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Bradley Beal et Russell Westbrook incendient le Jazz : leader ou pas, le backcourt s’en tamponne le coquillard

Westbrook Beal

59% aux lancers sur la saison, on l’a tous vu.

source image : NBA League Pass

Vous connaissez cette sensation lorsque l’on commande une pizza medium et qu’on reçoit une large ? C’est le ressenti que nous avons après cette victoire de Washington sur le Jazz. Il était annoncé un match livide, soporifique et à sens unique, nous avons eu une prestation XXL des gars de Scott Brooks. Débrief.

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À la manière d’un bâtonnet de surimi déposé sur un xylophone, ce résultat n’a pas lieu d’être. Le leader de NBA se déplace chez le perdant du match des perdants, avec toujours cet objectif de relancer une série. Mis au repos pour la soirée, Mike Conley porte un sweat avec un logo pailleté au dos, flow interdit par la loi depuis 2012 et la fin des LMFAO. Raul Neto s’en va checker ses anciens coéquipiers au milieu de terrain, puis l’entre-deux est donné. Dès l’entame, les Wizards étouffent des mormons brouillons et hors de rythme. Distribution royale, tirs à mi-distance et drives d’enclume : Russell Westbrook est l’homme des sept premières minutes. Eh oui, Scott Brooks souligne une fois de plus son incapacité à s’adapter aux faits de jeu, et sort le meilleur scoreur de ce début de rencontre (11 pastilles). Des deux côtés, est traité de paria qui défend et Joe Ingles en profite pour siffler deux bombinettes du parking. Les saxophones se vendent mais le Jazz s’effondre : méconnaissable, la troupe de Quin Snyder mange une leçon de basket-ball par des brocanteurs. Il manque aux mormons une lucidité et un recul sur le jeu. Quand Rudy Gobert se présente seul au poste bas après avoir mis à terre Robin Lopez, on oublie de le servir. À l’inverse, on garde en nous cette conviction que l’intérieur français doit mieux faire, avec des mouvement offensifs trop récités et une finition douteuse. C’est bien de rester accroché à l’arceau six minutes après un dunk, mais c’est encore mieux de mettre ses lay-ups. M’enfin, quand en face c’est Robin Lopez qui balance des bras-roulés sans aucune information sur la localisation du panier, ça passe plus crème. (Wizards 64 – 46 Jazz).

Mine de rien, cette sortie de vestiaires est extrêmement tendue. Le Jazz peut s’incliner et envoyer d’inquiétants signaux de faiblesse à toute la Ligue, tandis que les Wizards ont l’opportunité de tomber un gros et relancer une machine enrayée. Mais dès la reprise, le scénario est pris à contresens. Donovan Mitchell s’est visiblement fait masser les pieds à l’huile de coco pendant la pause : le double All-Star pose 20 pions dans le troisième quart-temps, et permet au Jazz de réduire l’écart à dix unités. Un coup de chaud de grand malade, rapidement nuancé par la transparence de ses coéquipiers. Forcément, quand tu claques 56% des pions de ton équipe et que tu vois Georges Niang célébrer un 3-points comme un kebab en lendemain de soirée, le résultat n’est pas immédiat. D’autant plus quand Bradley Beal chauffe lui aussi le moteur en envoyant 12 points dans ce même quart-temps. Ainsi, les Wizards résistent à l’assaut Mitchell et portent le coup de grâce dans les dernières douze minutes : Joe Ingles est all-time de loin, mais Russell Westbrook reste impeccable. Petit rock the baby à trois minutes du terme, et la légende du Thunder pose 35 points, 15 rebonds, 13 assists, 5 ballons perdus, 2 interceptions et 1 contre, à 52 % au tir dont 40% de la buvette. Son acolyte de backcourt complète cet incroyable triple-double avec 43 bringues, 2 rebonds et 5 assists à 67% au tir dont 67% du parking. Oui, les deux compères ont inscrit 78 des 131 points de leur équipe, ce qui représente environ le scoring total d’une équipe de Jeep Élite. On adore la LNB hein, mais mazette quels monstres. En face, Rudy Gobert s’est tout simplement transformé en Shaquille O’Neal : 2/10 aux lancers, et un match de type qui ne maîtrise pas son corps (on parlait du Shaq de Cleveland). Oui, le Français n’a pas honoré les 42 points de Donovan Mitchell, ni rentabilisé le 8/10 à 3-points de Joe Ingles. Si Saint-Quentin va mal, Utah va mal.

Fumer les Kings ? Non merci. Incendier le Jazz ? Pourquoi pas. Washington est sans aucun doute l’équipe la plus irrégulière de NBA, avec un backcourt capable de dynamiter n’importe quelle écurie. Cette nuit, ce sont de mauvais mormons – trop reposés sur Joe Ingles et Donovan Mitchell – qui ont payé l’addition. Rendez-vous au prochain match pour le 27% de Russ, histoire que Scott Brooks se tire, quand même.

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