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30 Reviews en 30 jours – Washington Wizards : alors c’est l’histoire d’un mec un peu isolé qui…

bradley beal

Quand tu plantes 108 points en deux matchs et que tu perds quand même…

Source image : NBA League Pass

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

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Ce qu’on avait annoncé

On n’attendait pas grand-chose de la franchise de la capitale cette saison, où l’objectif penchait plus vers le développement des jeunes joueurs que les Playoffs. En même temps, vu la tronche de l’effectif et le peu de soutien autour d’un Bradley Beal toujours orphelin de son compère du backcourt John Wall, y’avait de quoi être pessimiste concernant la campagne 2019-20 des Sorciers. Absents des Playoffs en 2019 avec un bilan de 32 victoires pour 50 défaites, les Wizards semblaient bien partis pour faire encore moins bien. Ainsi, les prédictions chez TrashTalk accordaient environ 22 succès à Bealou et ses copains pour une bonne soixantaine de revers. Autrement dit, l’une des pires équipes de toute la Ligue.

Le bilan

Finalement, les Wizards n’ont pas été aussi claqués que prévu. Un bilan de 24 victoires pour 40 défaites au moment de la suspension de la saison, soit à peu près le même rythme que lors de la saison précédente. Dans la Conférence Est, ça suffit pour être à la neuvième place et pour participer à la conversation pour les Playoffs. Les performances énormissimes de Bradley Beal – deuxième meilleur marqueur NBA derrière James Harden avec plus de 30 pions de moyenne – ont permis aux Sorciers de ne pas plonger complètement au sein de la Conférence Est. Bon, BB n’a pas été sélectionné pour le match des étoiles mais ça c’est un autre débat. Tiens, comme on parle du All-Star Weekend, sachez qu’un certain Davis Bertans était de la partie, lui qui a participé au concours à 3-points. Une belle récompense pour le Letton, comme un poisson dans l’eau lors de sa première saison dans la capitale. Globalement, Washington était le genre d’endroit où les scores pouvaient s’envoler. Les Wizards cette année ? Cinquièmes à la pace, sixièmes au nombre de points marqués par match, troisièmes au pourcentage de réussite du parking, mais également bons derniers (à égalité avec Atlanta) au nombre de points encaissés en moyenne. Vous voyez le délire. Dans cet univers YOLO, le rookie Rui Hachimura a montré des choses intéressantes, le lutin Isaiah Thomas – titu à la mène – a sorti une demi-saison pas dégueu avant de se faire transférer, et on a même vu Ian Mahinmi régaler lors du MLK Day. Mais on a aussi assisté à un bon nombre de blessures qui ont obligé Scott Brooks à beaucoup bricoler avec son cinq de départ, en utilisant parfois des mecs dont on ignorait l’existence. Et puis évidemment, toujours pas de Jean Mur.

L’événement marquant

L’événement marquant de la saison dans la capitale, il est arrivé avant même le premier match de la campagne 2019-20. Vous avez deviné ? On parle de l’extension de Bradley Beal le 17 octobre dernier, lui qui a prolongé pour deux saisons et 72 millions de dollars (avec une player option sur la deuxième année) alors qu’il lui restait deux ans de contrat. Cette prolongation a directement impacté la saison des Wizards car elle a tué dans l’œuf l’ensemble des rumeurs de transfert qui auraient pu alimenter les semaines précédant la trade deadline. En effet, avec son extension, Beal était inéligible pour un transfert cette saison. BB a ainsi envoyé un signe fort concernant sa volonté de rester dans la capitale pour la suite de sa carrière, et il a confirmé cela autant sur les parquets que derrière les micros.

