Dossiers NBA

Popcorn, mollards et insultes racistes : quand quelques fans de retour dans les salles de NBA flinguent la beauté des Playoffs

Fallait qu’on en parle.

Source image : YouTube

Cela fait un peu plus d’une semaine que les Playoffs NBA ont démarré. Une première semaine remplie d’émotions fortes avec notamment le retour de nombreux fans en tribunes, mais caractérisée aussi – malheureusement – par plusieurs incidents impliquant quelques supporters qui ont été bercés un peu trop près du mur. Des incidents clairement condamnables, et condamnés. Mais surtout, des incidents qui ne doivent jamais être normalisés. On fait le point.

Quand on est un amoureux de la NBA, difficile de trouver quelque chose de plus beau qu’une salle comme le Madison Square Garden remplie et à fond derrière son équipe des Knicks, avec Spike Lee qui fait la groupie au premier rang. Qu’on soit fan ou pas de la franchise de New York, c’est une expérience magique de voir la Mecque du basket – ce lieu sacré – rugir après un panier décisif des locaux, tout en faisant le maximum de bruit pour déstabiliser l’équipe adverse. Une ambiance tout simplement unique, une ambiance très souvent saluée par ceux qui foulent le parquet du MSG, en tant que Knick ou en tant qu’adversaire. C’est une véritable relation qui s’installe entre les fans et les joueurs, rassemblés par cette énergie commune qui transforme un match de basket en spectacle. Dans toutes les salles de NBA, et ici précisément au MSG, certains utilisent cette énergie pour se surpasser, parfois pour le bonheur des Knicks, parfois pour leur malheur aussi. Du côté de New York, on attendait les Playoffs depuis 2013, année de la dernière participation des Orange & Blue en Playoffs. Et plus généralement, à l’échelle de la NBA, on attendait ce retour des fans dans les gradins depuis 2019, date des derniers Playoffs tels qu’on les connaît, avant que le monde ne soit frappé par la pandémie du COVID. Le retour à la normalité ressemble quelque peu à ça pour un passionné de la grosse balle orange. Un retour à la normalité qui a malheureusement aussi été accompagné de quelques dérives, que ce soit dans le jardin new-yorkais, l’antre des Sixers, l’arène du Jazz, ou la halle de Boston.

Le retour des fans ? Super. Le retour des tocards ? Non merci

D’un côté, on a ces images des fans des Knicks en fête dans la rue, des fans en transe après la victoire de leur équipe préférée lors du Game 2 contre les Hawks. Et puis de l’autre, on a cette image en tête, où on voit un « supporter » de New York situé près du terrain cracher sur le meneur d’Atlanta Trae Young, nouvel ennemi public numéro un dans la Grosse Pomme. Quelque part, le Madison Square Garden a servi de microcosme en rassemblant à la fois tout ce qu’on aime dans le supporterisme NBA – la passion, la grosse ambiance, le soutien d’un public envers son équipe, du trashtalking original pour déstabiliser l’adversaire – mais aussi tout ce qu’on déteste, à savoir des insultes et des comportements largement déplacés et clairement condamnables, comme ce crachat puéril.

Comme dit plus haut, cet incident n’est pas isolé à la ville qui ne dort jamais. Plus à l’Ouest, du côté de Salt Lake City, les parents de Ja Morant ont été victimes d’insultes racistes alors qu’ils étaient en tribunes pour soutenir le meneur des Grizzlies lors du Game 2 de la série. Le papa de Ja, Tee Morant, a partagé certains des propos qui lui ont été balancés à la figure par des fans du Jazz.

« Je sais ce que ça fait de se faire chahuter. Mais là c’était différent. C’était clairement un manque de respect, et ça allait trop loin. Un fan m’a dit, ‘Je vais mettre une pièce dans ton dos et te regarder danser’. »

Si d’autres fans du Jazz ont été plus cléments envers la famille Morant, comme nous y reviendrons plus bas, ce n’est pas la première fois que certains membres du public de Salt Lake City sont accusés de proférer des propos racistes à l’encontre d’un adversaire. On se rappelle de cet épisode impliquant Russell Westbrook en mars 2019, une altercation verbale entre Brodie et deux fans d’Utah qui s’était terminée avec une interdiction ad vitam eternam d’accès à la salle du Jazz pour ces derniers. L’incident fut très médiatisé, non seulement car on sait que Russ n’est pas du genre à se taire, mais aussi car il est insupportable de voir ce type de comportement encore avoir lieu de nos jours, avec des athlètes célébrés dans le monde entier. Pour rappel, l’homme et la femme en question avaient… porté plainte contre Westbrook pour diffamation et action causant soi-disant un stress émotionnel, plainte rejeté par le juge comme un contre d’un certain RG27.

