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30 Reviews en 30 jours – les San Antonio Spurs : historique ou dégueulasse, on va partir sur les deux en même temps

Banc San Antonio Spurs 26 mars 2020

Cachez-vous ouais, ça vaut mieux.

Source image : NBA League Pass

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

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Ce qu’on avait annoncé

Entre 44 et… 55 victoires. Wow. Dans le pire des cas on imaginait les Spurs galérer mais accrocher une habituelle place en Playoffs, histoire de prolonger encore un peu la merveilleuse série locale. La Free Agency ne laissait pas vraiment place à beaucoup d’espoir au mois de juin mais le mois d’avril, lui, semblait une fois de plus assuré. Il y avait un duo solide à la barre, un coach en fin de parcours mais toujours aussi malin, quelques jeunes à potentiel et un supporting cast capable de faire de belles choses. Attention spoiler… on s’est planté, et sur toute la ligne.

Le bilan

27 victoires, 36 défaites. On répète pour ceux qui dorment au fond de la salle : 27 victoires, et 36 défaites. Une dégueulasserie sans nom, jamais vécue par environ 95% de la fanbase de la franchise. Difficile de mettre les mots sur la saison des Spurs, alors on tente de le faire pêle-mêle, sans sujet et sans verbe. Une volte face de Marcus Morris qui offre Trey Lyles sur un plateau, youpi. Une défense digne de celle d’une équipe de All-Star Game, yeah. Une attaque parfois efficace mais inutile lorsque l’on prend 140 pions par match, yolo. Un LaMarcus Aldridge qui joue comme un mec de 40 ans, what the fuck. Un Rudy Gay qui se transforme en Rudy Gras, oh. Un DeMar DeRozan qui met deux mois à démarrer, et beh. Un Dejounte Murray sur courant alternatif des deux côtés du terrain, shit. Patty Mills, Bryn Forbes et Marco Belinelli qui ont défendu pour la dernière fois en 2004, lol. Des jeunes qui ne jouent pas ou pas assez, smh. Gregg Popovich qui s’en fout, hein ? La concurrence qui montre les crocs, logique. Au bout du compte ? Heureusement que les Warriors et les Wolves étaient vraiment nuls, heureusement que la saison s’est terminée début mars (non) parce qu’on est à deux doigts de se dire que les mecs avaient une bonne gueule de derniers de l’Ouest. Sale, sale, sale, et quoiqu’il arrive, que la saison reprenne ou non j’entends, c’est donc en 2020 que la série de 22 participations consécutives des Spurs en Playoffs s’arrêtera. Pfiou…

L’événement marquant

On ne va pas se mentir, quand on sait le spectacle proposé par les Spurs cette saison… autant se souvenir de ce genre de moment plein d’émotion et faisant la part belle au passé. Le 11 novembre dernier les 20 dernières saisons des Spurs étaient présentes en starco sur le parquet de l’AT&T Center, et c’était… beau. Une espèce de perfection au masculin, de l’amour dans l’air, des bagues de partout, des sourires, et comme l’impression aujourd’hui que cette soirée sonnait en fait comme une fermeture de la boutique, émoji triste. Tony Parker tout en haut et c’est évidemment mérité, ne reste plus à l’équipe actuelle qu’à honorer les anciens.

Les petits nouveaux

N’oublions personne et commençons par ces messieurs Luka Samanic et Quinndary Weatherspoon, draftés respectivement en juin dernier avec les choix 19 et 49. Le premier est le fils d’un ancien joueur de la JL Bourg Basket, le second d’est pas le fils de Clarence Weatherspoon, et c’est à peu près tout ce qu’on peut dire sur ces deux gamins puisque nos petiots cumulent 27 minutes de temps de jeu sur leur saison rookie. Un tout petit peu plus de hype pour le troisième du lot, Keldon Johnson vous l’avez reconnu, puisque si le n°29 de la dernière Draft n’a joué que neuf petits matchs cette saison… il reste selon pas mal d’observateurs l’une des principales (seules) raisons d’espérer à San Antonio. Rien à se mettre sous la dent cette année mais la promesse d’une saison sophomore qui doit absolument coïncider avec plus de responsabilités pour le jeune ailier, constat qui s’applique évidemment à son compère chevelu Lonnie Walker, rentré bien trop timidement dans la rotation texane pour sa saison sophomore. Quand vous voulez pour faire jouer les jeunes hein, on n’a rien contre Marco Belinelli, c’est juste que parfois on a envie de le gifler.

L’image de la saison

4 mars 2020, l’image est aussi historique que… bizarre. Tim Duncan et son flow inexistant sont sur le banc, une fois de plus, mais cette fois-ci le GOAT des Spurs a un nouveau badge sur sa veste mal taillée : celui de coach en chef. Pas de Becky Hammon, pourtant plus légitime, mais bien le Big Fundamental pour dessiner les systèmes et appeler les temps-morts et les changement. La victoire face aux Hornets est anecdotique et c’est davantage le clin d’œil d’une organisation familiale, l’un des rares sourires en coin au cœur de cette saison maussade. On ne sait pas si on le reverra de sitôt sur un banc avec de telles responsabilités, mais aujourd’hui Tim Duncan est à 100% de victoires en tant que coach, épicétou.

Tim Duncan 12 novembre 2019

La suite des événements

Un énorme choix à faire concernant le duo DeRozan / Aldridge. LaMarcus entrera bientôt dans la dernière année de son contrat et il serait peut-être judicieux de réfléchir à une éventuelle monnaie d’échange dès cet été, DeMar prendra très bientôt sa player option batumienne et il serait peut-être… judicieux de réfléchir à une éventuelle monnaie d’échange dès cet été. De vrais joueurs de basket mais le leadership et l’aura d’une paire de moules de bouchot, ça fait bizarre à San Antonio. Les séniles Patty Mills et Rudy Gay ont encore un an à tirer, Marco Belinelli devrait rapidement migrer vers Milan ou Venise, et on attend évidemment la prise en main de l’équipe par ces messieurs Murray, Walker, voire White ou Johnson à moyen terme, car on sait d’expérience que San Antonio n’a pas du tout une gueule d’Eldorado pour les plus grandes stars de la Ligue. Il faudra également très vite réfléchir à l’après-Popovich, cette fin de saison tronquée remettant peut-être en cause une retraite qui commençait à devenir assez pressentie cet été. Bref y’a du boulot, et si les Spurs ont passé 22 ans en Playoffs… ils pourraient mettre un peu de temps à y remettre les pieds.

  • Si la saison régulière reprenait : on continuerait d’y croire, et on aurait bien tort.
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : les Spurs s’abonneraient au League Pass, possible que Gregg Popovich ne sache même pas ce que c’est.

Fin de série – très probable – pour les Spurs, depuis le temps qu’on l’annonçait il fallait bien que ça arrive. Attention tout de même : ce n’est pas un drame, juste quelque chose de tellement inhabituel voire inconnu… que les Spurs passent très vite pour l’équipe la plus claquée du moment. Alors que les Spurs sont juste devenus cette année une équipe claquée parmi tant d’autres, le tout est maintenant de ne pas s’y habituer. Rendez-vous dans un an en Playoffs, mais d’ici-là il y a du boulot, beaucoup de boulot.

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