TrashTalk Award

TrashTalk Award – S03 E06 : Giannis et les Bucks voulaient retrouver le Heat, et ils n’ont pas gagné que sur le terrain

Giannis Bucks

C’est sombre.

Source image : Twitter @Bucks

La NBA n’est jamais la dernière pour apporter son lot de saillies verbales en tous genres entre ses différents protagonistes. Et forcément, comptez sur nous pour les recenser aussi souvent que possible, car sans être trop premier degré, on est friands de ces duels musclés. Alors, c’est qui pour vous la plus grande gueule du moment ?

La précédente édition du TrashTalk Award a été remportée par Trae Young qui met la clim au Madison Square Garden.

Candidat # 1 : Le Madison Square Garden chante pour Trae Young

Fâchés depuis le premier match en carrière de Trae Young en Playoffs et l’insolence qui a suivi, les Knicks sont revanchards, le Madison Square Garden devait trouver la parade contre ce jeune effronté qui ne leur fait aucun cadeau. Si un fan un peu bas de plafond a décrété que cracher sur le meneur des Hawks était une excellente idée, d’autres fans font preuve d’un peu plus de discernement en décidant de troller le Faucon (contrairement au cracheur fou, qui lui, en est un vrai, il a d’ailleurs été banni à vie de la salle). La chevelure de Trae Young est la cible des moqueries des fans des Knicks, surprenant n’est-ce pas ?

« Le chant de ce soir est : ‘TRAE DEVIENT CHAUVE’ A seulement 22 ans, Trae Young perd ses cheveux à une vitesse alarmante et sur le dessus de son crâne, il y a un spot sans cheveux. Ce sera un chant bien plus efficace pour avoir un vrai avantage du terrain et faire sortir Trae de son match. »

A première vue, l’initiative est bien plus « bon enfant » pour l’esprit du sport. En effet, ces paroles peuvent être légion sans pour autant porter atteinte à la personne ou être insultantes. Mais dans les faits, les résultats sont plutôt mitigés car Trae Young est tout simplement infernal pour sa première série de Playoffs en carrière. Non content d’avoir climatisé le Garden au buzzer de son premier match et d’avoir bien parlé comme il se doit (il est le vainqueur de la dernière édition du TTA, on le rappelle), il tourne également à 27,5 points, 2,5 rebonds et 10 passes de moyenne et les Hawks mènent 3-1 face aux Knicks. Chauffer Trae Young s’avère donc être une mauvaise idée pour l’instant.

Candidat # 2 : Giannis et les Bucks tiennent leur revanche

Après s’être fait laver par le Heat lors des derniers Playoffs sur le score de 4-1 en demi-finale de Conférence, les Bucks souhaitaient à tout prix rejouer Miami pour prendre leur revanche. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont plus que réussi, et avec brio. En effet, les Floridiens, bien moins flamboyants que dans la bulle, ont subi la loi des Bucks à travers un sweep retentissant au premier tour. Giannis et ses potes attendaient cette série de pied ferme et ils n’ont eu de cesse de multiplier les petites piques, surtout le Greek Freak.

« 5 étoiles en gestes techniques pour le Greek Freak. »

Les plus footeux d’entre vous auront la référence venant du jeu vidéo FIFA. Et même si Giannis a bafoué l’une des plus grandes règles du basket-ball, à savoir ne jamais taper le ballon des pieds, ce petit numéro de jongles avait tout d’une punchline. Pendant que les joueurs et les arbitres parlementent à propos d’un call litigieux, le frère du champion NBA Kostas jongle comme si c’était trop facile pour lui, le battage de couilles est total de la part du Grec. Mais attendez, parce que là on est environ à 8% de l’histoire hein.

Le culturiste de Mykonos montre que ce n’est pas un « petit » Trevor Ariza qui va l’arrêter dans sa course. Voyant l’ailier du Heat le ceinturer dans les airs et retomber sur lui, Giannis va le fixer avec un petit air narquois au sol, tandis qu’Ariza se relève en s’appuyant volontairement sur son adversaire. Sur ce genre d’action, tu peux potentiellement prendre l’équivalent en seum d’un +4 au Uno, d’une carapace rouge sur Mario Kart ou d’un gardien de but belge après une demi-finales de la Coupe du Monde 2018.

