Heat

Cadeau de l’année signé le Heat et la NBA : Chris Silva a retrouvé sa mère, venant du Gabon, pour fêter Noël ensemble

Chris Silva

Y’a des oignons dans le coin, non ?

Source image : NBA League Pass

C’est le genre de story qui nous rappelle ce qu’il y a de plus important. Les défenses en zone, pourquoi pas, mais la famille avant toute chose. Chris Silva a eu droit à la plus belle des surprises pour fêter Noël, grâce au Heat et à la NBA. Séquence oignons.

Chris Silva. Chris Silva ? Mais oui, Chris Silva, voyons. L’intérieur du Heat, qui monte jusqu’à l’horloge des 24 et un des rares joueurs capables de discuter avec Derrick Jones Jr et Bam Adebayo à 8000 mètres d’altitude. Contreur féroce, bosseur respecté, Silva n’est pas le premier responsable de la belle saison de Miami mais il fait bien partie de l’équipe d’Erik Spoelstra. Et si le coach du Heat respecte bien un homme plus que d’autres, c’est le géant du Gabon. Story. 

Nous sommes en 2012, Chris a 16 ans et a un rêve, celui de jouer en NBA. Pour le réaliser, les chemins proposés ne sont pas nombreux mais un se présente devant lui. Direction le New Jersey, sans parler un mot d’anglais, afin d’y réaliser son cursus lycéen et peut-être effectuer le combo NCAA – Draft dans la foulée. C’est un espoir, une bouteille jetée à la mer, pour un garçon vivant dans un pays pauvre. Le départ est difficile pour Silva, qui est proche de sa famille et démarre une aventure compliquée pour un jeune de cet âge-là. Mal du pays, galères pour s’intégrer, heureusement Chris a le basket pour se réfugier et il tente quelques communications avec ses proches, ici ou là, quand la balle orange n’est pas là. Déterminé à gérer le lycée, c’est en Caroline du Sud que l’homme aux bras interminables va ensuite continuer ses progrès, en ayant toujours son rêve en tête. Sa seule bulle d’air familiale ? Elle a lieu en 2016, quand Silva doit renouveler son visa. Quelques jours passés avec les siens afin de recharger les batteries, et on retourne à la mine en gardant la tête levée. Les efforts du bosseur vont être récompensés, non pas par la Draft mais par un contrat two-way proposé par le Heat. Chris est arrivé en NBA, il a un orteil dans son rêve mais doit y mettre les deux pieds. Comment ? En transformant ce contrat two-way en contrat définitif sur la fin de saison, ce qui sera décidé en janvier. Mais avant cela, avant que Miami prenne cette décision, il fallait offrir un vrai cadeau au pivot, un qui le marque à jamais.

“Je n’arrivais pas à croire qu’elle arrivait là, dans la salle. Je croyais vraiment voir un fantôme. Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer, c’était trop émouvant.”

C’est ainsi que la NBA, Adam Silver en premier lieu et NBA Africa, ont bossé avec la franchise du Heat pour faire en sorte que Chris Silva puisse passer Noël avec sa mère. Plus de 10 000 kilomètres et 18 heures de vol, mais tant pis, c’est pas ça qui va nous arrêter en chemin. Il faut que le joueur soit avec Carine Minkoue Obame, à qui il pense depuis si longtemps. Spoelstra est dans la combine, « une des choses les plus remarquables à laquelle j’ai pu prendre part » affirme l’entraîneur. Shootaround typique pour les joueurs du Heat, Erik lance son speech sur l’importance des fêtes de Noël et des moments à passer en famille, puis vient le grand moment. La mère de Silva arrive sur le terrain et surprend son fils, qui fond en larmes. Les larmes d’un gamin qui retrouve sa maman, d’un géant qui voulait sa mère comme tout enfant en manque d’affection. Elle, n’avait jamais vu son fiston jouer en NBA ou en NCAA, obligée de rester au Gabon. Lui, ne pensait jamais passer ce Noël avec sa maman, comme bon nombre des 25 décembre précédents. Mais comme le disent souvent les bureaux de New York, the NBA where amazing happens.

Le plus beau des cadeaux a été offert à Chris Silva pour Noël, c’est tout ce dont il rêvait. Maintenant, le rêve ultime ? On le connaît car il en a déjà parlé : transformer son contrat en longue-durée à Miami, et ramener le reste de sa famille pour qu’ils s’installent en Floride avec lui. On croise les doigts, tu sais quoi faire Santa. 

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