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30 Reviews en 30 jours – Miami Heat : après une période un peu frisquette, la chaleur est de retour à South Beach

Jimmy butler heat

Le Heat a fait son grand retour parmi les poids lourds de l’Est !

Source image : NBA League Pass

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

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Ce qu’on avait annoncé

Entre 40 et 45 victoires, pour une saison à 82 matchs bien entendu. En gros, on ne voyait pas le Heat progresser de façon spectaculaire par rapport à la saison dernière, mais un petit peu quand même histoire de retrouver les Playoffs à l’Est. Car faut pas oublier qu’un certain Jimmy Butler est arrivé l’été dernier en échange de Josh Richardson, prenant ainsi le relais d’un Dwyane Wade parti kiffer sa retraite avec Gab. De plus, on s’attendait également à une ascension de Bam Adebayo suite au départ d’Hassan Whiteside vers Portland.

Le bilan

41 victoires pour 24 défaites et une belle quatrième place à l’Est. Clairement, le bilan est archi-positif pour le Heat, qu’on n’attendait pas à ce niveau-là. Et encore, si Miami n’avait pas chié son mois de février (six succès pour sept revers avec notamment une défense dans le dur), les hommes d’Erik Spoelstra pourraient être sur le podium de leur conférence à l’heure de ces lignes. Car les Floridiens ont tout simplement réalisé une première partie de saison sensationnelle, remportant 24 de leurs 32 premiers matchs en étant quasiment imprenables à la maison. On se souvient notamment de toutes ces victoires arrachées dans le money time et notamment en prolongations. Par contre à l’extérieur, ce n’était pas du tout le même délire (bilan de 14-19 en dehors de Miami) mais globalement, le Heat faisait vraiment plaisir à voir cette saison.

Jimmy Butler a apporté son leadership, sa polyvalence et son talent à Miami, lui qui est comme un poisson dans l’eau en Floride. Bam Adebayo a lui bien progressé pour devenir un véritable pilier de son équipe, et un noyau de jeunots a fait son trou pour bien contribuer : Kendrick Nunn, Duncan Robinson, Tyler Herro, Derrick Jones Jr., tous ces gars-là ont aidé le Heat à retrouver une place dans les hauteurs de l’Est, sans oublier la belle contribution du vétéran Goran Dragic dans son nouveau rôle de sixième homme. Comme un symbole du joli collectif d’Erik Spoelstra et du succès de Miami, ils sont nombreux à avoir participé aux différents événements du All-Star Weekend de Chicago. Butler et Adebayo ont joué le match des étoiles, Bam a aussi remporté le Skills Challenge, Robinson a participé au concours à 3-points, Nunn et Herro ont été sélectionnés pour le Rising Stars Challenge (Herro n’a pas joué car blessé), et Jones Jr. a remporté le Slam Dunk Contest au grand dam d’Aaron Gordon. Bref, une belle réussite, et Pat Riley n’a pas hésité à se bouger lors de la trade deadline pour essayer de renforcer son équipe au maximum en vue des Playoffs. C’est ainsi qu’il a recruté les vétérans Andre Iguodala, Jae Crowder et Solomon Hill tout en se débarrassant des contrats de Dion Waiters et James Johnson. Justise Winslow – à Miami depuis 2015 – a par contre dû être sacrifié.

L’événement marquant

On aurait pu mettre l’histoire de Dion Waiters et ses bonbons mais on a privilégié la légende, l’icône, le symbole du Heat. Parti à la retraite au terme de la saison 2018-19 et d’une belle Last Dance, Dwyane Wade a vu son maillot monter au plafond de l’AmericanAirlines Arena cette saison. C’était le 22 février dernier, à la mi-temps d’un match face aux Cavaliers et au milieu de trois jours de fête pour célébrer le plus grand joueur de l’histoire du Miami Heat. C’était beau, c’était émouvant, et de nombreux souvenirs sont évidemment remontés à la surface. D-Wade a permis à la franchise floridienne d’atteindre les sommets et a ainsi fait passer cette dernière dans une nouvelle dimension. Désormais, on attend la statue juste à l’extérieur de l’AAA.

