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Ça coince un peu pour le Jazz au mois de mars : la défense n’y est plus, on tire la sonnette d’alarme dans l’Utah

Rudy Gobert jazz 13 février 2020

Rudy Gobert et le Jazz en difficulté en ce mois de mars.

Source image : YouTubeSource image : NBA League Pass

La meilleure équipe de la Ligue patine un peu depuis le début du mois de mars. Le Jazz affiche un bilan négatif sur les trois dernières semaines avec quatre défaites et six matchs et c’est encore une fois Rudy Gobert qui monte au créneau pour demander à ses coéquipiers et à lui-même de hausser le ton pour ne pas gâcher tous les efforts effectués depuis le début de l’année.

La défaite de la nuit dernière face à Washington (131-122) a révélé tous les maux du Jazz. Le problème ne se trouve pas en attaque où Donovan Mitchell nous a encore éblouis avec 42 points inscrits et Joe Ingles a égalé le record de 3-points pour un joueur de l’Utah en distillant 8 bombes du parking du Spar. Plouf, plouf, c’est donc bien en défense que le bât blesse. Le manque d’envie défensive est flagrant et ça ne court pas assez, alors Bradley Beal et Russell Westbrook en ont profité pour passer 78 points à eux deux. Un gros point noir à améliorer en vue des Playoffs si le Jazz veut effacer sa désillusion de la saison dernière et cet avantage de 3-1 finalement remonté par les Nuggets au premier tour. Avec de telles ambitions, les Mormons ne peuvent pas se permettre de perdre des matchs comme celui-là, où la victoire se joue simplement à l’envie. En conférence d’après-match, c’est ce sentiment qui dominait. Donovan Mitchell et Joe Ingles, les deux leaders offensifs de la nuit pour le Jazz, se sont exprimés à ce sujet dans des propos relayés par NBA.com :

« Je pense que nos adversaires jouent plus physiques que nous, ils ont plus la hargne. » – Donovan Mitchell

« On doit montrer qu’on veut gagner le titre dans notre manière de jouer. Je ne connais pas la raison exacte, mais on doit être beaucoup plus agressifs des deux côtés du terrain. » – Joe Ingles

Comment expliquer que la meilleure équipe de la Ligue se fasse autant malmener depuis le début du mois ? Les sorties de LeBron lors de la Draft du All-Star Game ont-elles vraiment perturbé le Jazz ? Difficile à croire, d’autant que le groupe vivait bien comme on dit. C’est surtout en défense que l’équipe du lac salé doit retrouver ses principes qui ont fait sa force durant tant d’années. La situation doit être un peu dure à accepter pour Rudy Gobert, candidat au trophée de meilleur défenseur de l’année après l’avoir déjà été en 2018 et en 2019. Alors la Stiffle Tower a pris ses responsabilité devant la presse.

« Nous devons réaliser que nous n’avons encore rien accompli. On est contrariés lorsque les gens se moquent de nous à la télévision et nous manquent de respect. C’est à nous de commencer par nous respecter nous-mêmes et de comprendre que nous ne sommes pas les champions. Nous ne sommes pas une équipe qui peut se mettre en mode croisière. […] Nous avons toujours besoin d’être frappés en premier avant de réagir. Si nous voulons être une grande équipe, nous devons être l’équipe qui donne le ton. »

Ce n’est pas la première fois que Rudy tient ce discours. Déjà suite à la défaite face à Philadelphie en prolongation en début du mois, le pivot de l’équipe de France s’était exprimé sur l’intensité et le niveau de jeu que devait proposer le Jazz. Il avait expliqué qu’il fallait batailler plus pour obtenir les coups de sifflet des arbitres. Il a également dit que Utah était un petit marché, ce qui n’est pas faux. On est tout de même sur deux déclas en 15 jours qui peuvent témoigner de petits signes de tensions et d’impatience du côté de Salt Lake City. Le Jazz n’a surtout pas appliqué les remarques faites depuis maintenant quelques semaines et il faut sans doute s’attendre à un gros Rudy Gobert pour faire taire les médisants dans les prochains jours. Si ses coéquipiers pouvaient se mettre au diapason et remonter le short, ce serait encore plus facile évidemment.

Même si le Jazz est toujours premier de sa Conférence et de la NBA, ces défaites semblent avoir créé une mini-crise en interne. Les grandes équipes se relèvent facilement tandis que les autres peuvent plonger et ne jamais sortir la tête de l’eau. Il le faudra bien pour le Jazz car les Lakers sont juste derrière à seulement 1,5 match de retard. On attend un bon coup de collier de la part du Jazz pour clore les débats sur leurs lacunes défensives et se pointer en Playoffs avec l’avantage du terrain garanti jusqu’en Finales NBA.

Source texte : NBA.com / Deseret News

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