En parlant du meneur des Wizards, justement. Lors du Game 2 entre les Sixers et les Wizards mercredi, Russell Westbrook s’est pris du popcorn en pleine gueule alors qu’il quittait le terrain, le même jour que les épisodes impliquant Trae Young et les parents de Ja Morant. Touché à la cheville, Brodie rejoignait les vestiaires quand l’incident est arrivé. Un fan, ou comme on dit chez nous un abruti, s’était dit qu’envoyer sa bouffe sur un autre être humain était certainement un acte d’intelligence suprême. Déjà frustré par la tournure des événements d’un point de vue basket, Westbrook n’a évidemment pas apprécié du tout et semblait prêt à réaliser sa meilleure imitation de Ron Artest (on va parler de lui un peu plus tard) en montant dans les gradins afin de faire réciter l’alphabet au fan en question. Heureusement (pour le fan), Russ a été retenu par la sécurité, mais ça aurait clairement pu partir en cacahuètes.

« Pour être honnête, toute cette m*rde devient incontrôlable, surtout en ce qui me concerne. Le manque de respect, les fans qui font ce qu’ils veulent, ça va trop loin. Il y a des choses qui franchissent la limite. Dans d’autres circonstances, si un gars dans la rue me balance du popcorn sur la tête, vous savez ce qui arrive. »

Pas le premier incident entre Westbrook et un fan de Philadelphie, en atteste ce doigt d’honneur envoyé en direction de Russ un soir d’octobre 2016. Quelle est la limite entre la provocation toute simple et le manque de respect primaire ? Nous y reviendrons plus tard et vous avez 4h.

Enfin, cette série d’incidents a connu un dernier épisode la nuit dernière, quand un fan de Boston est allé jeter sa bouteille en direction de Kyrie Irving au moment où ce dernier rejoignait les vestiaires. On sait que l’histoire s’est mal terminée entre Uncle Drew et les Celtics, on a également vu Kyrie s’essuyer les pieds sur le logo des C’s à la fin du match, mais rien ne peut justifier un tel comportement. Rien du tout.

Un contexte particulier

Les différents incidents qui ont caractérisé la semaine passée ont été déplorables, à vomir. Mais si on souhaite installer le cadre de la manière la plus ferme possible, il faut rappeler le contexte dans lequel nous sommes et que l’on pourrait qualifier de particulier. Les Playoffs sont toujours un moment d’excitation pour les fans et les joueurs. L’ambiance monte d’un cran, les enjeux sont démultipliés et la tension s’installe logiquement. Mais aujourd’hui, en 2021, on ne peut faire les aveugles devant le fait qu’on sort de plusieurs mois de matchs à huis clos ou avec des fans en nombre très limité pour cause de COVID. Et ce changement de setup peu aisé, il vaut aussi bien pour les supporters que pour les joueurs. Bien évidemment, on est tous hypés quand on voit le retour des grosses ambiances dans les salles, et les fans ont besoin de se faire plaisir après avoir été privés de basket NBA « en vrai » depuis mars 2020. Mais le retour des fans, c’est aussi le retour des joueurs qui jouent désormais devant un vrai public après s’être habitués au silence, ou presque. James Harden l’avait souligné très pertinemment après le Game 1 de la série entre les Nets et les Celtics, l’arrière a été perturbé par la présence soudaine de nombreux supporters en tribunes. Plus vraiment habitué le Barbu, et il n’est sans doute pas le seul. Ce changement de cadre peut apporter une dose d’adrénaline supplémentaire chez les joueurs. On assiste donc à des retrouvailles électriques entre des fans bien chauds et des joueurs tout d’un coup plongés dans des ambiances complètement différentes de la bulle de Mickey, ou de la saison régulière. Et tout ça ? Pour des phases finales, donc le sommet de la tension et des attentes. C’est à croire que, à posteriori, les incidents qu’on vient de vivre étaient tristement prévisibles, ou logiques à annoncer du moins.

