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Vers un gel du salary cap pour la saison 2020-21 : la NBA veut éviter de jouer aux montagnes russes avec ses franchises

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Un peu de stabilité, ça fait pas de mal. Sinon, pour les sensations fortes, rendez-vous à Disney World dans un mois.

Source image : YouTube

Principale préoccupation des GM depuis la suspension de la saison le 11 mars 2020, le prochain salary cap pourrait finalement être bloqué au même montant que cette année pour ne pas trop déséquilibrer les finances des franchises. Ce sont les futurs agents-libres qui vont être contents.

On le sait, le salary cap est traditionnellement basé sur le BRI (Basketball Related Income). Or, entre les propos polémiques de Daryl Morey et la crise du coronavirus, on peut dire que ça n’a pas été une très bonne saison sur le plan des affaires pour la NBA. D’un côté, la Chine a refusé de diffuser de nombreux matchs en réaction au tweet du dirigeant texan, causant des pertes liées aux droits télés et aux sponsors présents dans l’Empire du milieu, de l’autre, la pandémie qui frappe la planète va pousser la Grande Ligue à réduire le nombre de matchs et à faire jouer sa fin de saison devant des tribunes vides alors que l’on parle déjà d’une campagne 2020-21 complètement à huis clos également. Alors le calcul est vite fait quand Adam Silver affirme que 40% des revenus générés par son business proviennent des billets achetés par les fans et de leur consommation sur le lieu du match. Mais tandis que les GM naviguaient dans le flou, se préparant déjà à faire face à une réduction du salary cap sans précédent en vue de la saison prochaine, l’ancien dirigeant des Grizzlies John Hollinger a tenu des mots qui devraient rassurer les front offices les plus flippés vis-à-vis de la bonne gestion de leur masse salariale en 2020-21 sur le site de The Athletic.

« Les franchises ne sont pas si inquiètes. Elles s’attendent à ce que la NBA fixe le cap approximativement au même niveau que cette année – soit 109 millions de dollars avec un plafond fixé à 123 millions de dollars au-delà duquel les franchises devront s’acquitter de la luxury tax – et le sépare du BRI comme elle l’avait fait après le lockout en 2011. […] Un tel lissage du cap pourrait empêcher de provoquer une chute du cap trop conséquente de un ou deux ans à cause à la baisse des revenus liée au manque de public dans les salles et également empêcher le retour du bâton avec une augmentation trop violente une fois que les fans seront de nouveau autorisés à venir dans les stades. »

Alors que les premières projections de la saison parlaient d’une augmentation du salary cap la saison prochaine, Daryl Morey a téléchargé Twitter et une vilain virus s’en est pris au monde entier, faisant chuter les prévisions sous la centaine de millions de dollars. Pour éviter que la moitié de ses franchises ne se retrouvent dans la luxury tax sans avoir recruté de star pendant l’intersaison, l’Association pourrait donc geler le cap pour permettre aux GM d’avoir un peu d’argent à dépenser pour s’offrir un ou deux agents-libres de qualité. Une bonne nouvelle pour ces derniers qui vont donc pouvoir se pointer à la Free Agency 2020 avec des exigences à la hausse par rapport à ce qu’ils se préparaient à demander. De cette manière, on devrait également éviter de se retrouver avec une nouvelle explosion des salaires en 2021 ou en 2022 comme ce fut le cas après la signature des nouveaux droits TV en 2016 et que des franchises regrettent toujours aujourd’hui.

La NBA fait le choix de la stabilité pour éviter aux 30 bateaux de tanguer trop violemment en cette période de crise. On devrait donc repartir avec le même salary cap, de quoi ne pas handicaper les franchises qui avaient déjà bâti leur effectif pour les plusieurs années à venir, ni les joueurs qui deviendront agents-libres à la fin de la saison. Good move.

Source texte : The Athletic

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