Une fois le coup de balai officialisé, Giannis a encore une fois eu la langue bien pendue, tout comme sa franchise d’ailleurs, passons en revue tout ça.

« On m’a toujours dit qu’il ne fallait pas jouer avec la nourriture, alors on n’a pas joué avec notre nourriture. »

Parce que oui, on peut le dire, les Bucks ont mangé le Heat, mais aucun gaspillage n’est à déplorer à la table de la famille Antetokounmpo, 4 petits matchs et terminé bonsoir.

Ici, c’est le compte officiel des Bucks qui s’y met, d’une part en ressortant tous les tweets des fans de Miami qui voyaient leur franchise un peu trop belle sans se douter que leurs adversaires allaient débarquer à ce point avec le couteau entre les dents. Un gros travail d’investigation réalisé par le CM donc, mais également une belle punchline pour clôturer tout ça. Sous-entendant que les Floridiens étaient en surchauffe dans la bulle d’Orlando la saison dernière, et que c’était un coup de chance, les Daims ont montré à Miami qu’ils étaient bien plus à prendre au sérieux sur leurs terres, et que la donne a inévitablement été différente ici. Si on regarde bien et qu’on est pointilleux, on peut même y déceler une punchline avec le sponsor des Bucks, Calm, une application dédiée au sommeil. Alors, on se dit à l’année prochaine pour la belle ?

Candidat # 3 : Le public des Nets a un message pour Paul Pierce

Qui se souvient d’éléments positifs du passage de Paul Pierce chez les Nets ? Pas grand monde ? C’est normal, car il n’y en a pour ainsi dire pas eu beaucoup. En effet, son unique saison à Brooklyn a marqué le début de son inexorable déclin après son départ des Celtics. Et malgré quelques buckets bien clutch du côté des Wizards de Washington, il n’a jamais retrouvé ne serait-ce qu’une partie du niveau qui était le sien à Boston, encore moins chez les Clippers. Aujourd’hui, les deux franchises sont opposées au premier tour des Playoffs, et on peut comprendre l’aigreur des fans des Nets qui, même s’ils mènent 3-1 au calme dans la série, ont décidé d’en placer une gratos à PP34 dans les travées du Barclays Center.

L’ancien consultant d’ESPN, viré pour avoir un peu trop montré certaines plantes et femmes sur son compte Instagram, n’a clairement pas la cote, et il est normal qu’à Brooklyn, on garde un souvenir un peu amer du transfert de Pierce et Garnett en ville, d’autant que les Nets ont lâché 3 choix de Draft pour les obtenir (deux d’entre eux sont devenus Jaylen Brown en 2016 et Jayson Tatum en 2018). Il y a de quoi avaler une grande cuillère à soupe de sel. Et ce n’est même pas la première fois que Pierce mange sa balle perdue. En 2019, le public du Heat avait également scandé ce refrain, plutôt pour la qualité de ses analyses basketballistiques que pour le reste. Décidément, The Truth a les oreilles qui sifflent en ce moment.

Candidat # 4 : Mike Conley lance un combat de regards avec Dillon Brooks

Après avoir échoué l’an dernier au play-in contre les Blazers, les Grizzlies ont appris de cet échec pour écarter Steph Curry et les Warriors de la postseason 2021, excusez du peu. Du coup, Ja Morant et ses sbires ont gagné le droit de se coltiner le Jazz, leader à l’Ouest. Pas vraiment de la tarte donc, mais une vraie petite évolution pour ce jeune groupe destiné à voir encore plus grand. Cette série, c’est aussi le retour de Mike Conley sur les terres de ses premiers exploits. Désormais pilote de la meilleure équipe de la NBA, il affronte le rookie de l’année 2020 qui assure avec brio sa relève. Toutefois, ne comptez pas sur Conley pour laisser Ja prendre le dessus sur lui.