Des mauvais souvenirs qui remontent

Avec les différents incidents de la semaine, ponctués par le jet de bouteille à la gueule de Kyrie Irving, on a forcément eu quelques mauvais souvenirs qui sont remontés à la surface. Un en particulier. Vous avez deviné lequel. 19 novembre 2004, Pistons – Pacers, Malice at the Palace. L’un des pires épisodes de l’histoire de la NBA, avec une baston générale immense à Detroit, et qui a fortement endommagé l’image de la Grande Ligue. On ne veut pas être alarmiste en réalisant des comparaisons inappropriées mais dans le même temps, on se rappelle très bien comment une grosse altercation s’est transformée en véritable combat de rue il y a bientôt 16 ans et demi. Contexte différent, acteurs différentes, réactions différentes. Ron Artest sur la table de marque après une embrouille avec Ben Wallace, un fan qui balance sa bière dans la tronche du joueur, et le reste termine au JT de TF1. Artest monte dans les tribunes pour se faire justice, Stephen Jackson le suit, la scène fait encore flipper aujourd’hui. Toutes les limites ont été franchies ce soir-là. Et quand Ron Artest, aujourd’hui Metta Sandiford-Artest, a vu Russell Westbrook prendre du popcorn justement sur la tête la semaine dernière, il n’a pas pu s’empêcher de réagir.

« J’avais l’impression que j’allais courir dans les tribunes. Cela m’a secoué un peu » a déclaré Metta via USA Today. « J’ai pris cher à l’époque et mon équipe aussi. Et maintenant on voit ça, n’a-t-on donc rien appris ? Il était où ce fan il y a 16 ans et demi ? Il n’a pas vu la baston ? S’il n’a pas vu la baston, cela montre que c’est juste un autre jour au bureau. »

Il est évident, pour les joueurs, les fans et la Ligue, qu’on espère tous ne jamais voir un Malice at the Palace 2.0. Après l’épisode violent de novembre 2004, en plus des énormes suspensions infligées aux principaux acteurs et le dress code qui a suivi, la NBA avait mis en place un autre code, à savoir le code de conduite destiné spécifiquement aux fans et ayant notamment pour objectif de mieux séparer les joueurs du public. Plusieurs personnes avaient été priées de quitter leur salle ces dernières années, pour des actes plus ou moins déplacés. Ce qui inquiète cependant, en ce moment, c’est que ce climax sur le pointeur d’adrénaline ne peut que nous faire penser à une reproduction de ces comportements de fans dans les jours à venir, jusqu’à ce qu’un joueur décide de se faire justice lui-même. Alors, vous allez me dire, on ne peut pas tolérer qu’un joueur en vienne à écarteler un supporter un peu stupide, et certainement éméché qui plus est. Mais peut-on laisser les fans agir en toute tranquillité, et fermer les yeux devant le risque que cela éclate un de ces quatre ? Pour cela, une seule solution : la sanction.

Tolérance zéro

Les sanctions sont tombées assez vite et elles sont sans appel. Les différents fans impliqués dans les incidents de mercredi ont été bannis jusqu’à nouvel ordre par les franchises concernées. Boum. On ne fait pas dans le détail. Dans le même temps, la NBA a également sorti un communiqué pour indiquer que le code de conduite allait être renforcé afin que les Playoffs puissent se dérouler dans un environnement le plus sûr possible. Enfin, l’union des joueurs a quant à elle demandé plus de respect pour ses membres et plus généralement pour le jeu. Plus les jours passent, plus les incidents s’enchaînent, plus les joueurs montent au créneau, et à raison. Au-delà de Kevin Durant, qui a tout simplement tweeté que faire le malin c’était bien jusqu’à se faire interdire de séjour dans une salle, Kendrick Perkins a pris quelques secondes de bienveillance et de pertinence sur son agenda pour indiquer qu’il fallait peut-être envisager des poursuites judiciaires. Too much ? Chacun son avis. Mais peut-être qu’en prenant un seau de muesli sur la gueule sur votre lieu de travail, entre deux glaires et une insulte raciste, certains verront la chose différemment.