Les petits nouveaux

Y’a des choses à dire dans cette partie étant donné les belles perfs des rookies du Heat cette saison. Car si Miami a retrouvé une place de choix au sein de la Conférence Est, c’est notamment grâce à ses petiots, comme Kendrick Nunn et Tyler Herro. Nunn, non drafté en 2018 et en G League la saison dernière, s’est révélé cette année à Sud Plage en étant titulaire à tous les matchs et en apportant sa contribution dans le beau collectif du Heat (15,6 points de moyenne en 29,8 minutes). Typiquement le genre de mec évoluant dans l’ombre que Pat Riley et Erik Spoelstra ont réussi à développer. Concernant Herro, il n’a joué que trois matchs depuis février à cause de quelques bobos (cheville/pied) mais sur la première moitié de la saison, le rookie sélectionné en 13è choix de la Draft 2019 a souvent apporté un coup de boost en sortie de banc. Véritable sniper (12,9 points de moyenne à 39,1% à 3-points), on l’a vu prendre feu du parking à quelques reprises, parfois même dans le money time où il n’est pas du genre à se cacher. À 20 piges, Herro joue avec l’insouciance de la jeunesse mais aussi la confiance d’un vétéran. Parmi les autres rookies de Miami, à savoir Chris Silva, KZ Okpala, Gabe Vincent et Kyle Alexander, seul le premier a vraiment intégré le Heat avec 41 participations et la signature d’un vrai contrat après avoir évolué sous un two-way. Son temps de jeu a cependant été limité à 7,5 minutes par match, pour 2,9 points et 2,7 rebonds.

L’image de la saison

Attention, instant émotion. Comme vous l’avez compris dans le paragraphe précédent, le rookie Chris Silva n’est pas le joueur le plus en vue à Miami, mais son histoire est assez incroyable. On vous invite à lire sa biographie mais pour vous la faire courte, sachez qu’il a quitté son pays natal – le Gabon – en 2012 pour rejoindre les States et poursuivre ses rêves de basketteur. Depuis, il a été séparé de sa famille et n’a pu voir sa mère qu’à une seule reprise. Mais c’est alors que la NBA, NBA Africa et le Miami Heat ont décidé de faire un énorme cadeau à Chris en organisant le déplacement de sa maman jusqu’en Floride pour la période de Noël, elle qui n’avait jamais vu son fils jouer en université ou en NBA. Un conseil, sortez les mouchoirs.

La suite des événements 

Depuis les mouvements de la trade deadline qui étaient censés renforcer le Heat, Miami a connu des hauts et des bas et la fin de la régulière devait permettre aux Floridiens de progresser avec cet effectif légèrement modifié. La suspension de la saison est donc plutôt mal tombée pour Miami et si ça se trouve, on ne reverra même pas certains mecs dont le contrat va bientôt se terminer. Goran Dragic, Solomon Hill, Meyers Leonard et Jae Crowder sont tous dans leur dernière année de contrat, ce qui peut potentiellement libérer 50 millions de dollars de masse salariale lors de la prochaine intersaison, même si on imagine que certains seront prolongés. Pat Riley aura donc pas mal d’options pour tenter de renforcer son effectif à sa guise et maximiser les meilleures années de Jimmy Butler, tout en gardant un œil sur Giannis Antetokounmpo, qui pourrait arriver sur le marché de la Free Agency en 2021. Le Heat veut faire partie des candidats pour attirer le Freak et lorsqu’on regarde le tableau des salaires de Miami, on voit bien les intentions de Patoche (avec par exemple une team option sur Iguodala en 2021-22). Par ailleurs, on note que Kelly Olynyk possède une player option à 12 millions lors de l’intersaison, que Derrick Jones Jr. sera agent libre non restrictif (vrai dossier à surveiller ça), et que les trois joueurs que sont Adebayo, Nunn et Robinson seront tous potentiellement agents libres restrictifs en 2021. Enfin, si vous êtes fan du Heat, faut bien avoir conscience aussi qu’Udonis Haslem a peut-être joué son tout dernier match NBA…

  • Si la saison régulière reprenait : le Heat tenterait d’accrocher le podium à l’Est, ou au moins conserver l’avantage du terrain pour le premier tour des Playoffs.
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : un premier tour face aux Pacers avec l’avantage du terrain, tiens ça rappelle des souvenirs ça.

On ne pensait pas que le Heat allait autant performer cette année, mais la bande à Erik Spoelstra a surpris son monde avec la grosse contribution de Jimmy Butler, la belle progression de Bam Adebayo et des autres jeunots, ainsi qu’un collectif toujours solide sous les ordres de l’excellent Coach Spo. Une équipe bien kiffante au final, qui a retrouvé une place de choix au sein de la Conférence Est. 

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