Bon, ici c’est plutôt Dillon Brooks qui en prend pour son grade, mais le gaucher montre bien que même après une première saison compliquée du fait de l’adaptation et de l’arrêt pour les raisons que l’on connaît tous, il s’est bien acclimaté au climat de l’Utah et s’est mis au service du collectif pour aller chercher la première place au classement général de la NBA. Ce shoot plein de sang-froid sur le museau de Brooks et ce regard assassin juste après traduisent la confiance de l’ancien Grizzly, et prouvent également qu’il ne fera aucun cadeau à son ex, les Grizzlies sont prévenus, et même s’ils ont réussi à arracher un match, on les voit mal inverser la tendance.

Candidat # 5 : LeBron James chauffe Jae Crowder, qui n’a pas peur de lui

Cette série, bien plus équilibrée que ce que l’on peut penser, tient à l’heure actuelle toutes ses promesses. Les Lakers, outsiders sans l’être, se livrent un duel sublime avec les Suns, pas forcément favoris non plus. En bref, une série indécise et très plaisante, mais également avec son lot de petits accrochages. LeBron James et Jae Crowder en ont régulièrement au cours de cette série, l’ancien des Celtics et du Heat a la lourde tâche de défendre LBJ. Dans un premier temps, c’est le banc des Lakers qui s’est amusé à reproduire les moves du King au poste alors que ce dernier était face à Crowder, puis il a ensuite affiché volontairement un gigantesque sourire avant de marquer sur sa tronche, comme pour montrer que cuisiner son défenseur est une bonne partie de franche rigolade.

Difficile de croire que les deux ont été coéquipiers quelques mois à Cleveland, mais c’est bien ça l’intensité des Playoffs n’est-ce pas ? La suite est un peu moins glorieuse pour King James, qui mime un geste de dégoût vis-à-vis du numéro 99 qui ne sentirait pas assez bon au goût de l’Elu. Un geste qui, s’il a rapporté ensuite une faute offensive grâce à un flop digne du Festival de Cannes, peut être très mal interprété.

Mais ne comptez pas sur JC pour se laisser marcher dessus si facilement, car non content d’être plus qu’en vie dans cette série à 2-2, il montre que LeBron devra lui passer sur le corps pour marquer, en témoigne cette grosse faute, assortie du petit regard qui va bien.

LeBron lui ayant dit « dégage de là » et ayant réclamé à l’arbitre une review de cette faute pour la transformer en une éventuelle flagrante. On peut en déduire que Crowder essaie de titiller le Roi avec un regard qui semble vouloir dire « qu’est-ce que tu racontes mec », ce qui n’est pas forcément une bonne idée, on le concède, mais qui montre également le tempérament du Sun, qui fait son job comme il le peut dans cette série, un pur soldat essentiel dans la réussite des Suns. On la veut en 7 cette série là !

Candidat Bonus : Kyrie Irving utilise le logo des Celtics comme paillasson

Tiens tiens tiens, ça faisait longtemps que Kyrie Irving n’en avait pas placé une pour les Celtics, après son aventure qui s’est un peu finie en eau de boudin dans le Massachusetts. Aujourd’hui, Uncle Drew est un homme épanoui à New York sur ses terres d’origine, et est plus que jamais en lice pour le titre aux côtés de James Harden et Kevin Durant. Mais revenons-en au trashtalking de Kyrie, après avoir vaporisé le TD Garden en début de saison régulière, il a cette fois décidé de s’essuyer les pieds sur le logo du rond central, comme pour montrer que les Celtics sont le paillasson des Nets.

« Kyrie est venu marcher sur le logo à la fin du match en venant checker ses coéquipiers. »

Kyrie l’a sciemment fait au niveau du visage du leprechaun, assez discrètement pour qu’on puisse penser qu’il vienne seulement encourager ses coéquipiers, mais de façon assez visible pour qu’au final cela ne trompe personne. Et surtout pas le fan, un peu (beaucoup) plus ahuri que les autres qui lui a lancé une bouteille au moment ou son ancien meneur regagnait les vestiaires. Certains trouveront qu’Irving a manqué de respect au logo, mais rien ne justifie un lancer de bouteille sur un joueur. Malheureusement, les incidents du genre sont légion en ce moment

Du lourd encore une fois pour cette période, avec de la punchline et du tacle en veux tu en voilà. La réponse à la question suivante vous revient : qui a eu la plus grande gueule sur cet épisode ? A vous de nous le dire.

Mais qui a eu la plus grande gueule dans cet épisode ?

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