Quoi qu’il en soit, la NBA a fait sa première part du boulot en réponse aux événements de la semaine, et cela va peut-être en calmer certains. Maintenant, cela ne veut pas dire qu’on n’assistera pas à des incidents similaires dans le futur. C’est évidemment impossible pour la Grande Ligue de contrôler le comportement de chaque fan présent dans les salles. Elle peut mettre en place des mesures pour renforcer la sécurité des joueurs, elle peut faire preuve d’une tolérance zéro au moment de sanctionner les coupables et ainsi faire réfléchir les fans aux mauvaises intentions mais en fin de compte, elle ne peut pas refaire l’éducation des gens. Et en tant qu’entreprise, elle ne va pas se mettre à coller des procès à des Jean-Michel Teubé qui, au passage, sont des fidèles consommateurs de son produit phare. La stupidité, le manque de tenue, le manque de limites qu’on s’impose en tant que citoyen, ce n’est pas du ressort de la Grande Ligue, qui finalement possède un pouvoir limité dans tout ça. L’asso des joueurs ira-t-elle jusqu’à la ligne du tribunal, pour régler des comptes avec certains et en faire des exemples qui permettront de recadrer l’espace de travail dans lequel les meilleurs basketteurs au monde évoluent ? Possible.

« Tolérance zéro. Personne ne peut s’en tirer avec ce genre d’action. Vous allez vous faire attraper. Vous allez être banni de la salle. Dans certains cas, il peut y avoir des poursuites pénales si le comportement atteint le niveau d’une agression ou quelque chose qui est du ressort de la police. […] Je suis conscient qu’on parle d’un minuscule pourcentage de fans, mais ils peuvent aussi détruire l’atmosphère pour les personnes présentes. »

– Adam Silver, via NBC Sports

En parlant de poursuites pénales, le fan ayant balancé une bouteille en direction de Kyrie Irving a non seulement été banni à vie du TD Garden, mais il risque surtout d’être sanctionné pour « agression avec une arme dangereuse ». Autrement dit, il risque bien plus qu’une interdiction de salle.

Ne pas normaliser la connerie, mais ne pas généraliser non plus

Maintenant que les sourcils ont bien été froncés, il convient aussi de souffler un coup et revoir les choses dans leur ensemble. Plusieurs choses. D’une, la dédramatisation des incidents, notamment concernant celui autour de Russell Westbrook. « C’est uniquement du popcorn, ça ne va pas le blesser », « J’aimerais bien me prendre du popcorn en étant payé autant ». Chacun sa réponse, mais elle devrait être claire pour quiconque souhaitant aller vers un environnement tout simplement plus tolérant. C’est à travers ce genre de remarques anodines que la connerie commence à être normalisée. Non, ce n’est pas uniquement un jet de popcorn qui ne fait de mal à personne, c’est un manque de respect inacceptable envers qui que ce soit. Envers Russell Westbrook, envers le type qui déchire les tickets à l’entrée de la salle, envers votre boulanger en fait. Et non, ce n’est pas parce que Russell Westbrook est payé des millions grâce à la NBA qu’il doit subir ce genre de comportement puéril de la part d’un fan. Ce type d’actions n’a rien à faire dans une salle de basket, les insultes racistes non plus, même si elles sont répétées. Les banaliser revient à les accepter en douceur, puis s’en plaindre avec une hypocrisie niveau Hall of Fame par la suite. Si cela en dérange certains de lire ça, you’re welcome : on est là pour partager nos valeurs, pas que notre hexpertise.

Maintenant, si la normalisation de comportements condamnables représente un danger, la généralisation l’est tout autant. Il suffit parfois de trois imbéciles pour construire une mauvaise réputation, alors que le reste du public remplit très bien son rôle de sixième homme. Ne tombons pas dans ce piège-là, la tentation est évidente. On a vu de nombreux fans des Knicks condamner l’acte du crachat envers Trae Young (dans un climat de pandémie on le rappelle), comme le journaliste d’ESPN Stephen A. Smith par exemple. « En tant que fan des Knicks depuis mon enfance, c’est embarrassant. La NBA doit bannir ce fan. Cette personne devrait même être arrêté. » Le père de Ja Morant, malgré la mésaventure qu’il a vécu au Game 2, n’oublie pas non plus les séances de trashtalking sympathiques avec certains fans du Jazz. « On n’a pas arrêté de se répondre avec certains fans près du nous. On a pris du bon temps. » Oui, il y a des fans qui se comportent comme des abrutis dans les salles de NBA, et dans toutes les salles de NBA au passage. Mais est-ce qu’un incident doit étiqueter toute une fanbase ? Non. Comme Marcus Smart a tenu à le rappeler, ce ne sont pas quelques boloss qui doivent définir les fans de Boston. Ce sont des fans, pas les fans, et cette nuance doit être utilisée sans modération dans le contexte tendu actuel.

