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NCAA, G League, Overtime Elite, championnats étrangers : zoom sur les différentes formations avant de faire le grand saut en NBA

Source image : Montage TrashTalk

Il y a encore une dizaine d’années, la NCAA représentait la principale étape avant de faire le grand saut vers la NBA. Mis à part quelques rares prospects US qui s’exilaient pour réaliser une saison en tant que professionnel à l’étranger, l’université était le passage incontournable pour les jeunes pépites évoluant aux States. Mais les temps changent et aujourd’hui, les possibilités sont multiples en matière de formation. Zoom sur ces différentes avenues pouvant mener à la NBA. 

Sans doute plus que jamais, la NCAA se retrouve aujourd’hui dans un marché concurrentiel. L’association des sports universitaires voit de nombreux prospects très prometteurs emprunter un chemin différent en vue d’une future arrivée en NBA. Exemple récent et marquant, celui du phénomène Jalen Green, le numéro 2 de la Draft NBA 2021 passé par la G League l’an passé au lieu de la NCAA. Pendant longtemps, cette dernière a été critiquée pour ses règles strictes interdisant toute rémunération ou avantage en nature pour les étudiants-athlètes possédant une bourse sportive. Une critique basée sur le fait que le monde du sport universitaire brasse des milliards de dollars (selon Sportico, la NCAA touche près d’un milliard de dollars de revenus par an dans une saison « normale », dont 85% grâce à la March Madness, à travers les contrats TV, les sponsors, les ventes de billets…) pendant que les étudiants-athlètes – qui sont bien évidemment au cœur du produit et du spectacle – doivent garder leur statut amateur. Et qui dit statut amateur dit interdiction de se faire de l’argent pour les joueurs. Dans le même temps, certains coachs renommés gagnent tranquillement des millions (8 millions par saison pour John Calipari, coach de l’université du Kentucky) et les présidents des universités s’en mettent plein les poches aussi. Pour beaucoup, ce système relève de l’exploitation pure et simple et il a été de plus en plus contesté ces dernières années. En 2009, un certain Ed O’Bannon avait notamment attaqué la NCAA pour avoir utilisé son image dans un jeu vidéo, sans compensation financière pour l’ancien joueur d’UCLA. Un exemple marquant qui a conduit à une grosse bataille judiciaire de plusieurs années. Ce genre d’épisodes (et il y en a beaucoup, cf. James Wiseman), associés aux nombreuses critiques du système mais aussi une concurrence de plus en plus forte en matière de possibilités pour les jeunes athlètes (on y arrive un peu plus tard), ont finalement obligé la NCAA à lâcher du lest dans ce débat épineux, accordant depuis l’été 2021 la possibilité aux étudiants-athlètes de profiter de leur image et de leur nom pour toucher des revenus. Toujours pas de rémunération directe via un salaire donc, mais une avancée significative dans un monde où les traditions ont la peau dure.

En marge de tout ça, avec la mise en place de la one-and-done rule par la NBA en 2006, le commissionnaire de l’époque David Stern avait placé l’âge limite pour entrer dans la Grande Ligue à 19 ans, empêchant ainsi les lycéens de faire le grand saut vers la NBA. Au lieu de ça, ils sont obligés de réaliser une année de formation après le lycée afin d’être mieux préparés pour le monde professionnel du basket US. On parle au présent car cette règle est toujours en vigueur aujourd’hui, et elle est également contestée. Le débat autour de la one-and-done rule est notamment revenu sur la table en février 2019, quand Zion Williamson est passé tout près d’une grosse blessure au genou sous le maillot de Duke après… l’explosion de sa chaussure. Zion a évité le pire mais il aurait pu se blesser gravement et ainsi compromettre la suite de sa carrière, sportivement mais surtout financièrement avec des pertes pouvant se compter en millions de dollars. Quand on sait que de nombreux prospects viennent d’un environnement difficile, on comprend vite la teneur des débats. Pourquoi empêcher un phénomène d’intégrer la NBA à la sortie du lycée et gagner sa vie ? Zion ne devrait-il pas rester sur la touche volontairement pour éviter de prendre des risques concernant son avenir ? Voilà le genre de questions qui faisaient la une à l’époque. Pour l’anecdote, sachez que ce fut la voie empruntée par un autre prospect de Duke tout récemment, à savoir Jalen Johnson, touché au pied et qui a décidé d’arrêter sa saison universitaire pour se concentrer sur la Draft NBA 2021. Enfin, la NCAA elle-même s’était prononcée plusieurs fois contre la one-and-done rule, pointant du doigt le fait que certains « étudiants-athlètes » talentueux étaient seulement là par nécessité pour une petite année, et donc sans vrai projet scolaire. Pas top pour l’image de la NCAA ça.

Allez, maintenant que le décor est planté, place aux différentes voies pour potentiellement intégrer la NBA. Ça se passe juste en dessous et on vous laisse défiler tout ça.

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