Documentaires

On a regardé « UNTOLD – Malice at the Palace » : on veut pas vous spoiler, mais apparemment ça a chauffé entre les supporters et les joueurs

Vous êtes allés voir Space Jam 2 au ciné, ça fait déjà la sixième fois que vous regardez The Last Dance ou Last  Chance U, eh bien la plateforme au gros N rouge a un petit cadeau pour vous. Pour le lancement de sa docu-série UNTOLD, qui retrace des moments marquants du sport US, le patron du streaming a consacré son premier épisode à la fameuse baston Malice at the Palace. Et évidemment, on s’est jeté dessus, histoire de pouvoir vous mettre l’eau à la bouche.

Depuis The Last Dance, Netflix nous a montré qu’ils ne se débrouillaient pas trop mal en terme de docu-série sur le basket. On avait donc hâte de voir ce qu’allait donner l’épisode d’UNTOLD sur Malice at the Palace, et encore une fois, on n’a pas été déçu. Déjà, il faut saluer le gros taff de Floyd Russ et son équipe. Certains pouvaient croire à un épisode « témoignage » repassant uniquement les images aux joueurs, qui y réagissent. Mais non, le réalisateur est allé plus loin, en récupérant les images de sécurité du Palace d’Auburn Hills, en interrogeant les fans présents ce jour-là, les agents de sécurité, toute personne en lien avec l’un des épisodes les plus tristes de l’histoire de la Ligue. Pour ceux qui sont passés à côté de ce malheureux évènement, ou pour ceux qui ont simplement besoin d’une petite piqûre de rappel, Malice at the Palace est la plus grosse bagarre de l’histoire de la NBA, qui a éclaté le 19 novembre 2004 entre les Indiana Pacers de Reggie Miller, Jermaine O’Neal et Ron Artest, les Detroit Pistons de Ben Wallace, Billups, et… le public du Palace d’Auburn Hills. Partie d’une grosse faute d’Artest sur Wallace alors que le match était plié, un verre de bière jeté par un spectateur sur l’ailier des Pacers aura fait tourner cette bagarre entre joueurs à une véritable mêlée générale.

Mais UNTOLD ne voulait pas se contenter de nous montrer ce que tout le monde sait déjà, loin de là, il veut permettre aux joueurs de s’exprimer, de voir en dehors du prisme des images montrées par la télévision, accusant les joueurs comme seuls coupables de cette baston. Certes, lorsqu’on voit les réactions de Stephen Jackson, Ron Artest, Jermaine O’Neal, Reggie ou encore Ben Wallace, d’ailleurs seul joueur des Pistons à réagir dans ce docu, ils ne nient pas être fautifs. Pour autant, si Artest a lancé les hostilités côté joueurs, ses coéquipiers justifient leurs actes comme simple protection des leurs. Mais ces images, on les connait tous, en 2004 le monde de la balle orange les a vu tourner en boucle, de nos jours aussi, notamment lors de la démolition du Palace en 2017. Mais cette série porte bien son nom, et elle souhaite mettre en lumière ce qui a été ignoré, ou trop peu mis en avant, comme la responsabilité des fans dans cette bagarre, comme l’absence d’agents de sécurité, ou encore l’impact que tout ça a pu avoir sur l’avenir des Pacers. Ah oui, chers fans des Pistons, si vous vous attendiez à voir vos gars réagir, eh bien vous devrez donc vous contenter de Big Ben, car c’est le seul que l’on voit tout au long des 80 minutes. UNTOLD montre tous les points de vue de cette baston, notamment grâce aux caméras de sécurité, allant du passage au tribunal des joueurs à la recherche de John Green, le spectateur ayant lancé le verre de bière sur Artest.

En partant de l’évènement en question, cet épisode de cette docu-série va jusqu’à parler de ses impacts, de la fin de carrière de Reggie Miller au changement de nom de Ron Artest, devenu Metta World Peace , en passant par la fin de la course au titre pour Reggie and co. Et puis si vous voulez vous taper une barre ? Ne vous inquiétez pas, Stephen Jackson s’en occupe, car même s’il semble encore véner’ concernant cette histoire… il n’en regrette pas une seconde, car pour lui aucun doute : si je dois protéger mes gars, je suis prêt à tout. Et finalement, si on parle beaucoup d’Artest, du fait qu’il ait quitté les Pacers comme un lâche (c’est pas nous c’est Jermaine qui le dit, et RonRon aussi d’ailleurs), celui qui semble le plus avoir subi de ce triste épisode, c’est bien Jermaine O’Neal, lui qui s’est battu pour alléger sa sanction de 25 matchs et qui a beaucoup souffert de l’opinion publique, allant même jusqu’à gâcher sa carrière pour certains des siens. Enfin voilà, après, ça reste à vous de vous faire votre avis, et puis on n’a évidemment pas envie de vous raconter les 80 minutes de ce must-see. Tout ce qu’on peut vous dire, c’est qu’à moins de bosser pour Netflix ou d’être de la famille de Jermaine O’Neal, vous devriez apprendre deux ou trois trucs plutôt importants de l’un des moments les plus marquants de l’histoire de la Grande Ligue.

Voilà voilà, on espère qu’on vous aura donné envie de foncer regarder ça. Avant de partir, si vous voulez être dans des conditions idéales pour mater cet épisode, on vous conseille par contre de vous plonger dans le noir avant de vous poser devant la télé – hors de question de regarder ça sur votre téléphone – et après, ça y est, vous pourrez vivre Malice at the Palace comme si vous y étiez, ‘fin sans la bière qui vole et les droites de Ron Artest.

1 Comment

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  1. Don Jog

    11 août 2021 à 17 h 41 min at 17 h 41 min

    Seul point dommageable je trouve, c’est que Stern se fait allumer, et que personne ne porte la voix de la NBA en échange.
    Oui il a pris la décision seul, oui elle est unilatérale, mais il ne s’est jamais caché sur tout çà.
    Et si Stern ne peut forcément pas se défendre ou proposer son avis directement, il y aurait pu avoir un témoin de son coté.
    Pour tout le reste c’est top … Ron-Metta Artest-WorldPeace-Sandiford transpire toujours autant la sérénité mentale, il a au moins toujours eu la lucidité sur son état.

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