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Furax, Rudy Gobert pense que le Jazz n’est tout simplement pas respecté : « Quand vous êtes un petit marché, c’est plus dur »

Rudy Gobert 24 novembre

Pas content !

Source image : YouTube

Dans le grand choc de la nuit dernière opposant les deux leaders de conférence, le Jazz s’est incliné en prolongation face aux Sixers. Une défaite cruelle pour Rudy Gobert et ses copains, une défaite injuste aussi selon les Mormons, qui estiment avoir été victimes d’un arbitrage à sens unique. Et d’après Rudy, c’est ce qui arrive aux équipes évoluant dans les petits marchés.

« On m’a rejeté toute ma vie. On m’a manqué de respect pendant toute ma carrière. C’est un peu l’histoire de ma vie. » Dans un article de The Athletic qui vient tout juste de sortir du four, Rudy Gobert a exprimé ses sentiments sans le moindre filtre par rapport à son parcours NBA. C’est également ce qu’il a fait la nuit dernière après la défaite du Jazz sur le parquet des Sixers, et le message est globalement similaire. Pour lui, le Jazz souffre de son statut de franchise de l’ombre, entendez par là les franchises qui évoluent dans les petits marchés. Salt Lake City, ce n’est évidemment pas Los Angeles, New York, Chicago ou Philadelphie. On parle d’une ville d’environ 200 000 habitants, située en altitude près des montagnes et pas forcément très glamour. En fait, le Jazz, c’est un peu l’attraction principale dans ce coin-là des States et beaucoup d’entre nous ne connaîtraient probablement pas SLC sans son équipe de basket. D’après Rudy, cela joue beaucoup sur la perception du Jazz à travers la NBA, ligue où le spectacle est roi et où le business domine. Le Frenchie avait déjà pointé du doigt le manque de reconnaissance entourant les siens au moment des votes pour le All-Star Game, et cette fois-ci c’est donc à l’arbitrage qu’il s’en prend (via Andy Larsen du Salt Lake Tribune).

« Vous savez, quand vous êtes une équipe d’un petit marché, c’est un peu plus dur. Je n’ai pas envie de le dire mais je le pense vraiment après huit ans dans la Ligue. Et c’est quelque chose qu’on doit surmonter. C’est pour ça que j’ai dit aux gars, quand vous êtes dans un petit marché, il faut être encore meilleur. Il faut être à un niveau élite, et on doit contrôler ce qu’on peut contrôler. Mais c’est très décevant de ne pas être respecté de la sorte. […]

Nous voulons juste plus de respect. En tant que joueurs de basket, en tant qu’êtres humains. Mike [Conley, ndlr.], Donovan [Mitchell], tous nos gars, ils méritent d’être traités de la même manière que les autres joueurs des autres équipes, peu importe l’équipe, peu importe le marché, pour la beauté du jeu. Je pense que c’est le minimum qu’on puisse demander. »

La sortie de balle de Royce O’Neale, l’abondance ou le manque de coups de sifflet, l’expulsion de Donovan Mitchell… tout ça a fait rager Rudy, pénalisé par cinq fautes au total et dominé par un Joel Embiid à nouveau en mode MVP. Pour lui et Spida, les décisions arbitrales ont fait plonger les Mormons, plus que les 16 turnovers ou certains trous d’air pendant la rencontre, notamment en prolongation.

La question du favoritisme par rapport aux petits et grands marchés est loin d’être nouvelle dans l’univers NBA. Demandez donc aux fans des Sacramento Kings, volés honteusement en 2002 face aux grands Lakers de Los Angeles menés par les superstars Shaquille O’Neal et Kobe Bryant. Il y a quelques années, on avait même lâché un gros dossier pour expliquer la manière dont fonctionnait l’arbitrage en NBA. On vous invite à le relire ou le découvrir pour véritablement comprendre les tenants et aboutissants qui accompagnent l’univers des hommes au sifflet, ainsi que l’ensemble des codes. Vous allez très vite vous rendre compte des raisons qui expliquent pourquoi certaines petites équipes se sentent défavorisées face à des franchises plus prestigieuses. Ceci étant dit, la rencontre d’hier entre Philly et Utah n’est pas non plus à ranger dans la catégorie des gros scandales NBA hein. On parle d’un match de saison régulière qui s’est terminé avec certains calls douteux en défaveur du Jazz, comme ça peut arriver à n’importe quelle équipe – d’un petit ou d’un grand marché – dans n’importe quel match. On peut évidemment comprendre la frustration d’Utah, mais pas sûr que tout mettre sur le compte de la taille du marché soit vraiment légitime. Si ça se reproduit continuellement dans une série de Playoffs face aux Lakers, là on pourra peut-être en reparler…

Avec ses récentes sorties médiatiques, Rudy Gobert remet véritablement sur la table le débat sur les difficultés pouvant accompagner des équipes évoluant dans les petits marchés, que ce soit au niveau de la reconnaissance générale ou tout simplement pour gagner des matchs et surtout le respect du reste de la Ligue. Un sentiment qui domine dans le vestiaire du Jazz depuis un moment, et la défaite controversée contre les Sixers a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. 

Source texte : The Athletic / Salt Lake Tribune

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