« Une mauvaise graine ne signifie pas que l’ensemble du fruit est empoisonné. Nos fans ont été supers. Nous avons juste un imbécile qui a décidé de faire des choses d’imbécile, et il a été neutralisé. Donc nous sommes contents par rapport à ça. »

– Marcus Smart, via The Athletic

Rappel de quelques petites notions de trashtalking

Comme vous avez pu le constater depuis le début de ce papier, des incidents impliquant fans et joueurs ne sont malheureusement pas nouveaux en NBA. Et le danger dans ces cas-là, c’est qu’ils soient banalisés ou encore pire, qu’ils soient mis sur le compte de ce phénomène qu’on aime tant qu’est le trashtalking, qu’on pourrait définir en français comme du chambrage ou de la provocation verbale. Breaking news, le trashtalking, ce n’est pas balancer du popcorn sur la tête d’un joueur. Ce n’est pas cracher sur un adversaire. Ce n’est pas prononcer des insultes racistes. Ce n’est pas jeter une bouteille depuis les gradins. Non, le trashtalking, ce n’est rien de tout ça, là on est juste dans le domaine de la connerie pure et simple et du manque de respect total. Le trashtalking qu’on aime, c’est par exemple quand le public des Knicks chante à l’unisson « Trae Young is balding ! » (« Trae Young devient chauve ! ») pour se moquer de la calvitie de la star des Hawks. Le chambrage qu’on kiffe, c’est quand Damian Lillard dit bye bye à tout l’Oklahoma après avoir planté un game winner de légende, ou quand un joueur fait comprendre à son adversaire qu’il est bien trop petit pour défendre sur lui.

Alors oui, il n’existe pas à proprement parler de limites au concept du parler-poubelle. Certains décident par eux-mêmes quelles sont leurs limites, tandis que d’autres jugent ce qui est acceptable ou pas. Pour Derrick Rose par exemple, il n’a pas été gêné par la confrontation entre les fans des Knicks et Trae Young lors du Game 1, au cours duquel ce dernier a entendu des « F*ck Trae Young » avant d’enclencher la clim au Madison Square Garden avec son game winner.

« C’est du basket. La Ligue est devenue tellement soft. Trae est venu, et a joué un grand match. Le public est censé faire cela. C’est comme ça que ça doit être. La pression se doit de monter pour avoir l’atmosphère qu’on a actuellement. Je suis habitué à ça. J’ai participé à des séries où des boissons ont été balancées sur un parent, aux mères de certains joueurs. Vous êtes sur le terrain et vous voyez une bière éclabousser sur un membre de votre famille, c’est le genre d’environnement auquel je suis habitué. »

Dans certains cas, la limite entre le trashtalking et l’irrespect n’est pas forcément claire. Le curseur est placé à différents endroits selon les expériences de chacun, mais la NBA et ses franchises ont clairement indiqué que les comportements qu’on a pu voir cette semaine n’avaient rien à faire dans les salles.

Malgré les différents incidents des derniers jours, le retour des fans reste une superbe nouvelle pour le basket NBA. C’est juste que dans ce contexte-là, certains ont clairement dépassé la limite et ils ont été sanctionnés en conséquence. On espère désormais que la liste des incidents ne va pas s’élargir dans cette campagne de Playoffs 2021 très excitante. On est en train de retrouver la NBA qu’on aime tant, merci de ne pas tout gâcher. 

1 Comment

1 Comment

  1. Djohn-Konkakk

    1 juin 2021 à 14 h 45 min at 14 h 45 min

    Sujet hyper intéressant..
    La violence peut prendre différentes formes,et elle est également vue différemment selon la sensibilité de chacun. Kyrie qui s’essuie les pieds sur le logo des Celtics, c’est violent pour certains. Kevin Garnett a condamné cet acte, lui qui trashtalkait les adversaires à base d’insultes ultra hardcore. Pas si facile non plus de distinguer ce qui est condamnable de ce qui ne l’est pas.
    En tout cas je sais qu’on peut déstabiliser, provoquer sans insulter ni frapper, c’est même pour moi tout l’art du trashtalking. C’est comme un jeu dans le jeu, et donc un amusement, un divertissement.
    On ne peut pas tout faire ou tout dire, il ne faut pas oublier qu’il y a des gens sensibles autour de nous, et en même temps l’erreur serait de prendre tout ça au sérieux.

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