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30 reviews en 30 jours – Detroit Pistons : virage à 180° à Motown, on oublie les Playoffs et on passe en mode reconstruction

Sekou Doumbouya

Roulez jeunesse !

Source image : NBA League Pass

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

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Ce qu’on avait annoncé

Autour des 50% de victoire, parfois un peu plus. À la rédac, on avait misé sur une saison des Pistons globalement similaire à la précédente au niveau des résultats, c’est-à-dire entre 40 et 43 succès, ce qui suffit habituellement pour se qualifier en Playoffs dans la terrible Conférence Est. Avec l’arrivée de Dwane Casey sur le banc de Detroit en 2018 et l’énorme campagne de Blake Griffin, la franchise du Michigan avait réussi à retrouver la post-season l’année dernière – une première depuis 2016 – et possédait une base pour espérer continuer dans cette voie malgré quelques changements à l’intersaison. Sauf qu’entre la théorie et la pratique, il y a parfois une grosse différence.

Le bilan

Bien dégueu. C’est simple, après les Playoffs de la saison dernière, les Pistons ont retrouvé les bas-fonds de l’Est. Si la saison devait définitivement s’arrêter, ils termineraient avec 20 victoires pour 46 revers, soit le cinquième pire bilan de toute la NBA. On est bien loin des prédictions du début d’année et on se dirige plutôt vers une reconstruction dans le Michigan, avec des jeunots comme Christian Wood, Bruce Brown ou notre Sekou Doumbouya national. Mais comment les Pistons en sont-ils arrivés là ? Raison principale, Blake Griffin a squatté l’infirmerie pendant une très grande partie de la saison à cause de son genou gauche, avec seulement 18 matchs joués et des performances claquées quand il était sur le terrain. Sans un Blake au top, évidemment ce n’est pas du tout la même histoire, d’autant plus qu’il n’a pas été le seul joueur touché par les blessures. On pense entre autres à Luke Kennard et Reggie Jackson, très souvent absents. Et puis il y a ce transfert d’Andre Drummond, envoyé à Cleveland contre deux Twix le soir de la trade deadline, un échange qui démontre très bien la nouvelle direction prise par Detroit. Les Pistons ont également coupé les ponts avec Jackson et Markieff Morris, deux vétérans de l’équipe. Bref, cette campagne ne s’est pas du tout déroulée comme prévu. Mais heureusement pour nos copains qui sont fans de Detroit, on a eu droit à quelques éclaircies avec un passage prometteur de Sekou début janvier, un Wood qui fait du sale – surtout après le départ de Dédé – et des perfs vintage de Derrick Rose.

L’événement marquant

Difficile de passer à côté du transfert d’Andre Drummond. Aux Pistons depuis 2012 et visage de la franchise avec Blake Griffin, Dédé a été échangé à Cleveland début février contre… John Henson, Brandon Knight et un deuxième tour de Draft 2023.  « Whaaat ? C’est quoi cette contrepartie en carton ?!? Quel manque de respect ! » a-t-on entendu après le trade. Vu sa situation contractuelle, le joueur possédant une player option à plus de 28 millions de dollars pour la saison prochaine, on savait que les Pistons cherchaient à le transférer, mais on ne s’attendait pas vraiment à ça. Visiblement, la franchise du Michigan voulait vraiment se débarrasser de lui afin de libérer du cap space pour la prochaine intersaison, en évitant le risque qu’il active sa player option. En soi, ça a du sens dans le processus de reconstruction qu’entament aujourd’hui les Pistons, mais ça reste une fin assez crade pour un joueur qui a quand même bien produit sur le plan individuel sous les couleurs de Detroit, avec notamment deux sélections au All-Star Game et trois titres de meilleur rebondeur de la Ligue.

Les petits nouveaux

Aux côtés de Sekou Doumbouya, dont on a parlé un peu au-dessus et dont on parlera plus en détails juste en dessous, on a eu deux autres rookies à Detroit cette année, à savoir Jordan Bone et Louis King. Le premier a été sélectionné en fin de premier tour, tandis que le second n’a pas été drafté. Il ne fallait donc pas s’attendre à voir ces mecs-là posséder un vrai rôle au sein des Pistons, et sans surprise ils ont passé une grande partie de leur temps en G League avec Grand Rapids. Bone et King ont pu participer à 10 matchs NBA chacun, en récupérant des miettes (cinq-six minutes en moyenne).

L’image de la saison

Forcément, on vous remet le tomar énorme de Sekou Doumbouya sur la tronche de Tristan Thompson lors d’un déplacement des Pistons à Cleveland le 7 janvier dernier. C’est l’un des dunks de l’année en NBA, et il a été réalisé par un Frenchie évoluant dans sa toute première saison NBA. Bienvenue dans la Grande Ligue gamin. La violence est extrême et Sekou s’est fait un nom à travers ce poster qui a très vite fait le tour de la toile. Mais plus important encore, ce dunk n’était pas un acte isolé. Parce qu’au cours de la première quinzaine de 2020, Doumbouya a intégré le cinq de Detroit et a enchaîné les perfs séduisantes, avec notamment un match à 24 pions sur le parquet des Celtics. Derrière, les choses se sont compliquées pour l’ancien de Limoges mais au moins, il a pu s’illustrer des deux côtés du terrain et c’est déjà pas mal.

La suite des événements 

La suite pour Detroit, c’est reconstruire du mieux possible en se basant sur la jeunesse déjà présente dans l’effectif, la Draft (les Pistons devraient être bien placés vu leurs résultats), et en utilisant correctement le cap space disponible grâce à l’expiration de plusieurs contrats. Le jeune Christian Wood, futur agent libre, devrait recevoir une belle petite offre de la part des Pistons, et il faudra surveiller ce que feront ces derniers sur le marché de la Free Agency. En tout cas, le changement de direction est évident à Motown, ce qui soulève des interrogations concernant le futur de Blake Griffin à Detroit. Blakounet est sous contrat jusqu’en 2022 (il possède une player option pour 2021-22), avec un salaire annuel autour des 36 millions de dollars. À 31 ans, Griffin n’est pas vraiment le genre de mec qui correspond à un processus de reconstruction, que ce soit du côté de la franchise ou du joueur. Faudra donc surveiller ce dossier à l’avenir, et voir aussi à quel niveau il reviendra après une saison bien compliquée pour lui. Enfin, notons aussi que Derrick Rose est sous contrat à Detroit pour une saison supplémentaire.

  • Si la saison régulière reprenait : essayer d’augmenter ses chances pour terminer le plus haut possible à la Draft, donc objectif défaite.
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : on ferme la boutique à Detroit.

Ça visait les Playoffs en début de saison, ça vise la Draft aujourd’hui. Voilà comment on pourrait grossièrement résumer la saison des Pistons 2019-20, caractérisée par des blessures, des défaites, ainsi que le départ d’Andre Drummond. On a assisté à un virage à 180° dans le Michigan, et le mot reconstruction est aujourd’hui à la mode du côté de Detroit. 

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