One-on-One

Salut Jamal Murray, comment ça va ? Le Canadien est rentré dans une nouvelle dimension, confirmation attendue en 2021

Jamal peut-il activer le mode bulle… en dehors de la bulle ?

Source image : NBA League Pass

Étrange pause automno-hivernale oblige, TrashTalk se penche cette année sur… 74 profils individuels. Pourquoi 74 ? Oh, rien à voir avec la Haute-Savoie hein, malgré l’adoration de certains pour la Sainte-Raclette, mais plutôt car ces analyses nous emmèneront tranquillement vers 2021. Car oui, on vous le confirme, cette sordide année 2020 touchera bientôt à sa fin, il était temps. Au menu du jour, un Nugget qui régale, Jamal Murray.

Pour l’éternité, la bulle de Mickey sera associée à Jamal Murray et son équipe des Nuggets. Revenant deux fois de l’enfer pour arriver jusqu’au stade des Finales de Conférence Ouest, la franchise de Denver représentait la belle histoire de Disney, une histoire dans laquelle Murray faisait figure d’acteur principal aux côtés de Nikola Jokic. 

Avant l’épisode de la bulle, la très grosse prolongation de Jamal Murray (170 millions de dollars sur cinq ans) signée à l’été 2019 pouvait laisser perplexe. Non pas que le Canadien manquait de talent ou de potentiel, c’est juste que ce deal était surtout un pari sur la capacité de Murray à devenir l’un des meilleurs meneurs de la NBA, poste qui plus est très fourni dans la Ligue actuelle. En l’espace de quatre saisons, Jamal n’avait rien d’autre à son palmarès qu’une nomination dans la NBA All-Rookie Second Team. Des saisons régulières correctes, mais pas non plus exceptionnelles, avec une progression peut-être plus lente qu’espérée. En gros, les garanties n’étaient pas énormes, contrairement par exemple à un mec comme Jayson Tatum (All-Star et membre de la All-NBA Third Team) qui vient de toucher le gros lot, ou à un degré moindre Donovan Mitchell, prolongé au max après des Playoffs énormes face à… Jamal Murray. Voilà, on y arrive. En l’espace de quelques semaines dans la bulle de Mickey, Murray a balayé les doutes d’un revers de la manche. On ne va pas revenir sur tous les exploits du bonhomme, vous les connaissez et puis ça nous prendrait beaucoup plus qu’un article, mais il est clair que Jamal a frappé très très fort. Les matchs à 50 pions, les tirs assassins, les moves à la Jojo, le shimmy, et puis surtout, ces deux remontées fantastiques face au Jazz et aux Clippers, dans lesquelles Murray et Jokic ont tout cassé. Quand son équipe était dos au mur, le Canadien a step-up. Quand il fallait sortir le grand jeu pour dégager Kawhi Leonard et ses chokers, il a pris feu en plantant 40 points dans un Game 7. Tout ça en rendant continuellement hommage à George Floyd et Breonna Taylor à travers ses sneakers, pour offrir des moments de pure émotion mélangeant basket et combat pour l’égalité.

Une image forte, qui restera dans les mémoires. Le Jamal Murray de la bulle – qui avait pourtant commencé son séjour floridien à l’infirmerie – restera dans les mémoires, et ce malgré la défaite 4-1 en Finales de Conférence Ouest face aux futurs champions de Los Angeles. Si les fans de Steph Curry étaient en manque cette année à cause de l’absence de leur chouchou, Murray a parfaitement assuré l’intérim en jouant à un niveau et avec un style rappelant un peu le Splash Bro. Désormais, la prochaine étape pour le meneur de Denver, ce sera de confirmer les incroyables perfs de Disney lors de la saison 2020-21. Prouver que cette explosion n’était pas un phénomène isolé dans un environnement à part et un contexte unique. Concrètement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire devenir All-Star cette saison dans une Conférence remplie de talents. Ça veut dire exploser ses stats en ayant une belle régularité dans ses performances. Car les gros coups de chaud, c’est bien, mais on aimerait des gros coups de chaud en plus d’une production solide soir après soir. En feu chez Mickey (45,3% de réussite du parking en Playoffs), Jamal devra garder la main chaude (attention, seulement 34,6% de loin lors de la saison régulière 2019-20) pour maintenir son équipe de Denver dans les hauteurs de l’Ouest. À 23 piges, avec les clés de l’attaque dans les mains (en compagnie du Joker bien sûr), c’est le moment pour lui d’enchaîner.

  • Jauge de hype à son arrivée dans la Ligue : 60%
  • Jauge de hype actuelle : 80%
  • Jauge entrée au Hall of Fame : 20%
  • Celui qu’il aimerait devenir : Stephen Curry
  • Celui qu’il espère ne pas devenir : le jouet de Stephen Curry

Il sera très intéressant de suivre la trajectoire que prendra Jamal Murray cette saison. Peut-il évoluer au même niveau que celui de la bulle mais sur une saison complète ? Pas sûr mais si c’est le cas, attention, car non seulement il deviendra un All-Star NBA mais en plus, il fera alors partie de l’élite à son poste. 

3 Commentaires

3 Comments

  1. Djohn-Konkakk

    27 novembre 2020 à 10 h 40 min at 10 h 40 min

    Le garçon aime la pression et cette année il en aura plus que sur les saisons précédentes car on l’attend à un niveau équivalent à celui des playoffs. Je pense qu’il n’aura pas envie de baisser le pied et de redevenir juste un bon joueur, il va vouloir prouver qu’il fait bien parti des tout meilleurs et ça risque de faire mal.

  2. Dr J

    27 novembre 2020 à 11 h 48 min at 11 h 48 min

    Si Murray joue la SR comme les PO de l’année dernière, est-il en course pour le MIP ? Je veux dire, on a vu qu’il pouvait jouer à un niveau incroyable, mais est-ce que c’est pris en compte pour ce trophée sachant que c’était sur les PO et pas sur la SR ? Historiquement, ça se passe comment ?

    • Sebb

      27 novembre 2020 à 16 h 45 min at 16 h 45 min

      Mmmm, bonne question, normalement on doit comparer SR vs SR pour le MIP mais forcément les playoffs de Murray ont tellement marqué les gens que ça va être dur de donner une impression de progression après cela !
      Cette année en SR il a tourné en gros en 18/4/5, avec des pourcentages de 46/35/88. C’est déja pas su dégueu !
      Pour aller chercher un MIP il faut quoi ? Du 24/6/6 en shootant en 50/38/90 ? Et avec des Nuggets à nouveau sur le podium de l’ouest of course. Et encore pas sur que ça suffise, car il a déja montré à quel point il pouvait être fort, or la production d’un MIP en général est inattendue en début de saison…

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