on dit comment sniper chauve en croate ?

Imaginez-vous en train d’émerger un bon samedi midi en sortie de cuite, ouvrir l’oiseau bleu et voir que votre feed est rempli de highlights de… Bojan Bogdanovic. Vous penseriez alors probablement et à juste titre être toujours sous l’emprise de votre boisson préférée, eh bien non, car c’est bien ce qu’il s’est passé le 8 mai dernier, lendemain de la soirée de grâce d’un sniper croate en mission face aux Nuggets, forcés de s’incliner face à une masterclass de shoot à 48 points d’un maboule croate.

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Le vendredi 7 mai 2021 voyait s’affronter deux équipes en forme et dans les hauteurs de l’Ouest, malgré des blessures sévères de joueurs importants de chaque côté du ring. Les Nuggets qui débarquent ainsi à Salt Lake City orphelins de Jamal Murray et de son genou depuis presque un mois, mais avec seulement une défaite au compteur sur leur onze derniers matchs. Le Jazz, qui vient défendre sa première place de la Conférence sans son leader Donovan Mitchell à l’infirmerie depuis trois semaines, mais aussi sans son compère Mike Conley qui a raté les cinq joutes précédentes à cause de son tendon. Cette absence de l’ancien meneur des Grizzlies correspond d’ailleurs à un gros run de Bojan Bogdanovic qui place alors 26 points de moyenne en 57/42/89 pour guider les siens à quatre victoires pour un seul revers sur la période. Sauf qu’en amont de cette confrontation, on se dit qu’un Niko Jokic en mode MVP et un Michael Porter Jr. en pleine bourre ne sont pas aussi simples à battre que les Kings, les Raptors et les Spurs et donc que la bande à Mike Malone ne fera qu’une bouchée de cet orchestre symphonique dépourvu de deux de ses meilleurs musiciens. Mais Bojan n’était pas du même avis et avait à cœur de remporter cette guerre des Balkans made in Utah.

La soirée de mister Bogey ne commence pas de la meilleure des manières puisqu’il rate sa première tentative derrière les 7 mètres 23 mais réagit vite et plante sa seconde, pour enfin se lancer dans cette joute internationale. Il enchaîne tranquillement en filochant un triplé de lay-ups assaisonnés d’un fade-away pour clôturer sa première période avec une jolie douzaine de points. En même temps, quand c’est Michael Porter Jr. et Niko Jokic qui protègent le cercle adverse, c’est plus simple qu’avec Rudy à l’entraînement me direz-vous. Double B repart en tout cas de plus belle en plantant une paire de mid-ranges, se refroidit quelques minutes mais revient fort avec trois bombasses déclenchées à l’instinct pour relancer les siens dans le match. Bojan a déjà 25 points (bien au-delà de sa moyenne de la saison à 17 unités), mais cela ne suffit toujours pas et les Nuggets ont alors quatre longueurs d’avance aux retours des vestiaires.

Une nouvelle douzaine de ionps à base de lancers, lay-ups et threes du Bojan plus tard et les Nuggets n’ont plus qu’un simple punto d’avance sur la table de marque avant la dernière pause. Le héros du début de dernier quart est alors bien entendu… Georges Niang – bah oui, qui d’autre ? – qui lance les hostilités avant de voir notre sniper croate assassiner les Nuggets en faisant trembler coup sur coup les filets en à peine plus de soixante secondes. Le Toni Kukoc 2.0 laisse alors trois minutes de répit à ses victimes du soir avant de délivrer un caviar pour Rudy et juste derrière envoyer une nouvelle triple bastos incendiaire pour la Vivint Smart Home Arena. Malgré un bel effort collectif des Nuggets et pendant que Bojan croque un peu trop, Jordan Clarkson et notre Tour Eiffel nationale des parquets s’occupent de plier le match dans les quatre dernières minutes, tout en laissant le soin au MVP du jour de mettre le couvercle sur sa soirée type cocotte minute avec deux lancers francs bien sentis pour définitivement mettre ses potes à l’abri. Bojan termine ainsi la rencontre avec 48 points, à 16/23 (70%) au tir, dont 8/11 (73%) depuis le stade du Dinamo Zagreb, en étant parfait aux lancers et avec en prime 8 rebonds histoire d’afficher une ligne complète. Bobo s’assoit ainsi à la table de monsieur Jazz himself Karl Malone en réalisant la plus grosse perf’ au scoring depuis le facteur en 1998 et égale par la même occasion le record de franchise avec huit tirs primés en un match. D’une pierre deux coups, voilà comment un simple 31ème pick de Draft s’est glissé dans les tableaux d’histoire du Jazz, et surtout dans les hauteurs de l’histoire de la TTFL .

Trois jours plus tard, Bojan a logiquement été élu joueur de la semaine à l’Ouest pour ses perf’ assez folles dont celle-ci en point d’orgue. Les 48 points sont déjà assez dingues venant de ce joueur, mais la propreté l’est encore plus tant le garçon semblait shooter dans l’océan ce soir-là. On ne se souviendra pas de ce match à vie, mais le Croate pourra au moins raconter qu’il a un jour joint son blaze à celui de Karl Malone, et ça, personne ne pourra jamais lui enlever.

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