Les petits nouveaux

Si l’on met de côté son absence d’un mois et demi à cause d’une blessure à l’aine et quelques trous d’air en début et fin de saison, Rui Hachimura s’est montré plutôt solide et régulier au cours de sa campagne rookie : 13,4 points et 6,0 rebonds de moyenne à 47,8% au tir, de bon augure pour la suite, même s’il devra progresser en défense. Derrière Rui, le pivot Anzejs Pasecniks a réussi à s’illustrer dans la peinture (6,0 points, 4,1 rebonds en 16,9 minutes et 24 apparitions), passant de joueur coupé en octobre à une intégration chez le Capital City Go-Go, intégration suivie d’un two-way contract puis un vrai contrat NBA. Pas mal comme ascension. Pasecniks a notamment profité de l’avalanche de blessures ayant touché Washington pour se montrer, tout comme l’autre rookie Garrison Mathews, sous contrat two-way et auteur de 18 apparitions avec les Wizards, pour 5,4 points en 12,6 minutes et un joli 41,3% de réussite du parking. Un petit sniper le gars, et ce n’est pas le Heat qui dira le contraire. Enfin, dernier rookie du lot cette année, Admiral Schofield. Sélectionné au deuxième tour de la dernière Draft, Schofield a partagé son temps entre la NBA et la G League. 27 matchs dont deux titularisations au plus haut niveau (3,1 points en 10,9 minutes), 33 dans la ligue de développement.

L’image de la saison

La phrase suivante résume parfaitement la saison des Wizards : fin février, Bradley Beal a enchaîné deux matchs à plus de 50 points, et les Sorciers ont perdu… deux fois. Une première défaite face aux Bulls à Chicago malgré les 53 pions de Bealou, puis une autre contre les Bucks à la maison avec 55 puntos pour l’arrière de Washington. Quand vous plantez 108 unités en deux matchs et que vous repartez avec deux défaites dans la besace, y’a de quoi être frustré, voire même déprimer. Cependant, ces deux perfs de Beal représentent le sommet individuel de sa meilleure campagne en carrière. Le démarrage avait été un peu compliqué pour Bradley, mais il a ensuite enchaîné les cartons offensifs de façon assez folle.

La suite des événements 

Avec Bradley Beal dans son prime et sécurisé au moins jusqu’en 2022, les Wizards vont devoir lui apporter le soutien qu’il mérite. Le gros point d’interrogation du côté de D.C., c’est évidemment l’ancien meneur All-Star John Wall, de retour la saison prochaine. Comment va-t-il revenir de sa rupture du tendon d’Achille ? Arrivera-t-il à retrouver un gros niveau, lui qui va peser dans les 44 millions par saison sur les trois prochaines années ? La place des Wizards dans la hiérarchie de l’Est va forcément dépendre de Jean Mur. Autre élément important, Davis Bertans. Le Letton, performant en sortie de banc et auteur de sa meilleure saison en carrière, sera agent libre non restrictif lors de la prochaine intersaison et on imagine que les Sorciers voudront le prolonger. Les Wizards possèdent également pas mal de jeunots (Thomas Bryant, Troy Brown Jr., Moritz Wagner…) qui ont pu se montrer cette année, dont Rui Hachimura évidemment, l’une des pièces importantes de l’avenir des Wizards. Un lottery pick à la prochaine Draft pourra renforcer ce noyau, avec comme priorité un pivot ou un meneur.

  • Si la saison régulière reprenait : jeter ses dernières forces dans la bataille pour les Playoffs, même si c’est quasiment sans espoir.
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : la Capital One Arena fermerait définitivement ses portes pour cette saison.

On a beaucoup parlé de Bradley Beal dans ce bilan, mais comment pouvait-il en être autrement ? À lui seul ou presque, il a porté les Wizards pendant toute la campagne, enchaînant les perfs XXL pour tenter d’amener Washington le plus haut possible. Sans surprise, les défaites ont largement surpassé les victoires et on a même eu un peu de pitié pour Bealou. Cependant, avec le futur retour de John Wall et la progression des jeunots, la franchise de la capitale pourra peut-être retrouver des ambitions et une place parmi les équipes solides de l’Est dès la saison prochaine.

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