Knicks

La bande du Garden s’offre le Magic : sang, sueur et coudes, pour une rencontre placée sous le signe des nineties

Knicks

Gang.

source image : NBA League Pass

Une fois encore, le Madison Square Garden a été le théâtre d’une joute ô combien disputée. Il n’est une surprise pour personne que les Knicks édition 2020-21 sont métamorphosés, et cette nuit n’a fait exception à la règle. Retirez la tiktokeuse en bord de parquet, remplacez la par Spike Lee, ça y est : nous sommes dans les 90’s. Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Prenez le classement de la Conférence Est, inversez les positions des Knicks et du Magic, voilà, vous obtenez ce à quoi tout le monde s’attendait avant le début de saison. Quatorzièmes, Nikola Vucevic et ses potes traversent une sombre passe avec huit défaites consécutives. Cette situation est le simple résultat d’une bien triste accumulation de blessures. Oui, Jonathan Isaac et Markelle Fultz sont out pour la saison, tandis que Terrence Ross, Michael Carter-Williams et Cole Anthony sont – ce soir – indisponibles. Cependant, c’est une excuse plus ou moins valable si l’on se fie à leurs hôtes du jour : orphelins depuis un mois du précieux Mitchell Robinson, les Knicks siègent fièrement à la septième place de l’Est. De surcroît, Tom Thibodeau doit aujourd’hui composer sans Immanuel Quickley, Austin Rivers, Elfrid Payton, et Derrick Rose. Une broutille pour la franchise qui signe tous les meneurs libres de la planète. Vous aimeriez jouer au Garden ? Brûlez votre licence avec Saint-Chesson-les-Pommiers, le coup de fil de Scott Perry arrive. Allez, Nerlens Noel galère à rentrer son maillot dans son short, et l’entre-deux est donné. La première période laisse place à un spectacle peu esthétique : les raquette sont denses, et les défenses imperméables. Maladroit offensivement, Julius Randle pète un filon et se mue en organisateur de jeu. Le garçon s’est peut-être dit qu’il y avait un business à monter dans la passe – même si en attendant – il compte 10 assists à la mi-temps : performance qui n’était plus arrivée chez les Knicks depuis Larry Hughes en 2009. Ceci étant, c’est plutôt simple quand Reggie Bullock et Alec Burks dégainent comme des All-Stars (Knicks 45 – 44 Magic).

Un point d’avance à l’entracte, ce n’est rien, sauf s’il fait la différence en toute fin de rencontre. Alors que Julius Randle continue de croire que le repas offert par Taco Bell à chaque passe décisive vaut aussi pour les joueurs, Frank Ntilikina sort enfin de sa grotte. Le meneur français se montre sous son meilleur jour et envoie ses habituelles prouesses défensives, cette fois-ci couplées par un mini-récital offensif : 13 points, 2 rebonds, 1 gentillesse, 1 contre et 1 interception à 3/7 du parking. À Strasbourg, Jeanne Barseghian sort raide morte sur le balcon de la mairie, craque un fumi, puis descend trois teilles de Loïc Raison devant une foule en délire. M’enfin, les Knicks s’offrent une avance à deux chiffres, avant de voir Orlando revenir dans le dernier quart-temps : Evan Fournier allume et dépasse la vingtaine, Aaron Gordon se bat dans la peinture, et Vouch tente de pallier sa maladresse de soirée par les coudes. Si Alec Burks pense tuer le match avec ce floater primé d’une faute, Evan Fournier prolonge le suspens. Le Français place une sacrée bombinette du parking, avant d’obtenir un entre-deux contre Reggie Bullock sur une énorme séquence défensive. Puis, Charenton remporte le tip-off et il reste désormais une seule possession à Orlando pour effacer ce point d’écart. En sortie d’un temps-mort ô combien stressant, Vavane prend ses responsabilités et s’empare de la dernière gonfle. Oups, il apprécie mal un pick-and-roll et dépose la balle – initialement destinée à Vouch – dans les mains de Reggie Bullock. Carton plein pour le joueur new-yorkais : Knicks win. Le Magic enchaîne un neuvième revers consécutif et peut nourrir d’énormes regrets après cette rencontre. Grand patron de la soirée, Julius Randle termine la partie avec 18 points, 10 rebonds et 17 assists, à 40% au tir. Statistique plutôt étrange, il devient le troisième joueur de l’histoire des Knicks à inscrire au moins trois triple-doubles sur une saison. C’est sympa de marquer une franchise de son empreinte, encore plus lorsque on y prend son pied.

Les roses sont rouges, les violettes sont bleues, la hype des Knicks ne redescend pas et c’est tant mieux. Une petite pensée – cependant – pour nos amis de Floride qui vivent des heures difficiles. Imagine t’es fan du Magic et confiné dès ce week-end, quelle vie.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top